En sortant, nous prendrons la rue du Pont-Louis-Philippe sur notre droite, jusqu’à la rue de Rivoli. Traversons et de l’autre côté, juste en face de la rue du Pont-Louis-Philippe, prenons la rue vieille du Temple. Puis, remontons la rue Vieille du Temple jusqu’à la rue Sainte Croix de la Bretonnerie. Ce sera la 2e rue à gauche. Prenons la rue Sainte-Croix de la Bretonnerie à gauche et allons jusqu’au n°5. Entrons, car derrière la façade médiocre d’un immeuble du 19e, nous découvrons, à droite dans la cour, le petit hôtel Raoul de la Faye, construit au 15e siècle. Il a été restauré depuis quelques années, très restauré à vrai dire, mais plutôt bien. Cet hôtel particulier est une rareté que rien ne laisse soupçonner depuis la rue. Si vous repassez lors des journées du Patrimoine de septembre, vous pourrez peut-être alors voir le jardin, et le bel escalier 17e du bâtiment en fond de cour, avec son sphinx sculpté, eh oui, encore un. Mais d’ailleurs en s’approchant de ce bâtiment et en collant le nez aux carreaux, à droite , on arrive à voir l’escalier, et son sphinx. Retournons, maintenant, à la rue Vieille du Temple. Prenons-la à gauche et continuons à la remonter, jusqu’au n°47 Au 47 de la rue Vieille du Temple, nous voilà maintenant devant les pierres très noires de l’hôtel Amelot-de-Bisseuil, dit des Ambassadeurs de Hollande. L’hôtel a été construit à partir de 1650 sur une demeure médiévale, l’hôtel de Rieux, dont les murs sont en partie conservés dans la 2e cour, mais recouverts d’un placage classique. Le portail sculpté, remarquable, s’orne, entre autres, d’une paire de spectaculaires têtes de Méduse, à la chevelure hérissée de serpents. Vous verrez bien d’autres portails anciens dans le Marais, mais celui-ci est, sans conteste, le plus beau. L’hôtel a eu, à partir de 1776, et pour 12 ans, un locataire entreprenant : Beaumarchais, qui y a écrit Le Mariage de Figaro, y a fondé la société des auteurs, ancêtre de l’actuelle Société des Auteurs Compositeurs Dramatiques, et y a dirigé une compagnie de commerce fictive (Roderigue Hortalez et cie) qui servait d’écran aux livraisons d’armes aux insurgés américains, avant que la France n’entre officiellement en guerre à leurs côtés contre l’Angleterre. Beaumarchais fit cela pour le compte du « Secret du Roi », les services secrets d’alors.

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Rares sont les villes à






