Paris

La salle des chefs-d’œuvre de la sculpture gothique, salle n°11

Passons maintenant à la salle 11. Nous quittons à présent l’époque romane pour découvrir dans cette salle quelques chefs-d’œuvre de la sculpture gothique. Dans la partie arrondie du mur du fond sont présentées quatre des douze statues d’apôtres réalisées avant 1248 pour la sainte chapelle de Paris. Elles ont été mutilées et décapitées en 1830. Grâce aux dessins anciens, on a pu, sauf pour l’une d’entre elles, retrouver la concordance exacte des têtes et des corps. Elles marquent incontestablement le sommet de ce que l’on dénomme aujourd’hui, le classicisme parisien du 13ème siècle: remarquez ainsi l’équilibre des gestes, le calme des drapés ou encore la sérénité des visages. Par rapport aux têtes de Notre Dame vues précédemment dans la salle[…]

La salle N°10

Allons maintenant vers la salle 10. Retrouvons maintenant le Moyen-Âge dans cette salle où, à côté de sculptures monumentales sur pierre, vous allez pouvoir découvrir ces fameux ivoires si finement travaillés. Mais un mot auparavant sur l’architecture. Les murs datent de l’époque romaine. Il s’agissait sans doute d’un espace alors dévolu au repos après le bain. Sur la droite en entrant, dirigez-vous vers les monumentaux chapiteaux de la nef de l’église parisienne de Saint Germain des Prés, déposés lors des restaurations du 19e siècle. Ils sont datés de la première moitié du 11e siècle et ils constituent un des ensembles les mieux conservés de la sculpture romane à ses débuts en Ile de France. Remarquez surtout, au centre, le Christ

La salle froide des thermes, la salle n°9

Vous pouvez vous diriger vers la salle 9. En sortant de la salle 8, tournez à droite et pénétrez dans la salle froide des thermes. Nous voici maintenant au cœur des anciens thermes romains. Évoquons donc maintenant en quelques mots Lutèce, autrement dit Paris, sous l’antiquité. C’est sur le flanc de la montagne Sainte-Geneviève que se développa la ville romaine de Lutèce. Le forum, centre municipal, était situé à peu de distance d’ici, sous l’actuelle rue Soufflot. Trois ensembles de thermes furent édifiés et c’est à l’emplacement du plus vaste que vous vous trouvez : l’architecte avait prévu un édifice de plus de 100 mètres de long bordé de boutiques et de logements. Sous le boulevard Saint-Michel se trouvaient les

La salle nº 8

Vous pouvez entrer dans la salle 8 en franchissant la porte monumentale qui s’ouvre à votre droite. C’est la sculpture religieuse sur pierre qui va maintenant retenir notre attention dans cette salle qui était, à l’époque des abbés de Cluny, une cour à l’air libre séparant les anciens thermes romains et le bâtiment médiéval. Y sont présentés des éléments provenant de Notre Dame de Paris. Dès les années 1830 furent découverts fortuitement, et souvent dans des lieus inattendus, plus de 300 fragments sculptés de la cathédrale Notre Dame. Ils furent systématiquement déposés ici. En entrant, sur la gauche, vous verrez un Adam grandeur nature. Cette statue se trouvait à l’origine à Notre Dame. Elle mérite de retenir votre attention à

La salle n°7

La salle n°7 Vous pouvez vous diriger vous vers la salle 7. La création du musée en 1843 a nécessité l’aménagement d’un escalier et d’un mur pour réunir l’hôtel médiéval et les thermes gallo-romains. C’est dans cet espace que sont présentées verticalement de grandes dalles funéraires des 14 et 15es siècles : les défunts, identifiés par des inscriptions, y sont représentés en pied : les incisions, visibles à la surface, étaient à l’origine remplies de plomb. À partir du 15e siècle, les mains et les visages sont souvent taillés dans des plaques de marbre incrustées dans la pierre. Comme vous le constaterez, elles ont parfois disparu. Promenez-vous parmi les dalles : certains détails pourront vous étonner comme cette croix qui

La salle n°6

Vous pouvez vous diriger vous vers la salle 6 en franchissant la petite porte qui s’ouvre dans le mur devant vous quand vous faites face aux albâtres. Entièrement clos, cet espace présente une des techniques les plus représentatives de l’art médiéval : le vitrail. Dans ce moyen âge où l’écrit est absent pour la masse de la population, les sculptures bien sûr, mais surtout le vitrail narrent les scènes religieuses. Qui plus est, loin de n’être qu’une simple technique décorative, le vitrail prend, à l’époque gothique, une signification spirituelle en symbolisant la lumière divine. Suger, l’abbé de Saint-Denis, fit réaliser, lors de la reconstruction de son église vers 1140, un ensemble de verrières polychromes évoquant les scènes principales de la

La salle nº 5

Vous pouvez vous diriger vers la salle 5. Cette salle est consacrée au travail de l’albâtre, pierre translucide particulièrement appréciée depuis l’Égypte pharaonique. Jusqu’au 15e siècle, l’Europe lui préférait l’ivoire dont elle pouvait s’approvisionner facilement. Mais les bouleversements politiques, liés à la montée de la puissance musulmane, interrompirent les traditionnelles routes commerciales… Faute d’ivoire, les artistes durent utiliser une nouvelle matière première, d’aspect quasi semblable : l’albâtre, dont l’Angleterre fut le principal fournisseur. Ainsi, dans la région de Nottingham, les ateliers se multiplièrent et produisirent ce type de sculptures exportées dans l’Europe entière. Sur le mur de droite en entrant, les panneaux d’albâtre que vous voyez faisaient partie à l’origine de grands retables d’église. Primitivement, ils étaient rehaussés de peintures

La salle aux arts du textile

Vous pouvez vous diriger vous vers la salle 3. Cet espace est entièrement consacré aux arts du textile. Autour de vous, sur les murs et dans les vitrines centrales, près de 1000 ans de production d’étoffes sont exposées. Bien sûr, la plupart des tissus de luxe étaient faits à partir de soie, mais toutes sortes d’autres matériaux et d’autres techniques témoignent de la vitalité de tous les pays d’Europe dans ce domaine. Dans la vitrine centrale, approchez-vous de la mitre brodée, dont le décor rappelle l’orfèvrerie : les émaux, les perles et les verres de couleur pourraient en effet fort bien orner un reliquaire ou une croix de procession. Avant de quitter cette salle, arrêtez-vous quelques instants devant un morceau

La salle d’exposition

Le Musée comprend 22 salles, la première étant la librairie par laquelle vous accéderez à la première salle d’exposition qui est la salle 2. Allons dans cette salle 2. Les œuvres exposées ici illustrent les deux grands domaines de création médiévale; le mécénat profane, présent surtout à travers une série de tapisseries, et les commandes religieuses que nous évoquerons grâce à un retable polychrome. En entrant, sur le mur de droite, vous découvrez une tenture appelée « La tenture de la vie seigneuriale », et qui, accrochée aux murs, ornait la pièce principale de la maison. Cette tapisserie comporte 6 pièces dont ne sont visibles ici que 5 panneaux. Elles évoquent les activités d’un seigneur et de son épouse dans

L’Histoire du Musée de Cluny

Le musée de Cluny occupe deux bâtiments historiques d’époque différente. Placez-vous au milieu de la cour en faisant face au mur du fond, sur la gauche vous apercevez un mur de briques et de pierres en partie dissimulé par une galerie médiévale. Il s’agit d’un vestige des thermes romains édifiés sans doute au début du 3e siècle de notre ère. Au cours de la visite, vous découvrirez d’autres éléments de cet ensemble et notamment la grande salle des bains froids: le frigidarium. Tout le reste de la cour, en revanche, remonte à la fin du 15e siècle. Vers 1330, les ruines romaines furent achetées par Pierre de Châlus. Cet abbé de Cluny, prestigieuse fondation monastique du 10e siècle, souhaitait en

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