Maintenant concentrons nous sur la coupole proprement dite. Elle fait –rappelons le- 33m de diamètre. Son tambour –c’est à dire le caisson rond sur lequel est posé la coupole- est percé de fenêtres hautes de 10 mètres que séparent des colonnes et piliers munis de chapiteaux corinthiens. En fait, nous retrouvons les fenêtres que nous avons pu déjà voir à l’extérieur en contemplant la façade. Elles inondent ainsi la nef de lumière.
Regardons au centre de la coupole, tout en haut, nous voyons la Colombe du saint-Esprit qui apparaît au milieu de rayons dorés. Il s’agit d’un vitrail de 16 mètres de diamètres. Remarquez sa structure avec ses filigranes dorés et ses fins ornements. Il est typique des années 1900 et rappelle des œuvres similaires comme la coupole des Galeries Lafayette à Paris.
Entre ce vitrail central et les fenêtres du tambour, nous voyons que la coupole fut richement ornée de 8 mosaïques polychromes sur fond d’or, chacune couvrant une surface de 39m2. Elles représentent les béatitudes souvent représentées dans les églises évangéliques. Elles correspondent aux 8 vertus que Jésus Christ a exaltées dans le sermon sur la montagne en nommant à chaque fois « bienheureux ceux qui les pratiquent ».
Ces tableaux furent réalisés d’après des dessins du peintre Anton von Werner, l’un des principaux peintres berlinois de la seconde moitié du 19e siècle. Très apprécié par l’empereur Guillaume 2, il fut nommé directeur de l’académie berlinoise des Beaux arts en 1875 et organisa la section allemande de l’exposition universelle de Paris en 1878. Il peignit plusieurs tableaux documentaires pendant la guerre franco –prussienne de 1870.
Mais pour présenter les mosaïques de manière ordonnée, fixons en premier notre attention sur la fresque à droite de la coupole qui montre un roi couronné levant une croix et portant un manteau rouge et une robe de croisé. Ce tableau illustre la sentence « Bienheureux soient les conciliants ». Puis, en suivant le sens des aiguilles d’une montre, viennent les sentences suivantes : bienheureux soient ceux qui sont pauvres d’esprit, bienheureux soient ceux qui ont faim et soif de justice, bienheureux, soient ceux qui portent la douleur, Bienheureux soient les charitables, bienheureux soient ceux qui sont des cœurs pures, bienheureux ceux qui sont poursuivis par la volonté de justice et enfin bienheureux soient les débonnaires.
7 des mosaïques détruites pendant la guerre purent être refaites à partir de 1983 grâce à l’existence des dessins préparatoires et de peintures signés par le peintre Werner.







