Paris

Les invalides et le tombeau de Napoléon : introduction

Les Invalides ! Ce nom évoque le plus souvent dans nos mémoires les grandes heures de l’histoire militaire de la France. Mais cette vision n’est-elle pas réductrice ? Il s’agissait à l’origine d’une maison de retraite avant la lettre créée par Louis quatorze pour ses vieux soldats. On peut y voir des cadrans solaires tout à fait extraordinaires. On y répertorie deux églises. C’est dans ce lieu que Napoléon fut inhumé en 1840. Les Invalides et le tombeau de Napoléon : un lieu chargé d’histoire Les Invalides sont bien plus qu’un simple monument militaire. Si leur nom évoque immédiatement les grandes heures de l’histoire militaire française, ce vaste ensemble architectural incarne aussi une vision humaniste et une ambition artistique qui[…]

L’hôtel Hérouet

Continuons ensuite jusqu’à l’angle de la rue des Francs-Bourgeois et de la rue Vieille du Temple. A droite, accordons un instant à l’hôtel Hérouet, restauré après le bombardement de 1944. Il présente une échauguette (c’est-à-dire une tourelle en encorbellement), et un décor gothique tardif. Puis prenons la rue Vieille du Temple à gauche, et descendons-la jusqu’au n°47. Nous sommes, au N°47, devant les pierres très noires de l’hôtel Amelot-de-Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande. L’hôtel a été construit à partir de 1650 sur une demeure médiévale, l’hôtel de Rieux, dont les murs sont en partie conservés dans la 2e cour, mais recouverts d’un placage classique. Prenons le temps d’admirer ce portail sculpté. Il est l’un des plus beaux du Marais.

La rue des Francs-Bourgeois

Quittons maintenant Carnavalet et regagnons la rue des Francs bourgeois. Pour cela, ressortons de la cour et prenons 2 fois à droite. Avançons encore un peu rue des Francs-Bourgeois, jusqu’à la grille qui nous permet de voir le jardin de l’hôtel Carnavalet. Cette grille est surmontée de l’Arc de Nazareth, petit pont des soupirs parisiens, qui provient du palais de Justice, dans l’île de la Cité. Remarquons ses sculptures Renaissance : l’arc est attribué à Jean Goujon, un sculpteur qui vous est maintenant familier. Deux autres morceaux d’architecture ont été remontés : côté jardin, au fond à gauche, la façade 17e du Bureau des Marchands-Drapiers, et, en face de l’arcade, au milieu de l’aile à colonnade, un pavillon 18e de

Le Musée Carnavalet

Rendons nous maintenant à l’angle nord-ouest, près du restaurant La Bourgogne, c’est-à-dire à l’opposé du musée Victor Hugo en traçant une diagonale. C’est le début de la rue des Francs Bourgeois. Nous sommes maintenant sur la rue des Francs-Bourgeois, près du restaurant la Bourgogne. Suivons-la en nous éloignant de la place. Traversons la rue de Turenne et continuons rue des Francs-Bourgeois jusqu’à la rue de Sévigné. Maintenant, regardons à gauche, dans la perspective de la rue de Sévigné, et arrêtons-nous au n°23, devant l’entrée du musée Carnavalet, le musée de l’histoire de Paris, qui occupe l’hôtel Carnavalet. Remarquez la maçonnerie sophistiquée du rez-de-chaussée, autour du portail, où la pierre est animée par une multitude de petites perforations : cette partie

Le musée Victor-Hugo

Longeons maintenant le côté sud, par où nous sommes arrivés, en nous dirigeant à droite de la porte du jardin de l’hôtel de Sully. Nous passerons devant le n°1bis, l’hôtel de Coulanges, où est née en 1626 Madame de Sévigné, puis, au n°1, devant le Pavillon du Roi, commandé par Henri 4 et où aucun roi n’a jamais vécu. L’arcade du pavillon du Roi et du côté nord, en face, celle du pavillon de la Reine, étaient à l’origine les 2 seuls accès de la place. Enfin arrêtons-nous devant le n° 6 : c’est l’hôtel de Rohan-Guéménée, actuellement siège du musée Victor-Hugo. 2 mots sur ce musée : Victor-Hugo a vécu là de 1832 à 1848. Le musée présente quelques-uns

La place des Vosges

Gagnons maintenant le fond du jardin et empruntons le passage situé à droite de l’orangerie pour arriver place des Vosges. Deux mots sur l’origine et l’histoire de cette place. Elle occupe l’emplacement de l’hôtel de Tournelles, où le roi de France Henri 2 trouva la mort lors du tournoi de 1559, d’un coup de lance accidentel dans l’œil. Catherine de Médicis fit plus tard raser l’hôtel. Le terrain étant resté libre, Henri 4 et Sully décidèrent en 1604 d’y faire construire une place. Cette place serait bordée sur un côté par une manufacture de draps de soie, et sur les autres côtés par des logements. La manufacture ayant sombré assez vite, un programme purement résidentiel a finalement été réalisé, en

L’hôtel de Sully

Avant de commencer, deux mots sur le quartier du Marais. Il s’est développé entre les 2 remparts médiévaux de Paris : celui de Philippe-Auguste (à l’emplacement de l’église Saint-Paul-Saint-Louis, c’est à dire un peu avant le métro Saint-Paul, et celui de Charles 5 au niveau de la place de la Bastille à environ 200m. Les terrains marécageux, d’où le nom, sont d’abord devenus des jardins maraîchers de couvent, et plus tard, à la Renaissance, ont été vendus et construits: la création, sous Henri 4, de la Place des Vosges, a stimulé les constructions. Ensuite, le quartier, est devenu le lieu chic de Paris, et s’est couvert d’hôtels particuliers, jusqu’au moment, à la fin du 17e siècle, où l’installation de la

Promenade sur la Place des Vosges et découverte de quelques-uns des plus beaux hôtels particuliers du Marais Nord : introduction

Notre promenade commencera à l’hôtel de Sully, au 62 de la rue Saint-Antoine entre les M°Saint-Paul et Bastille. Elle nous permettra de nous faire découvrir le Marais, l’un des quartiers les plus typiques de Paris. Nous en profiterons pour rencontrer quelques célébrités du Marais, de la Renaissance à l’époque romantique : depuis Pierre Lescot et Jean Goujon, jusqu’à Victor Hugo, en passant par Sully, Madame de Sévigné, Mansart, et Beaumarchais. Nous y découvrirons la première place Royale de France, la Place des Vosges et de remarquables hôtels particuliers.

Les autres rues intéressantes à voir

Faites face à cet immeuble du 9 rue Mouffetard. En levant la tête, au niveau du 1er étage, sur l’angle droit, vous pouvez apercevoir une inscription mentionnant la « porte Bordelles » qui se trouvait ici. Quelle était cette porte au nom étonnant ? Et d’abord pourquoi une porte ? Eh bien oui, il s’agit bien de ce à quoi vous pensez, l’une des portes de l’enceinte de Philippe Auguste. Et ce nom de « bordelles »? Eh bien non, là, ce n’est pas ce que vous pensez… Elle porte simplement le nom du vénérable bourgeois qui résidait ici au Moyen Âge. Faites demi-tour pour voir la belle enseigne du numéro 6 de la rue Mouffetard. Elle porte 2 beaux

La place de la Contrescarpe

Marchez jusqu’au nº 1 de la Rue Saint Médard pour voir la maison des 3 thés, haut lieu parisien des amateurs de thé. Cet établissement allie salon de thé, importation et négoce de thé. Il propose des séances d’initiation au Gong Fu Cha, très ancienne manière de préparer certains thés bleus-verts de Chine. Les caves renferment jusqu’à 1000 variétés de thés. Il est possible d’accéder à l’espace dégustation. Revenez sur la rue Mouffetard et poursuivez la remontée de la rue Mouffetard. En haut de la rue Mouffetard, vous débouchez place de la Contrescarpe. Cette place a été formée en 1852. Son nom, place de la contrescarpe, vient d’un terme de fortification militaire : la zone de contre-escarpe, désigne-la paroi du

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