Dans le trésor encore, d’autres œuvres méritent l’attention.
Tout d’abord, il y a la Couronne de Léon 6 qui est ornée d’une sorte de grotte en cristal de roche abritant la Vierge. Allons vers le mur du fond doté d’une lucarne. Nous la verrons alors en vitrine centrale sur le petit côté qui fait face à ce mur.
APPUYEZ SUR PAUSE.
N’est-ce pas une œuvre étonnante ? et pour cause. C’est un assemblage totalement artificiel de trois éléments différents.
– La Vierge en prière tout d’abord : c’est une réplique vénitienne du 13ème siècle d’une petite sculpture byzantine.
– La couronne est bien celle de Léon 6, empereur byzantin de 886 à 912. Regardez bien : on voit d’ailleurs son portrait sur la couronne. Il est accompagné des figures des Apôtres. Leurs noms sont inscrits en grec. Ces émaux sont particulièrement anciens, ce qui peut être établi pour deux raisons. La première est historique : les émaux datent de l’époque de l’empereur ; la seconde est artistique : le fond vert presque translucide est une particularité des émaux byzantins les plus anciens.
– Enfin, le cristal de roche qui forme comme une petite grotte autour de la Vierge. Ce dernier est un vase byzantin des 5ème-6ème siècles qui est renversé et partiellement mais volontairement cassé pour former cet abri à la Vierge.
Et même si l’ensemble ne vous apparaît pas très esthétique, il reste unique et présente deux pièces exceptionnelles, car seules de ce genre encore conservées : la couronne et le vase.
Attachons-nous à présent aux calices.
Un calice est la coupe où est consacré le vin pendant la messe. Saint Marc en possède une collection exceptionnellement riche. Ces calices sont des pièces extrêmement raffinées : tous réalisés en pierres dures comme l’onyx ou la malachite, et tous pourvus, autour de la coupe, d’un cerclage en argent doré précieusement décoré. Une ornementation faite de perles, pierres précieuses, inscriptions et émaux figuratifs. Le Christ, la Vierge et les Apôtres y sont ainsi souvent représentés ; mais rien d’étonnant puisque ceux-ci partagèrent le dernier repas du Christ qui leur apprit la communion. Autres personnages fréquemment figurés : des évêques byzantins commémorés dans la liturgie. Les calices les plus beaux et les plus originaux sont ceux qui datent du 10ème siècle : les émaux constitués d’une multitude de minuscules cloisons se comparent alors à de petites œuvres peintes d’une grande finesse. Nous vous laissons à présent admirer cette collection.
Et n’hésitez pas à prendre le temps de découvrir les autres œuvres de ce trésor.







