Paris

Le quartier de la Rue Mouffetard : introduction

Cette promenade vous fera découvrir le quartier de la rue Mouffetard de Paris, autrefois quartier ou bourg St Médard. Ici, pas d’œuvre architecturale majeure, mais des ruelles et des rues connues ou méconnues, où se côtoient la grande Histoire et les petites histoires. Vous allez découvrir un quartier pittoresque et vivant, des ruelles anciennes et provinciales, des jardins cachés, et des maisons médiévales. Partons ensemble à sa découverte et retrouvons-nous devant le métro Censier Daubenton, à la sortie située au coin de la rue Monge, et de la rue Daubenton.

La salle n°23, salle consacrée au monde de la guerre

Vous pouvez passer à la salle 23. La dernière salle du musée nous ramène au monde de la guerre, activité très pratiquée au Moyen âge. Sur le mur du fond sont accrochés des pavois, boucliers portés par les soldats de l’infanterie pour protéger les arbalétriers. Tirant leur nom de la ville de Pavie, où ils étaient souvent fabriqués, ils empruntent leur forme à l’armement des cavaliers slaves et portent souvent un décor soigné. Remarquez, entre autres, sur l’un d’eux, la figuration du combat de David et de Goliath. De façon plus ludique, en vous promenant parmi les vitrines, vous verrez des échiquiers qui renvoient également au domaine de la stratégie. Ce jeu d’origine indienne et perse fut introduit en occident

La salle n°22, salle consacrée aux artisans de fer

Traversez la salle suivante, la salle 21, sans pièce vraiment significative par rapport à tout ce que vous avez vu jusqu’à maintenant, pour vous rendre directement dans la salle 22. Une partie importante de cet espace est consacrée aux artisans du fer. Ce métal particulièrement malléable présente en outre l’avantage de se souder à lui même sans nécessiter l’apport d’un autre matériau. Sans cesse recuit, il est facile à décorer. Parmi les productions les plus originales, mentionnons les grilles ou les serrures très ouvragées présentées dans les vitrines en bas des fenêtres de droite.Sur le mur du fond, un grand tableau représente une des familles parisiennes les plus influentes du 15e siècle: Jean Jouvenel des Ursins, prévôt des marchands- c’est

La salle n°18

Maintenant, rejoignez la salle 18. Se termine ici la tenture de Saint- Etienne : les trois premières tapisseries de cette salle 18 racontent le départ des reliques pour Constantinople, les trois dernières leur installation définitive à Rome. Le long des trois murs sont disposées les stalles, autrement dit les sièges, destinés aux moines de l’abbaye de Saint Lucien de Beauvais ; abbaye aujourd’hui disparue. Leurs auteurs, des menuisiers picards du 15ème siècle, y ont manifesté un sens aigu de l’observation de la vie quotidienne, notamment dans les représentations des métiers que vous reconnaîtrez facilement en vous en approchant le plus possible. Au Moyen-Âge, les différents corps de métier étaient regroupés en corporations qui n’avaient le droit de fabriquer ou de

Les chefs-d’œuvre de l’orfèvrerie de la salle 19

Retournez maintenant dans la salle 19. La tenture de Saint-Étienne se poursuit sur les murs. Sont ici évoqués l’inhumation du Saint, la redécouverte de son tombeau quatre siècles plus tard et le transfert des reliques à Jérusalem. Deux chefs-d’œuvre de l’orfèvrerie se font face dans cette salle. A droite, est exposé l’autel d’or de la cathédrale de Bâle. Constitué de feuilles d’or appliquées sur un support de bois et de cire, il évoque le Christ bénissant entouré de trois archanges et de Saint-Benoît. La présence au pied du Christ de l’empereur allemand Henri II et de son épouse Cunégonde permet de dater cet autel des années 1030. L’aspect à la fois figé et majestueux –hiératique donc- des personnages rappelle l’art

La salle n°20, l’ancienne chapelle des abbés de Cluny

Maintenant, vous pouvez vous rendre directement dans la salle 20, l’ancienne chapelle des abbés de Cluny. Nous reviendrons ensuite dans les salles 18 et 19. La salle 17, pour sa part, contient des vitraux quasiment semblables à ceux de la salle 6. De petite taille, l’oratoire privé des abbés de Cluny témoigne de l’exubérance des décors de la fin du moyen âge. Seules ont disparu les douze statues de la famille d’Amboise placées à l’origine dans les niches des murs. Par contre, les guirlandes florales des consoles et les fines nervures des voûtes sont parfaitement conservées. Le renfoncement situé à droite en entrant, abritait l’autel alors que, dans le mur juste en face, une ouverture permettait à l’abbé de suivre

La salle n° 16

Maintenant, rendez-vous par le petit couloir directement à la salle 16 Près de mille ans de l’histoire de l’orfèvrerie sont évoqués ici. Face à l’entrée, trois vitrines accolées présentent les œuvres les plus exceptionnelles. A gauche, trois couronnes royales et différents éléments de suspension ont été exhumés en 1859 près de Tolède. Ils avaient très certainement été cachés lors de l’invasion du royaume des Wisigoths d’Espagne par les armées arabo-musulmanes en 711. En fait, il s’agirait d’ex-voto. Les ex-voto sont des objets offerts en remerciement à Dieu pour avoir exaucé une prière ou réalisé un vœu comme, par exemple, la guérison d’un malade. De tels objets, dans lesquels des pierres précieuses sont enchâssées dans une armature d’or, se retrouvent également

La salle n°14

Puis, vous pourrez passer à la salle 14. Les œuvres présentées dans cette salle permettent d’évoquer la diversité de la production artistique de l’Europe du nord – France, Allemagne, Angleterre et Pays-Bas- aux 15e et 16e siècles. Leur regroupement souligne, une nouvelle fois, l’importance de la polychromie au moyen âge: sculptures, panneaux peints, tapisseries rivalisent ici de couleurs chatoyantes et lumineuses. Au centre de la pièce, un petit retable peint et sculpté est attribué à Arnt de Kalkar, artiste actif en Rhénanie vers 1480. Grâce à la représentation de la ville de Kranenburg, à l’arrière de l’adoration des mages, et au portrait du donateur, un religieux chartreux, on devine que cette œuvre a été commandée par un monastère. Encadré par

La tenture de « la Dame à la licorne » de la salle 13

Passons maintenant à la salle 13 située en haut des marches. C’est ici que vous allez enfin pouvoir admirer un des chefs-d’œuvre absolus du Moyen-Âge, célèbre à juste titre dans le monde entier : la tenture de « la Dame à la licorne ». Cette œuvre est un fait étonnant, cette renommée est plutôt récente. Totalement oubliée pendant des siècles, elle ne fut en effet redécouverte qu’au 19e par George Sand qui la découvrit au château de Boussac, dans le centre de la France. En la décrivant avec enthousiasme dans son roman intitulé « Jeanne », elle lui apporta une popularité jamais démentie. Après des restaurations, ces tapisseries furent achetées par le musée de Cluny en 1882. Très tôt, de

La salle n°12

Passons maintenant à la salle 12. Mêlant sacré et profane, les objets présentés ici évoquent les aspects de la vie quotidienne à travers la diversité de leurs propriétaires, qu’ils soient gens du peuple ou nobles seigneurs. Dans la vitrine centrale en entrant on observe le raffinement des « arts de cours » de la fin du moyen âge. Vous y voyez notamment un peigne à double rangée de dents inscrit en son centre de la lettre M. C’est à Marguerite de Flandre, épouse du duc de Bourgogne Philippe le Hardi, qu’a appartenu ce peigne. Son origine prestigieuse explique le soin apporté à son décor en marqueterie de bois et d’ivoire.Tout à côté, dans la vitrine horizontale de droite, se trouvent

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