Paris

Informations pratiques sur le Musée de Cluny

Installé depuis le 19e siècle dans deux des plus vénérables bâtiments de Paris, le musée de Cluny est consacré à près de 1000 ans de l’histoire de notre patrimoine culturel et artistique. Visiter le musée de Cluny n’est pas seulement découvrir la célébrissime tapisserie de « La Dame à la Licorne », c’est aussi effectuer un formidable voyage dans le passé. Devant vos yeux défileront les 10 siècles qui constituent ce que l’on appelle couramment le Moyen-Âge, depuis les dernières floraisons de l’art antique au 5ème siècle jusqu’à l’aube de la Renaissance à la fin du 15e siècle. Remontons ensemble le temps, pour ce faire rendez-vous au 6 place Paul Painlevé.

La rue Payenne

Bien, après ce lieu quelque peu insolite, nous voici à nouveau sur la rue Payenne : avançons un peu, du côté des numéros pairs s’ouvre un square. C’est le square Georges Cain, meublé de quelques vestiges du palais des Tuileries et de l’ancien Hôtel de Ville, tous deux incendiés en 1871. Au fond du square, nous voyons la façade arrière de l’hôtel Le Pelletier de Saint-Fargeau, annexe du musée Carnavalet : c’est une grande bâtisse sévère, fin 17e, construite par l’architecte Pierre-Bullet, l’auteur de la Porte Saint-Martin. Le bâtiment bas, plus élégant, qui se raccorde à la façade à gauche est l’ancienne orangerie : elle abrite les collections archéologiques du musée Carnavalet et notamment les fameuses pirogues du néolithique trouvées

Le temple positiviste de Paris

Traversons maintenant la rue des Francs-Bourgeois et prenons la rue Payenne, en face de la rue Pavée. Et rendons-nous au n°5 de la rue Payenne. Cette maison d’allure assez ordinaire est celle construite pour lui-même par François Mansart, dit «Mansart le Grand», le fondateur de l’architecture classique française. Il y a vécu plus de vingt ans, en compagnie de sa nièce et de ses petits-neveux, et il y est mort en 1666. L’un de ses petits neveux, Jules Hardouin, deviendra aussi célèbre que lui, sous le nom de Jules Hardouin-Mansart, en ajoutant à son nom celui du prestigieux grand-oncle. Il construira à Paris la place Vendôme et l’église des Invalides, entre autres. Pour beaucoup de gens, d’ailleurs, Mansart est une

L’hôtel de Lamoignon

De l’autre côté au n°48, nous voyons l’ancien marché des Blancs-Manteau qui date de 1819 et est désormais une salle d’exposition. Dirigeons vous vers lui. Passons maintenant à l’arrière du marché en empruntant la rue des blancs manteaux. Voilà, regardons, en face, légèrement sur la gauche, la bizarre fontaine des boucheries, derrière le marché, au 8 (et non pas 4) rue des hospitalières Saint-Gervais avec ses têtes de bœuf sculptées, de style assyrien et ornées de guirlandes. Puis tournons le dos à la rue Vielle du Temple, et prenons maintenant sur la droite la rue des Hospitalières Saint-Gervais, et descendons-la jusqu’à la rue des Rosiers. Nous sommes maintenant à l’angle de la rue des Rosiers, au cœur du quartier juif

L’hôtel Raoul de la Faye et l’hôtel Beaumarchais

En sortant, nous prendrons la rue du Pont-Louis-Philippe sur notre droite, jusqu’à la rue de Rivoli. Traversons et de l’autre côté, juste en face de la rue du Pont-Louis-Philippe, prenons la rue vieille du Temple. Puis, remontons la rue Vieille du Temple jusqu’à la rue Sainte Croix de la Bretonnerie. Ce sera la 2e rue à gauche. Prenons la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie à gauche et allons jusqu’au n°5. Entrons, car derrière la façade médiocre d’un immeuble du 19e, nous découvrons, à droite dans la cour, le petit hôtel Raoul de la Faye, construit au 15e siècle. Il a été restauré depuis quelques années, très restauré à vrai dire, mais plutôt bien. Cet hôtel particulier est une rareté que

La maison « Marie-Touchet »

Maintenant, sortons. Tout à côté, jetons un œil à la belle façade du n°42, avec sa tête d’Hercule sculptée. Elle est assez représentative des immeubles Louis 15 de Paris, avec sa ferronnerie aux formes curvilignes et aérées et surtout avec l’importance du décor sculpté : souvent comme ici un mascaron, une tête décorative, placée sur une arcade ou sur un linteau de fenêtre. Puis, avançons jusqu’au n°30. Chemin faisant, regardons les deux maisons médiévales en pans de bois du côté impair. Elles sont certes très restaurées, mais pittoresques. Nous passons donc devant le n°30 occupé par une épicerie pleine de couleurs : les épices de l’orient, qui étaient celles aussi de la cuisine médiévale y mélangent leur parfum, avec celui

La maison d’Ourscamp

Sortez maintenant de l’hôtel de Beauvais et prenez sur votre gauche. Continuons à remonter les numéros pairs de la rue François-Miron pour nous rendre devant l’immeuble des N°44-46. Nous traverserons successivement les rues de Jouy et Geoffroy-Lasnier, Nous voici devant les n°44-46 de la rue François-Miron. C’est la maison d’Ourscamp. Le bâtiment date de la fin du 16e siècle. En lui même, il ne présente que peu d’intérêt, si ce n’est dans ses lucarnes Renaissance. Mais oublions les lucarnes, car l’intérêt de la Maison d’Ourscamp est dans son sous-sol. Nous y trouverons en effet un vaste cellier gothique, voûté d’ogives, et construit dans les années 1250. Les ogives sont ces arcs de pierre qui structurent la pièce jusqu’au centre du

L’hôtel de Beauvais

Dirigeons-nous maintenant vers le 68 rue François-Miron. Une imposante façade ocre, fraîchement restaurée, nous fait face: c’est celle de l’hôtel de Beauvais, en quelque sorte la Belle au Bois Dormant du Marais : pendant longtemps, on n’a vu ici que grisaille, délabrement et palissades. L’hôtel de Beauvais est maintenant le siège de la Cour Administrative d’Appel. Tout d’abord, à cet emplacement, il y a eu la maison parisienne de l’abbaye cistercienne de Chaalis : il en reste un beau cellier gothique, voûté d’ogives, en sous-sol. Puis la bâtisse médiévale, qui appartenait alors aux époux Fouquet ( le Fouquet de Vaux le Vicomte), leur est achetée en 1654 par Catherine de Beauvais, 1ere femme de chambre de la reine Anne d’Autriche,

La rue Saint-Antoine et ses édifices

Ayez l’escalier du métro devant vous et regardez les numéros impairs de la rue Saint-Antoine. La rue Saint-Antoine se termine avec eux, à l’angle de la rue de Fourcy qui est donc juste sur votre droite. Remarquons la façade de la maison qui porte le n° 133, dite « hôtel de Séguier ». Son balcon pittoresque, porté par des chimères ou des dragons, date d’une transformation effectuée vers 1730. Ce motif des dragons était alors à la mode, sans doute sous l’influence de l’art chinois et on en trouve des exemples à la même époque, dans le mobilier. Mais laissons là les dragons et dirigeons-nous maintenant à droite, jusqu’à la rue de Fourcy et traversons-la pour entrer dans la rue

Histoire du quartier Le Marais

Avant de commencer, un bref résumé de l’histoire de ce quartier. Les terrains marécageux, d’où vient son nom, sont d’abord devenus des jardins maraîchers de couvent, et plus tard, à la Renaissance, ont été vendus et construits : la création, sous Henri 4, de la Place des Vosges, a stimulé les constructions. Ensuite, le quartier, est devenu le lieu chic de Paris, et s’est couvert d’hôtels particuliers, jusqu’au moment, à la fin du 17e siècle, où l’installation de la cour à Versailles a lancé deux quartiers neufs rivaux : le faubourg Saint-Germain et le Faubourg Saint-Honoré, tous deux situés à l’ouest. Le Marais est alors tombé dans une léthargie durable. Devenu un quartier très populaire, avec des garages ou des

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