Paris

La chapelle de Saint-Ambroise

Continuons notre découverte et allons vers la chapelle en face de nous qui se trouve donc sur le côté droit de l’église par rapport à l’entrée. C’est la chapelle consacrée à saint- Ambroise, évêque de Milan et ami de Saint-Augustin. On y verra le tombeau d’un des héros de la Première Guerre mondiale : le maréchal Foch. Cette œuvre, à la fois austère et grandiose, est de Paul Landowski, le sculpteur le plus présent dans les édifices publics parisiens : le style y est sobre, mais puissant en même temps. Les soldats ne sont pas en pleurs à faire de grands mouvements. Non ! Très droits, ils sont visiblement émus, très émus, d’enterrer leur maréchal, mais, en même temps, on[…]

La chapelle du château de Versailles

Avançons-nous maintenant vers l’espace central, en dessous de la coupole. En levant les yeux, vous pouvez admirer les peintures de Charles de La Fosse. Dans chacun des quatre pendentifs est représenté un des évangélistes. Au dessus, c’est à dire dans la partie supérieure arrondie de la coupole, le peintre a évoqué le monde céleste où anges et saints dialoguent agréablement sur un fond de ciel nuageux. Enthousiasmé par l’éclat des couleurs et par l’élégance des lignes de la composition, Louis quatorze décida de confier sur le champ à cet artiste le soin de décorer la chapelle du château de Versailles, alors en chantier. Lorsque nous avons l’entrée dans le dos, nous allons maintenant faire le tour de cette église de

L’église royale

Nous allons maintenant gagner le tombeau de l’empereur. En sortant de l’église, tournez tout de suite à gauche. Passez devant la monumentale cage d’escalier menant à l’étage puis empruntez le couloir couvert juste à gauche. A mi-chemin dans ce couloir, vous apercevez par les fenêtres de gauche, la reconstitution de la tombe de Napoléon telle qu’elle avait été aménagée à Sainte-Hélène : une simple dalle de pierre au milieu d’arbustes, c’est ce que les Anglais avaient aménagé comme tombe pour leur grand ennemi Napoléon. Continuez ensuite jusqu’au bout du couloir, vous voici de nouveau en plein air. Là, sur votre gauche et juste dans le prolongement de l’église des soldats, le monumental bâtiment cubique surmonté d’une coupole est, vous l’aurez

L’église des soldats

Consacrons maintenant quelques instants à cette église des soldats. Comme on peut le constater, son architecture est dépouillée à l’extrême. De plan rectangulaire, elle est surtout remarquable par sa clarté. La lumière pénètre abondamment par les grandes fenêtres de la voûte. Rappelons qu’au dix-septième siècle, les vitraux colorés furent délaissés au profit de simples verrières transparentes. Ainsi, les fidèles pouvaient voir aisément le prêtre célébrer la messe. Regardez au premier étage, vous voyez des tribunes. Elles constituent, sans doute, le seul élément architectural un peu original. Leur présence s’explique par la nécessité de mettre à profit le moindre espace disponible. En effet, plusieurs milliers de personnes devaient assister ensemble aux offices religieux. Dès l’époque de Louis quatorze et jusqu’à nos

Le fonctionnement de l’hôtel

Le véritable maître des lieux, au quotidien, était le gouverneur. Le premier, François Lemaçon d’Ormoy, avait été choisi directement par Louvois qui appréciait son caractère ferme et incorruptible. Sa première tâche avait été de rédiger le règlement intérieur. Pour être admis aux Invalides, il fallait justifier d’au moins dix ans de service ou bien être totalement « hors d’état de servir, soit par sa trop grande vieillesse, soit par ses blessures ou maladie incurable ». Les Protestants n’étaient admis qu’à condition de se convertir au catholicisme. Une fois dans la place, les trois mille pensionnaires étaient répartis, comme à l’armée, en compagnies. Désormais, ils devaient se plier à des règles de vie très strictes. Par exemple, il était formellement interdit

L’origine des Invalides

Mais revenons aux bâtiments. Comme nous vous l’avons déjà dit, la fonction première des Invalides était d’accueillir les vétérans de l’armée française. Ils étaient logés dans les ailes de gauche et de droite. Au rez-de-chaussée quatre grandes salles servaient de réfectoires. Près de mille cinq cents invalides y prenaient régulièrement leurs repas. Des peintures murales représentant les grandes victoires de Louis quatorze devaient donner l’illusion à ces vieux soldats de participer encore un peu à ces grandes campagnes militaires où ils s’étaient souvent illustrés avec tant de bravoure. A l’étage, ils pouvaient se retrouver pour discuter, jouer aux cartes ou faire de petits travaux manuels. De vastes dortoirs, enfin, leur permettaient, la nuit, de rêver une fois de plus à

Les cadrans solaires

Vous avez certainement remarqué, en cherchant la solution à notre petit jeu, les nombreux cadrans solaires qui ornent les murs. N’est ce pas-là une nouvelle allusion au Roi-Soleil, car tout, sur terre, et notamment le temps, dépendent du parcours du soleil dans le ciel ? Certaines inscriptions figurant à côté des chiffres romains et arabes ont peut-être attiré votre attention. Regardez sur la façade de droite, deux cadrans d’aspect semblable indiquent les heures de la matinée : il y a les heures classiques et il y a les heures dites temporaires. Les heures classiques correspondent, bien sûr, aux heures de soixante minutes comptées à partir de minuit et que nous utilisons. Elles sont inscrites en chiffres latins de 4 à

La cour centrale de l’hôtel

Passons maintenant sous le porche. À droite, une porte vitrée vous permet d’accéder à la caisse du musée de l’Armée. Nous sommes au centre de la grande cour. Admirons ses proportions harmonieuses. En face de vous : la chapelle. À gauche et à droite, deux grandes ailes symétriques se répondent parfaitement. Chacun des quatre angles de la cour est mis en valeur, au niveau des toits, par de beaux groupes sculptés représentant des chevaux en mouvement. Au premier abord, vous retrouvez la même austérité qu’à l’extérieur. Mais, en y regardant de plus près, vous constaterez qu’une certaine fantaisie règne dans quelques-uns des motifs sculptés. Nous vous proposons maintenant un petit jeu. Il va s’agir pour vous de retrouver dans le

Le grand porche central

Nous voici devant la façade principale. Large de 195 mètres, elle comporte quatre niveaux. A chacune de ses extrémités, un pavillon monumental clôt la perspective. Mais c’est certainement le grand porche central construit en avancée qui attire plus l’attention des visiteurs. Devant ce porche, vous observez deux statues casquées de grande dimension qui semblent en garder l’accès : à gauche, Mars, le dieu de la guerre, rappelle l’armée du roi alors qu’à droite, Minerve, la déesse de la sagesse, symbolise cette vertu indispensable au bon fonctionnement des Invalides. Au dessus de la porte, les trois grandes fenêtres donnent sur un grand salon central encore utilisé de nos jours pour les réceptions officielles. Enfin, voyez dans la partie supérieure : dans

Histoire de l’hôtel des Invalides

Nous nous trouvons devant les grilles, sur l’esplanade des Invalides, c’est-à-dire sur la face opposée au Dôme. Passez la grille puis dirigez-vous vers la façade principale. 2 mots d’abord sur le lieu. Imaginez que jusqu’au 17è siècle, il n’y avait ici rien d’autre qu’une plaine marécageuse, fréquentée sans doute plus par les lapins de garenne que par les gentilshommes. D’où le nom actuel de quartier de Grenelle, pittoresque déformation du mot garenne. C’est par la volonté d’un roi, Louis 14, que le quartier fut aménagé. Il décida en effet d’utiliser ce vaste terrain aux portes de Paris, pour y faire édifier un grandiose ensemble architectural destiné au logement de ses soldats retraités, autrement dit les Invalides. Lorsque vous serez confortablement

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