Provence Alpes Côte d'Azur

La rue de la porte de Savoie

Continuez et passez sous la voûte qui enjambe la rue devant vous. Nous arrivons à la porte de Savoie. Le passage sous la voûte, que nous venons de prendre, était une des portes d’accès à la ville et vous comprenez pourquoi l’hôtellerie des pèlerins de St jacques se trouvait là, juste à l’entrée du village bien a l’abri derrière les remparts. De ces remparts, il ne reste hélas plus rien et des maisons ont été construites sur son emplacement. Cette porte était fortifiée : regardez dans l’arcade. Vous pouvez apercevoir des rainures creusées dans la pierre, traces de la herse qui bloquait l’entrée pendant les périodes d’insécurité. Ces remparts et portes fortifiées étaient toujours d’usage au moment des guerres de[…]

La rue des clastres

Nous allons maintenant sortir pour aller jeter un coup d’œil au village. Nous quittons la place du château par l’escalier à gauche de la fontaine. Puis, nous prenons la rue de l’église qui part en contrebas en face de la place, de l’autre côté de la rue principale. En fait, elle est pratiquement dans l’axe de la porte d’entrée du château. Elle mène à l’église St Firmin. Du haut de la rue de l’Eglise, nous voyons déjà en contrebas à droite sa haute façade excessivement sobre et sévère qui date du 18e siècle. Les rues de ce village sont toutes en pente. En arrivant, vous avez remarqué la façon dont le village est construit : Un empilement de maisons qui

La porte du château

Le château renaissance n’a subi aucune modification depuis le 16e siècle. Aujourd’hui il abrite l’Hôtel de Ville de Gordes. Entrons maintenant dans le château par la porte qui se trouve derrière la fontaine de la place. On y accède en montant par une volée de marches qui débouchent sur une petite cour où se trouve à droite l’office de tourisme et à gauche l’entrée de la mairie et du musée. Nous voici dans la petite cour. En face de vous, remarquez la très belle porte surmontée d’un fronton triangulaire. Le fronton marque bien l’empreinte de la renaissance Provençale qui s’inspire directement des ruines romaines présentes partout dans la région. C’était la porte d’entrée du château. Maintenant, l’entrée se fait par

A l’entrée du château de Gordes

Nous voici sous les murailles du château. De ce coté ci, il n’y a pas d’ouvertures, mais un système de défense fondée sur les grosses tours : quand on regarde la muraille, voyez comme celle du milieu et celle à droite sont encore surmontées de mâchicoulis. Les mâchicoulis sont ces trous en haut de la tour, pratiqués entre les supports du chemin de ronde. Cela permettait d’envoyer sur l’ennemi toutes sortes de projectiles. Voyez les deux tours sur votre gauche maintenant, ce sont les seuls vestiges du château médiéval et elles datent du 12e siècle. Les petites fenêtres rectangulaires dans les tours sont les meurtrières d’où les défenseurs pouvaient tirer à l’arc sans trop de risque. La tour la plus

L’histoire du château de Gordes.

Avant de commencer avec l’ l’histoire du château de Gordes il est utile de vous donner ces quelques indications. Si vous venez par la D15 –la départementale N°15, passez devant le château, continuer sur la même route D15 et garez votre voiture en haut du village. Si vous arrivez par la D102, traversez le village, passez devant le château et prenez la D15 vers le haut du village. Mais en bref, quel que soit le coté par lequel vous arrivez, et quel que soit le lieu où vous vous garez, allez devant les murailles du château, place du marché. Arrivés au parking, redescendez à pied jusqu’au château. On va commencer sur la place du marché, au pied des énormes murailles.

Gordes : introduction

Perché sur son piton rocheux, du haut de ces 300 mètres, Gordes domine la vallée du Caladon. Le village semble inexorablement attiré par la vallée toute proche et dégringole la pente raide de la colline. Son histoire commence il y a 10 000 ans, à la période néolithique donc. Sur cette terre, des hommes élèvent des moutons, cultivent le blé et l’orge. Puis, venus d’Italie, arrivent les Ligures qui s’installent sur les points hauts qui dominent et surveillent les chemins d’accès. Et d’ailleurs des noms de villages comme Manosque ou Venasque sont d’origine Ligure. Entre le 7e et le 5e siècle avant Jésus-Christ, c’est au tour des celtes d’investir les lieux. Ils viennent des grandes plaines d’Europe centrale et se

Le musée de Pétrarque

Nous revenons à la place de la colonne. Si vous voulez prolonger l’évocation de Pétrarque et de Laure, vous pouvez aller voir le petit musée consacré au poète. Quand on vient de la fontaine et qu’on a la colonne devant nous, il est plutôt sur la gauche, de l’autre côté du pont sur la Sorgue. Il est installé dans une maison rose. Francesco Pétrarca avait sa maison et son jardin à l’endroit, parait-il, où de nos jours s’élève le musée. Il y recevait parfois les visites des nobles dames. Laure de Noves y vint-elle? Nous ne le savons pas. Il avait transformé les lieux et le petit jardin en un lieu de repos et de méditation. Pour ceux qui aiment

Les moulins d’antan

Et maintenant, nous vous proposons de retourner sur la place centrale du village. Nous allons parler du nombre important de moulins qu’il y avait autrefois au bord de la Sorgue. Depuis que nous marchons sur le chemin de la fontaine, nous longeons la Sorgue. C’est la rivière qui sort de la fontaine : sa limpidité, sa couleur verte, l’excellente qualité des eaux et leur température constante de 13° confèrent à la sorgue un caractère exceptionnel. C’est aussi la plus régulière des petites rivières du département. Et cette régularité lui a valu de voir s’installer sur le long de son cours des moulins dont on aperçoit encore aujourd’hui quelques roues à aubes. Il en existait plus de 200 à la fin

Le Moulin à papier

Maintenant, faites demi-tour et revenez vers le village en vous laissant guider par le sens du courant, et par les belles eaux vertes de la rivière. Regardez également à votre gauche en haut de la falaise qui domine le village. Vous y voyez les ruines d’un vieux château dont les pans de murs écroulés se distinguent à peine du roc. C’était le château du grand ami de Pétrarque, alors évêque de Cavaillon, le futur cardinal Philippe de Cabassole. Vous continuez ensuite jusqu’à la roue à Aube qui tourne encore au fil de la Sorgue. Ce moulin où nous sommes est un moulin à papier qui fut réhabilité en 1973. Depuis sa résurrection, le moulin de Vallis Clausa perpétue la fabrication

Francesco Petrarca, le poète italien

Continuez ensuite jusqu’à la fontaine au pied de la falaise et descendez un peu parmi les rochers pour mieux la voir. C’est ici qu’il serait mieux de parler de Pétrarque. Car il est comme impossible de passer par Fontaine de Vaucluse sans parler de Pétrarque et de Laure. Qui sont-ils ? Francesco Petrarca, poète italien, est le poète amoureux de Laure qui est venu se retirer en ces lieux après la mort de sa bien-aimée. Mais Pétrarque, ce n’est pas qu’un amoureux. C’est aussi un des plus grands poètes italiens, un des premiers humanistes. Voici leur histoire : « Le lundi 20 juillet de l’an 1304, au lever de l’aurore, dans un faubourg d’Arezzo appelé l’Orto, je naquis, en exil,

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