Passons à une autre œuvre : le NUMERO 24. C’est le Reliquaire de la Vraie Croix, daté de la fin du 10ème siècle. Il se trouve -en principe- de l’autre côté des icônes 16 et 17. Il est lui aussi caractéristique de l’art byzantin.
APPUYEZ SUR PAUSE.
Les reliques ont un caractère précieux à plusieurs titres. Tout d’abord, elles sont, pour le fidèle, une preuve tangible d’une religion qui sinon resterait trop abstraite. Ensuite, elles sont source de prestige et de puissance pour la ville qui les détient.
A cet égard, le reliquaire de la Vraie Croix est fortement emblématique. Il rappelle que Venise récupéra, de Terre Sainte, un morceau de la croix sur laquelle fut crucifié Jésus. Ecoutons l’histoire qui commence au 4ème siècle.
Selon la légende, Sainte Hélène, mère du premier empereur romain chrétien, Constantin, découvrit la Vraie Croix. C’est au cours d’un pèlerinage en Terre Sainte qu’Hélène l’aurait découverte en même temps que celles des deux larrons crucifiés avec le Christ. Alors qu’un cortège funèbre passait, Hélène présenta les morceaux des croix devant le linceul, et devant la Vraie Croix, le mort ressuscita. La relique, ramenée à Venise, serait à l’origine de nombreux miracles. Certains d’entre eux sont représentés en peinture, en particulier dans le Cycle de la Vraie Croix, exposé au musée de l’Académie de Venise. Ce reliquaire daterait de la fin du 10ème au début du 11ème siècle.







