Paris

Le Quai d’Anjou

Finissons de traverser le pont, pour prendre à gauche le quai d’Anjou et avançons sur le quai d’Anjou jusqu’au n° 39 Si le portail ouvert en autorise l’accès, allons au fond de l’allée. Cela mérite un coup d’œil. Nous allons y voir une bâtisse de pierre de taille, aux lucarnes abîmées par une mauvaise rénovation, mais qui est quand même un ancien hôtel particulier. C’est Le Petit Théâtre de l’Ile Saint-Louis qui se cache là, à un emplacement atypique et enclavé : il n’est ni sur le quai, ni sur la rue Saint-Louis-en l’Ile. On y fait non seulement du théâtre, mais aussi de la musique, vous y verrez peut-être annoncés des concerts. Avancez dans l’allée pour y jeter un[…]

Historique de l’urbanisation de l’Ile Saint-Louis

Nous allons ici retracer brièvement l’urbanisation de cette île. Et maintenant, replongeons-nous au début du 17e siècle . A l’emplacement de l’île Saint-Louis se trouvaient non pas 1 mais 2 îlots souvent inondés et séparés par un chenal: l’île aux Vaches et l’île Notre-Dame. On y entreposait des marchandises, et l’on y faisait paître des vaches, qu’il fallait y conduire en barque, faute de pont. Un beau jour, les bonnes fées de la spéculation immobilière se sont penchées sur le sort de ces terrains en friche. Ces bonnes fées se nommaient Christophe Marie, Lugles Poulletier, et François Le Regrattier. Le pont Marie, sur lequel vous vous trouvez porte le nom de Christophe Marie et non celui de la Sainte Vierge.

Le charme de l’ile Saint-Louis : introduction

Cette promenade va nous faire découvrir l’île St Louis, une des deux îles du centre de Paris. C’est celle qui se déploie face à nous quand nous regardons en direction des quais et de la Seine. Elle suit de très près vers l’est, sa grande sœur, l’île de la Cité à laquelle la relie le pont Saint-Louis. On pourrait croire l’île Saint-Louis presque aussi ancienne que l’île de la Cité, occupée au moins depuis l’époque gallo-romaine. Et bien pas du tout, l’île Saint-Louis est toute jeune. On peut situer sa naissance vers 1614. Et sur cette île, pas de grand monument connu dans le monde entier. Non, mais nous allons vous raconter son histoire, et celle de quelques-uns de ses

Les verrières

Toutes ces verrières évoquent des épisodes bibliques de façon chronologique. Le plus simple, pour bien les suivre, est de retourner à l’entrée de la chapelle haute. Tournons-nous maintenant vers le chœur et regardons la première verrière à gauche. C’est ici que commence le cycle biblique avec la Genèse, c’est-à-dire le récit de la création du monde. Du même côté, il se poursuit sur la fenêtre suivante avec l’Exode, qui raconte le départ du peuple hébreu d’Egypte sous la conduite de Moïse. Les deux verrières suivantes retranscrivent le livre des Nombres et le livre des Juges, c’est-à-dire le récit de l’installation en terre promise. Comme nous vous l’avons déjà dit, les vitraux suivants évoquent Saint-Jean Baptiste et le Christ. Puis symétriquement

Les célèbres vitraux

Après les sculptures, intéressons-nous, enfin, aux célèbres vitraux qui, sur une surface de 618 mètres carrés, reprennent et développent les thèmes déjà évoqués dans le reste du décor. De nouveau, il s’agit de magnifier la Passion du Christ en la replaçant dans le contexte de spirituelle et historique de l’humanité. Une remarque préalable s’impose. Comme vous pouvez le constater, dans la partie supérieure des verrières, à l’œil nu on ne voit que de vagues silhouettes. Ce qui veut dire que si les maîtres-verriers avaient vraiment voulu qu’on puisse identifier tous les personnages bibliques, et notamment ceux des parties hautes, ils les auraient représentés de plus grande taille. Ce qui compte, en fait, ce n’est pas tant de bien les voir

Les sculptures de l’intérieur de la Sainte Chapelle

Maintenant, regardons mieux ce qui nous entoure. Bien sûr, ce sont surtout les vitraux qui retiennent notre attention. Nous en parlerons tout à l’heure. Pour autant, ne négligeons pas le reste de la décoration peinte et sculptée. Le programme iconographique, c’est-à-dire le choix des thèmes à illustrer, est très complexe. Il est illustré dans la décoration des murs tant à gauche qu’à droite en dessous des vitraux. Il s’agissait avant tout de souligner que la dévotion au Christ était universelle. Tous les ordres de la création participent à cet acte d’adoration. Promenez-vous et regardez ainsi au hasard quelques-uns des chapiteaux miniaturisés où est évoqué le monde végétal et animal. Comme vous pouvez le constater, les plantes sont représentées de façon

La couronne d’épines du Christ

Approchez-vous maintenant de la tribune présente au fond de la chapelle, c’est le chœur de la chapelle. C’est dans la partie supérieure de la tribune qu’étaient exposées les reliques les plus prestigieuses et précieuses qui soient : à savoir la couronne d’épines du Christ et un fragment de la Vraie Croix. Ainsi, en plus d’exercer une fonction Palatine, la Sainte Chapelle était avant tout le reliquaire monumental construite pour abriter la couronne d’épines du Christ. Profitons-en pour retracer son histoire mouvementée. C’est au 4e siècle que sainte Hélène, la mère de Constantin, le premier empereur chrétien, se rendit à Jérusalem pour y découvrir les reliques de la passion du christ. Rapportées à Constantinople, elles furent alors exposées dans les églises

La chapelle haute

Maintenant, revenez sur vos pas et empruntez le petit escalier en colimaçon pour gagner la chapelle haute, joyau du gothique où art et architecture viennent sublimer la foi. En débouchant de cet étroit escalier, vous ne pouvez manquer d’être saisi avant tout par l’effet de lumière multicolore des vitraux. L’architecture est si bien subordonnée à ce décor translucide qu’il est difficile d’un premier coup d’œil de juger des dimensions et des structures de cette chapelle haute. Déjà au XIVe siècle, le clerc Jean de Jandin, subjugué par le spectacle qui s’offrait à ses yeux, le décrivait avec un grand lyrisme : ” La pure transparence de ses vitraux, les vertus merveilleuses de ses autels et les ornements extraordinaires de ses

La chapelle basse

Dirigez-vous maintenant vers le portail de la chapelle basse où se situent la caisse et l’entrée. Vous verrez sur ce portail les sculptures qui, détruites à la révolution, ont été totalement refaites lors des restaurations du XIXe siècle. D’ailleurs, leur aspect sec et inexpressif laisse deviner, au premier coup d’œil, qu’il s’agit de restaurations ratées. A présent, entrez dans l’église basse et dirigez-vous vers le fond. À première vue, par ses proportions et par sa faible luminosité, la chapelle basse s’apparente à une crypte. À première vue seulement, car elle témoigne en fait d’un véritable raffinement dans sa conception. Du fait de la faible hauteur des voûtes, l’architecte a du utiliser un système d’arcs-boutants intérieurs pour transmettre les poussées aux

L’architecture de la Sainte Chapelle

C’est cette présence non pas d’un, mais de deux édifices, qui explique les proportions plutôt originales du bâtiment. Il est aussi haut que les premières cathédrales gothiques, et sa largeur ne dépasse pas les 17 mètres pour une longueur de 36 mètres. L’élévation frappe par sa simplicité et par son efficacité. Regardez bien ! Vous voyez d’abord le soubassement massif qui contient la chapelle basse. Et, sur celui-ci, repose l’église haute dont les larges fenêtres sont séparées par des contreforts très saillants qui débutent au niveau du sol pour donner à l’ensemble une parfaite stabilité. Seule la saillie du petit oratoire réservé au roi brise, à l’étage, l’homogénéité de la façade latérale. La haute flèche médiévale a malheureusement disparu lors

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