Paris

Histoire de la Sainte Chapelle de Paris

Faisons un point sur l’histoire du lieu. Tout d’abord, ne perdons pas de vue l’idée que la Sainte Chapelle est l’œuvre personnelle d’un roi capétien, Louis 9, ou, si vous préférez, Saint-Louis, très certainement le monarque le plus puissant de l’Europe du 13e siècle. Il hérite d’une France victorieuse de l’Angleterre et bénéficie en outre d’un contexte économique favorable. Il en profite alors pour tenter de réaliser deux objectifs majeurs : faire disparaître les menaces qui planent sur la Chrétienté, notamment en Orient, et, 2e objectif, renforcer le prestige de la lignée des rois Capétiens. C’est la Ste Chapelle, conçue pour abriter la couronne d’épines du Christ, qui matérialisera au mieux ces deux objectifs royaux : cet hymne à la[…]

La Sainte Chapelle de Paris : introduction

La Sainte Chapelle va nous offrir l’occasion d’évoquer Saint-Louis, ainsi que le passage à la monarchie de droit divin. Elle va nous permettre de découvrir une architecture, des sculptures et surtout des vitraux exceptionnels. La Sainte-Chapelle : un joyau du gothique rayonnant Nichée au cœur de l’Île de la Cité, au sein du Palais de Justice de Paris, la Sainte-Chapelle est l’un des chefs-d’œuvre les plus spectaculaires de l’architecture gothique. Construite au XIIIe siècle à la demande de Saint Louis, elle devait abriter les reliques de la Passion du Christ, dont la plus précieuse était la couronne d’épines. Plus qu’un simple édifice religieux, elle symbolise le passage à une monarchie de droit divin, où le roi de France est perçu

Le tour de Notre Dame

Quittons maintenant la façade. Longeons la façade vers la gauche, vers la rue, puis tournons à droite à l’angle de Notre-Dame. Nous sommes sur la rue du cloître Notre-Dame. Commençons à longer la cathédrale. Si vous vous sentez dans une forme olympique, il ne faut pas hésiter à entreprendre l’ascension des tours. Après une montée de quarante trois mètres, vous atteindrez la plate forme centrale. De là, ne manquez pas d’admirer le panorama du lieu. Si vous êtes moins intrépide, continuez de longer la cathédrale. En levant les yeux, ne manquons pas les pittoresques gargouilles représentant des animaux fantastiques. Elles servent avant tout de gouttières pour évacuer l’eau de pluie. Mais, selon certains, elles auraient, en plus, une fonction symbolique.

Le dernier portail

Dirigeons-nous maintenant vers le dernier portail. Nous retrouvons Marie sur le décor de ce portail, remarquable par ses proportions très harmonieuses. Mais, cette fois-ci, c’est sa mort et son accueil au paradis par son fils Jésus qui sont évoqués. Le linteau inférieur représente, d’abord, les prophètes qui ont annoncé la venue au monde de la mère de Dieu et les rois dont elle descend. Juste au dessus, une seule scène occupe la totalité de l’espace sculpté. En présence des douze apôtres et du Christ, le corps de Marie, sur son lit de mort, est emmené au ciel par deux anges. Enfin, dans le tympan, Marie, assise sur le même trône que son fils, est couronnée par un ange. Les grandes

Le portail du jugement dernier

Et maintenant passons au portail central. Après l’enfance du Christ, nous changeons ici totalement de registre. Finies les scènes pittoresques et narratives pleines de charme et de grâce. Elles laissent la place à une évocation grandiose du jugement dernier. Nous allons la découvrir ensemble, alors regardons le tympan de ce portail central : Assis sur la Jérusalem céleste, la ville des élus, le Christ trône majestueusement dans toute sa gloire. Les anges qui se tiennent de chaque côté de lui tiennent les instruments de sa passion, la croix, les clous et la lance. Marie et Saint-Jean l’Evangéliste, à genoux, prient, quant à eux, pour le salut des pécheurs. Un mot, avant d’aller plus loin, sur un détail stylistique révélateur. Comparez

La façade et les portails de Notre-Dame

Regardons de nouveau le marquage au sol. Les petits pavés gris sombres dessinent le tracé de la première cathédrale. Mais maintenant, suivons des yeux les lignes formées par les plaques plus claires. Cette fois-ci, ce n’est plus un bâtiment qui est ainsi délimité, mais bien contraire, une rue; en l’occurrence la rue centrale qui menait à la nouvelle cathédrale. Quelques inscriptions sur les dalles indiquent l’emplacement de quelques établissements disparus : à gauche « le chaudron », une ancienne auberge. A droite, l’église de l’ancien hôtel Dieu où l’évêché accueillait et soignait les malades. Au passage, rappelons que les grands bâtiments à gauche du parvis quand nous faisons face à la cathédrale, portent également le nom d’hôtel-dieu. En fait, il

La galerie autour du chœur

Trois marches et une grille nous permettent maintenant d’entrer dans la galerie autour du chœur. C’est la partie la plus ancienne de la cathédrale, celle dont la construction débuta en 1163. Remarquons la taille imposante des chapiteaux au-dessus de chacune des grosses colonnes. Une fois de plus, ils révèlent la peur des architectes d’alors de voir l’édifice s’écrouler sans la présence de ces supports impressionnants. Notons, également, comme dans la nef, l’impression d’obscurité, due à la taille réduite des fenêtres. En marchant, regardons sur la gauche. Séparant la galerie où nous sommes de la partie centrale du chœur, le mur sculpté -appelé clôture de chœur- date de la première moitié du quatorzième siècle. Il fut construit sous le règne de

Les rosaces

Retournons dans le bras droit du transept, c’est-à-dire à l’endroit du transept où nous étions tout à l’heure, notamment quand nous admirions la statue de Marie. Revenons maintenant à l’époque médiévale. Il faut s’en souvenir que le roi Saint-Louis, au milieu du treizième siècle, décida d’élargir la cathédrale. Levons les yeux. C’est au niveau des voûtes que l’on peut le mieux apprécier ces transformations. Nous voyons d’abord une voûte sur 6 arcs : c’est la plus ancienne. Juste dans son prolongement a été rajoutée une petite voûte en quatre parties (sur 4 arcs donc) correspondant à l’espace rajouté. Le même phénomène se retrouve à l’identique dans le bras gauche du transept. Cet élargissement eut des conséquences très importantes sur l’aspect

Le transept de l’Église

Maintenant, longeons les chapelles des bas-côtes. Au passage, une véritable forêt de bougies nous signale le grand crucifix de bronze offert par l’empereur Napoléon trois, dans les années 1860. Avançons jusqu’au transept c’est-à-dire jusqu’au vaste espace rectangulaire situé à l’extrémité de la nef. Sur la gauche, notre regard a été, très certainement, attiré par la statue de Notre-Dame portant l’enfant Jésus. Parmi les trente sept représentations de Marie visibles dans la cathédrale, c’est certainement celle-ci qui est la plus célèbre, tout simplement parce que la mieux placée dans l’édifice. A la souplesse de l’attitude du corps et à la fluidité des vêtements, nous devinons que le sculpteur a, avant tout, cherché à souligner la douceur maternelle de la vierge. Ce

L’histoire de la construction de Notre-Dame

Mais avançons dans le temps ! Entrons dans la cathédrale par la porte située sous le portail de droite. Ce qui nous frappe, très certainement, en premier lieu quand on entre est une impression de grande obscurité. Or, traditionnellement, l’architecture gothique est pour beaucoup synonyme de clarté et de lumière, ce qui, vous en conviendrez, n’est pas le cas ici. Mais, il faut se souvenir que nous ne sommes pas encore, à Notre-Dame, à l’époque où les architectes ont su tirer le maximum de l’utilisation de la voûte d’ogives. Dans ce qui suit, nous allons parler de ce gothique utilisé à Notre Dame et de comment elle a été construite. Levez justement les yeux vers les voûtes, au-dessus de votre

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