Berlin

escalier

Pour descendre dans la crypte, tournons le dos à l’orgue, allons en direction des Tombeaux de Sophie Charlotte et de Frédéric I et sortons de la nef par la porte située à droite de leurs tombeaux. Nous sommes dans une pièce de passage, dominée à droite par un escalier muni d’une rampe métallique. En regardant cet escalier, nous voyons à gauche des marches qui descendent. Ces marches conduisent à la crypte funéraire. Mais avant de descendre, allons découvrir l’escalier qui mène à la loge de Guillaume 2. Franchissons la porte qui est exactement en face de celle par laquelle nous sommes entrés. Passons cette porte et tournons immédiatement sur votre gauche une fois entré. Surprise ! Encore une fois :[…]

La crypte funéraire des Hohenzollern

Nous allons maintenant nous rendre dans la crypte impériale qui renferme encore 94 tombeaux. Dans la crypte, lieu de respect et de mémoire, nous ne pourrons plus écouter cet enregistrement. Aussi, avant de descendre, asseyons nous un instant dans la nef pour quelques explications sur la crypte et surtout sur la famille Hohenzollern. Il est temps de présenter maintenant la famille de Hohenzollern. Tout d’abord si vous vous posez la question de savoir si il existe encore des membres. La réponse est oui ! Il y a en fait deux branches, l’une catholique à Sigmaringen et l’autre protestante et prussienne ici à Berlin. Le chef de la branche catholique habite encore à Sigmaringen. Quand au chef de la branche prussienne,

vie de Frédéric 1er

Parlons un peu de Frédéric Ier. Il était le fils de Frédéric Guillaume et de Dorothée dont nous avons vu les tombeaux en face de l’autre côté de la cathédrale. Frédéric 1er mourut en 1713. Le roi Frédéric Ier eut en tout 3 épouses successives, mais Sophie Charlotte, la seconde, est la plus importante. Elle décéda en 1705. Non seulement, elle donna naissance au prince héritier Frédéric Guillaume Ier, mais en plus elle était très intelligente. C’est elle qui fit venir à Berlin le philosophe Leibnitz qui y fonda l’académie des sciences en 1700. Sophie Charlotte aimait également avec passion la musique et jouait à merveille du clavecin. Lors d’un séjour en France, elle joua devant la cour à Versailles.

Tombeau de Frédéric 1er

Maintenant, tournons le dos aux tombeaux situés sous l’orgue et traversons la nef tout droit pour nous rendre en face, devant deux tombeaux dorés. Ces deux tombeaux sont ceux du roi Frédéric Ier et de sa femme Sophie Dorothée de Hanovre. Ils sont très intéressants du point de vue artistique. Ils furent réalisés dans un alliage de plomb et d’étain d’après un dessin de Andreas Schlüter, qui était à la fois architecte et sculpteur. Il est l’auteur de ces sculptures si expressives que nous pouvons voir à l’Arsenal, bâtiment qui donne sur l’Avenue Unter den Linden. Avant de décrire ces tombeaux, un petit rappel sur les tombeaux des temps précédents. Pour simplifier, disons qu’au moyen âge, il s’agissait surtout de

Le tombeau de Frédéric Guillaume

Regardons de nouveau en direction de l’orgue et rendons nous dessous pour admirer les tombeaux que nous y voyons : 2 dorés et un en marbre blanc. Comme nous l’avons déjà indiqué, la cathédrale de Berlin est le lieu de sépulture des membres de la famille Hohenzollern. Regardons d’abord les deux tombeaux dorés. Ce sont ceux du Grand Electeur Frédéric Guillaume et de sa seconde épouse Dorothée de Holstein –Glücksburg. Ils sont en zinc argenté et doré. Avec leur lourd décor de feuilles d’acanthe et d’enfants, ils sont représentatifs de la fin du 17e siècle. Sur le flanc du tombeau de l’électeur, nous pouvons voir une frégate qui fait allusion à une entreprise prussienne en direction de la Nouvelle Guinée.

Loge

Tournons maintenant le dos au chœur et regardons en direction de l’entrée par laquelle nous avons pénétré dans l’église. Nous allons découvrir la loge impériale. Elle occupe la galerie centrale au dessus de la majestueuse entrée en marbre polychrome. A cet endroit, le plaquage de marbre est beaucoup plus riche que dans le reste de l’église et est précédé de colonnes en onyx. Au dessus de la porte principale, dans un cartouche doré, nous voyons l’aigle de la famille Hohenzollern et de la Prusse qui est surmonté d’une couronne. Il s’agit du blason impérial. La loge se démarque également des autres galeries par la multiplication des luminaires. Non seulement, nous apercevons sur la balustrade de marbre blanc 2 grands candélabres

Chœur

Rendons nous maintenant devant le chœur situé devant nous et restons en bas des marches. Nous allons commencer par parler des vitraux. Regardons la voûte du chœur juste en face de nous : nous y voyons trois vitraux ovales qui représentent des anges qui tiennent des symboles chrétien : celui du centre élève un calice, celui de gauche une palme et enfin celui de droite une bannière de gloire. Et en fait, ces vitraux ovales répondent aux trois grandes compositions peintes sur vitrail que et nous voyons sur les murs de l’abside autour de l’autel. Ainsi l’abside est ornée de ces trois grands vitraux en hauteur à chaque fois surmonté du petit vitrail ovale. Ils laissent pénétrer une belle lumière

Coupole

Maintenant concentrons nous sur la coupole proprement dite. Elle fait –rappelons le- 33m de diamètre. Son tambour –c’est à dire le caisson rond sur lequel est posé la coupole- est percé de fenêtres hautes de 10 mètres que séparent des colonnes et piliers munis de chapiteaux corinthiens. En fait, nous retrouvons les fenêtres que nous avons pu déjà voir à l’extérieur en contemplant la façade. Elles inondent ainsi la nef de lumière. Regardons au centre de la coupole, tout en haut, nous voyons la Colombe du saint-Esprit qui apparaît au milieu de rayons dorés. Il s’agit d’un vitrail de 16 mètres de diamètres. Remarquez sa structure avec ses filigranes dorés et ses fins ornements. Il est typique des années 1900

Statues et Bas Reliefs

Comme vous le constatez l’église est presque circulaire. Pour être exacte, elle est octogonale. Ce type de plan d’église se nomme plan centré. Au centre, nous avons la nef qui est recouverte de la vaste coupole sous laquelle nous sommes assis. Tout autour, nous avons des alcôves – ces grandes ouvertures ornées d’arcs en marbre polychromes soutenant des galeries. N’est-ce pas une superbe image d’abondance ? Ensuite, levons la tête : nous remarquons que la coupole repose elle même sur 8 grands arcs soutenus par les piliers qui séparent les alcôves. Regardons au sommet de ces piliers : nous pouvons voir de grandes statues blanches ! En tout, nous voyons 8 sculptures de personnages historiques. Il s’agit de 4 religieux

Historique

Avant de décrire l’intérieur en détail, replaçons la cathédrale dans son contexte historique. Dans la seconde moitié du 16ème siècle, Joachim 2 ordonna que l’église du château devienne cathédrale et serve désormais de sépulture à sa dynastie. Ainsi, commença l’histoire de la crypte funéraire des Hohenzollern. Et c’est également sous le règne de Joachim 2 que la Réforme protestante fut définitivement reconnue dans le Brandebourg. Puis, en 1747, Frédéric 2 décida de bâtir une nouvelle cathédrale à l’emplacement de l’actuelle et d’y faire transporter les 51 cercueils de ses ancêtres. La nouvelle église fut construite sur les plans de l’architecte Knobelsdorff, le constructeur –notamment- du château de Sans Souci. Au 19e siècle, Schinkel et Stüler livrèrent des plans pour un

Scroll to Top