Paris

Du numéro 53 au numéro 45 de la rue Mouffetard

Revenez sur vos pas dans la rue Mouffetard par la rue du pot-de-fer et arrêtez-vous au numéro 53 à l’angle de la rue du pot de fer et de la rue Mouffetard, en face de la fontaine. Au numéro 53 de la rue Mouffetard, vous apercevez l’une des rares maisons modernes de cette artère. Une anecdote sur ce lieu : Un fabuleux trésor y fut découvert en 1938 lors de la démolition d’une maison. Ce trésor consistait en de sacs de louis d’or représentant la valeur d’environ 4 millions d’euros, et un papier où l’on pouvait lire « Moi, sieur Louis Nivelle, écuyer et secrétaire du Roy, lègue ma fortune à ma fille, Anne Louise Nivelle ». Aussitôt les généalogistes[…]

La rue Lhomond

Avancez dans la rue du Pot-de-fer jusqu’au croisement avec la rue Lhomond. A l’angle de la rue du pot-de-fer et de la rue Lhomond, prenez à droite la rue Lhomond. Avancez jusqu’au n°30 de la rue et arrêtez-vous devant son entrée principale. Le N°30 est le séminaire des spiritains, l’un des seuls couvents qui demeure de nos jours dans le quartier alors qu’ils étaient si nombreux jadis. Ce séminaire a été fondé en 1703 par un jeune prêtre, Claude François Poullart-Desplaces, qui regroupa autour de lui des étudiants ecclésiastiques dans le but de former des prêtres pauvres pour les oeuvres délaissées, les hameaux perdus, les missions et hôpitaux. Le bâtiment du couvent a été construit en 1732. Actuellement, la congrégation

La rue du pot de fer

Continuez la montée de la rue Mouffetard. Arrêtez-vous devant le numéro 60, situé sur la gauche à l’angle de la rue du pot de fer A cet angle entre la rue Mouffetard et la rue du pot de fer, vous trouvez une fontaine visible au ras du sol. Au début du 17e siècle, Marie de Médicis, veuve du roi Henri 4, avait besoin d’eau pour son palais du Luxembourg, l’actuel sénat. Elle fit donc construire un nouvel aqueduc pour remplacer l’ancien qui partait vers le sud de Paris et datait de l’époque romaine.. Elle offrit une partie de cette eau à la ville de Paris qui construisit 14 fontaines rive gauche et 2 fontaines rive droite. Il s’agit là de

La caserne de la Garde républicaine

Continuez à monter la rue Mouffetard et arrêtez-vous à l’angle de la rue de l’épée de bois. A la fin du 19e siècle s’élevait ici le cabaret de l’épée de bois. Ce cabaret qui existait depuis près de 600 ans était si fameux que ce n’est pas le café qui avait pris le nom de la rue, mais la rue qui avait pris celui du café. Un habitué de l’endroit, à la fin du 19e, s’était amusé à calculer le nombre approximatif de verres de vin, bière ou liqueurs qui avaient pu se vider dans ce lieu depuis sa fondation. A raison de 200 verres par jour, sur une durée de 500 ans, en négligeant les années bissextiles, les repas

Le passage des patriarches

Continuez l’ascension de la rue Mouffetard. La 2e rue à droite est le passage des patriarches. Ce passage s’appelle ainsi parce qu’il mène au marché des patriarches lequel remonte aux environs de 1350. Nous allons parler de son origine. A cette époque, dans l’île de la Cité, 2 boutiquiers avaient été condamnés pour trafic de chair humaine. Et les nombreux prêtres qui avaient consommé leurs succulents petits pâtés, à base de chair humaine de voyageurs égarés, avaient donc fait acte d’anthropophagie. Et quoique ce fût à leur insu, ils furent excommuniés. Ils décidèrent alors d’aller demander grâce au pape, qui siégeait en Avignon, et partirent vaillamment pieds nus. Peu habitués à marcher ainsi, leur route s’arrêta ici où ils s’établirent

La maison à l’enseigne « à la bonne source »

Tournez le dos à l’église St Médard et remontez sur votre droite la rue Mouffetard. Arrêtez-vous au numéro126, sur la gauche. La maison du N°126 possède une grande lucarne et date sans doute de la fin du 16e siècle. Arrêtez-vous ensuite au coin de la rue Mouffetard et de la rue Daubenton, la 1re sur votre droite. Dans cette rue Daubenton aussi, les maisons sont fort anciennes. Ainsi, la 1re maison à gauche présente une base en pierre qui date de la période médiévale. Les maisons médiévales étaient souvent construites en bois à partir du 1er étage, sur un rez-de-chaussée en pierre comprenant de grandes arcades qui donnaient sur les boutiques. Ces dispositions permettent de situer aisément l’origine médiévale d’une

La rue Mouffetard

Retrouvons-nous maintenant à l’extérieur de l’église, sur le parvis, place Saint Médard devant l’église. Prenez soin de sortir par la porte principale située sous les orgues. Alors, regardez la façade de l’église : elle date du 15e vous pouvez maintenant probablement reconnaître seuls son style architectural. Eh bien, effectivement il s’agit toujours du gothique flamboyant reconnaissable à ses superbes motifs de flammes dans la fenêtre du 1er étage. A droite de l’église, on a un square qui est planté sur une partie de l’ancien cimetière et du charnier où eurent lieu les épisodes des convulsionnaires que nous venons d’évoquer. Regardez maintenant autour de vous la petite place sur laquelle vous vous tenez. Imaginez-vous au Moyen Age. Le parvis était alors

L’histoire des convulsionnaires de Saint-Médard

C’est dans cette église en apparence bien calme que se déroulèrent au 18e siècle les épisodes d’une histoire fort curieuse : celle des convulsionnaires de St Médard. Cette histoire est à replacer dans son contexte, celui des jansénistes. Le jansénisme est une doctrine, disons, « sévère » qui vit le jour au 17e siècle. Son père fondateur fut Jansénius mort en 1638. Rappelons brièvement les idées de Jansénius : Le christianisme considère que l’homme n’est pas prédestiné, c’est-à-dire qu’à sa naissance, il n’est pas fixé s’il sera sauvé ou non. Ses mérites peuvent l’absoudre et lui apporter le paradis ; alors que pour les jansénistes, l’homme est prédestiné : Dieu n’accorde sa grâce qu’à certains hommes préalablement choisis et les

L’église Saint-Médard

Nous vous proposons maintenant d’observer l’église. Comme nous vous l’avons dit, la construction de cette église débute au 15e siècle, c’est-à-dire de la fin du Moyen Âge. Regardez plus précisément l’élévation de la nef: il s’agit d’une architecture gothique flamboyante. Les lignes qui suivent vont s’attarder sur ce qu’est l’architecture gothique. Pour reconnaître l’architecture gothique, regardez les grandes arcades au niveau bas : elles sont surmontées d’arcs inachevés : on les appelle des arcs brisés. Ces arcs sont caractéristiques du style gothique. Puis regardez tout en haut les voûtes qui surmontent la nef. On les appelle voûtes sur croisées d’ogives. Les voûtes sur croisées d’ogives reposent sur deux arcs en croix. Là encore, elles sont caractéristiques du style gothique. Pour

Histoire du quartier et de l’église Saint-Médard

Il convient de faire un point sur l’histoire de ce quartier. Elle se trouve au 39 rue Daubenton. Vous vous trouvez face à un porche en pierre cerné de deux colonnes. Avancez dans la cour. Au fond à gauche, vous trouvez la porte de l’église St Médard. Maintenant, parlons de l’histoire de ce quartier et de cette église. Mais tout d’abord, essayons de nous resituer géographiquement. Derrière la porte de l’église, dans votre dos, passe la rue Mouffetard, et ce, perpendiculairement à l’église, qui est située sur une des pentes de la montagne Ste Geneviève, la colline où est situé le Panthéon. Dans l’Antiquité, la ville de Paris, qui s’appelait alors Lutèce, était située sur la rive gauche de la

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