Paris

Le Boulevard St Germain

Remontons la rue Saint-Benoît jusqu’au Bd St-Germain. Les bistrots du haut de la rue, « Le Bilboquet », « Le St Benoît » comptent parmi les plus célèbres et les plus fréquentés des années 1950. Nous sommes, en effet, ici au cœur du St Germain des prés effervescent de l’après guerre. Nous débouchons maintenant Bd St Germain. Il fut percé par Haussmann en 1870 et compte un certain nombre de beaux hôtels du 18e siècle. A l’angle de la rue St Benoît et du Bd St Germain, un café : « Le Flore ». Haut lieu de la vie intellectuelle et culturelle du St Germain des années 50. Ouvert en 1885, son nom vient de ce qu’il contenait alors une[…]

La rue St Benoît

Marchons dans la rue Jacob jusqu’au coin de la rue Saint Benoît que vous trouverez sur votre gauche après la rue Bonaparte. Arrêtons-nous devant le n°11 de la rue st benoît, à gauche de la rue. Regardez le rez-de-chaussée de cet immeuble. Le restaurant « le petit zinc » est fermé par une devanture de style art nouveau. Ce style était à la mode vers 1900 et il est reconnaissable à ses motifs végétaux nombreux et luxuriants, aux multiples arabesques, comme ceux que vous voyez ici entre les fenêtres du restaurant. Les arabesques sont des lignes courbes ornementales qui ressemblent à celles que l’on trouve dans la calligraphie arabe. D’où leur nom. Au début du 20e siècle, les galeries d’art,

La rue Jacob

Prenons à droite la rue Jacob de Paris. Son nom vient de l’autel dédié à Jacob, patriarche de l’Ancien Testament, que la reine Margot avait fait élever dans les jardins de son palais. Longtemps auparavant, alors qu’elle avait été répudiée puis exilée de la cour par son époux Henri 4, elle avait fait le vœu d’édifier un autel à Jacob si elle pouvait revenir habiter Paris. Avançons jusqu’au N°12. Entrez sous le porche pour admirer une jolie cour intérieure au charme et au calme très provincial. Pas de commentaire particulier à son sujet, mais puisqu’on est là, elle vaut le coup d’œil. Allons jusque au N°22. Ici est installé l’établissement de la Rôtisserie de l’abbaye. Un restaurant qui a une

La rue de Seine

Marchons jusqu’au bout de la rue Visconti. Au bout de la rue Visconti, nous débouchons pratiquement face au N°31 de la rue de Seine. Dans cet immeuble habita George Sand, à partir de 1831, l’année même où elle s’installa à Paris, avec sa fille, après avoir quitté son mari. Elle avait alors 27 ans et cherchait à vivre de façon indépendante, en faisant des traductions ou des portraits à l’aquarelle. Elle s’habillait en homme pour être plus libre d’allure, scandalisant ainsi le quartier, ou plutôt scandalisant le reste de la ville. Car, on l’a vu, ce quartier était plutôt occupé par des créateurs et des personnes bohèmes, qui en avait vues d’autres. Les femmes dites « émancipées » venaient dans

La rue Visconti

Revenons sur nos pas pour tourner à droite dans la rue Visconti. Elle fut percée en 1540 à travers le pré aux clercs. Presque toutes les maisons qui la composent datent du 17e siècle. Et en cela, il vous faut nous croire étant donné que leurs façades extérieures, de hauts murs sans fioriture, ne sont pas particulièrement caractéristiques du 17e siècle. La rue prit cette appellation de Visconti au 19e siècle, du nom de l’architecte du tombeau de Napoléon aux Invalides. Avançons vers le n°17, à droite de la rue. Balzac avait installé ici une imprimerie. Il avait choisi ce quartier où déjà, à son époque, étaient installés quelques imprimeurs, avant-gardistes de la tradition éditoriale du quartier. Il avait alors

La rue des Beaux-arts

Tournons à gauche dans la rue de Seine Paris, en sortant du square. Puis prenons la 1re rue à droite, la rue des Beaux-arts. Cette rue fut ouverte en 1825 à la restauration. Elle a été entièrement construite au début du 19e siècle. On l’appelle rue des beaux-arts car elle mène à l’école du même nom. Marchons jusqu’à son n°3 bis, situé sur la gauche. Si vous vous avancez, vous trouvez une jolie cour ouverte. Hasard ou coïncidence, mais au 19ème siècle dans cet immeuble, vécurent à la même époque, Montalembert, publiciste et homme politique, et Lacordaire, prêtre et dominicain. Tous deux furent considérés comme les des chefs de file du catholicisme libéral. D’autres hommes célèbres vécurent dans cette rue

La rue Mazarine

Revenez sur vos pas pour une promenade dans la rue Mazarine. Tournons à droite dans la rue Mazarine et arrêtons-nous au coin de la rue Callot. Au N°42 de la rue Mazarine, au croisement qu’elle fait avec la rue Callot, se situe le jeu de paume de la bouteille, berceau de l’Opéra de Paris. Racontons l’histoire du lieu. Cet immeuble, loué en 1669 par Perrin, écrivain, abrita la première installation de l’Opéra, institution nouvelle, chargée de jouer et chanter en public des… opéras. Un genre créé à Florence à la fin du 16e siècle. Son nom vient de l’italien « opere », qui veut dire « œuvre ». 2 ans plus tard, Lully, musicien du Roi-Soleil, jaloux de cette troupe

La rue de l’ancienne comédie

Continuons dans la rue de Buci jusqu’à l’angle avec la rue de l’ancienne comédie. Face à vous, de l’autre côté de la rue de l’ancienne comédie, passait la muraille de Philippe Auguste qui enserra la ville du début du 13e siècle à la fin du Moyen Age. Au-delà commençait la ville de Paris. De cette muraille de Philippe Auguste, ne restent que quelques vestiges. Nous en verrons un plus loin dans un endroit surprenant. A notre droite, nous avons la Rue de l’ancienne comédie qui prit ce nom quand la comédie française, qui y était installée, la quitta en 1770. Et, à notre gauche, nous avons la rue Mazarine qui porte le nom du célèbre ministre de Louis 14. Prenons

La rue de Buci

Et maintenant, avançons jusqu’au coin de la rue de Buci, puis tournons à gauche dans la rue de Buci. Cette rue fut pendant des siècles une artère importante de la rive gauche. Au moyen Age, c’était la route qui arrivait à l’une des portes de la muraille de Philippe Auguste qui enserrait la ville de Paris. Cette porte était située au bout de la rue, en face de vous, nous en reparlerons. Vous imaginez donc bien que cette route menant à la porte de la ville était un lieu de passage très important. Et depuis la fin du 14e, elle porte depuis le nom de Simon de Buci, qui était 1er président du parlement. Un personnage important donc. Allons observer

La rue Bourbon

Percée vers 1610, elle menait, comme l’indique son nom, au château Bourbon, autre appellation du palais abbatial construit pour ce cardinal de Bourbon. Avançons jusque N°2 de la rue Bourbon le château En forçant la chance, essayons, malgré le digicode, d’entrer dans l’immeuble portant le numéro 2. Avancez au fond du hall pour déboucher dans une cour circulaire entourée de hauts murs et de ferronneries. Cette perspective est très impressionnante et rappelle un puits que l’on verrait « à l’envers », au-dessus de soi, vers le ciel, et nous pas au dessous vers la terre. La forme de cette cour a donné à l’immeuble le nom de maison puits. L’ensemble date de la Restauration au 19e siècle. Retournons dans la

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