Berlin

L’avenue de Karl Marx Allée

Mais avant d’entrer dans la tour, nous vous proposons de terminer cette promenade par la découverte d’un symbole de l’ancienne Allemagne de l’Est. Mais quel est-il ? Et bien, il s’agit d’une avenue portant le nom de Karl Marx ALLEE. Nous vous le disons tout de suite : il y aura deux moyens de la découvrir et vous pourrez choisir. Le premier sera d’y aller ; ce qui représentera quelques minutes de marche supplémentaires. Mais, à notre avis, cela vaut la peine. Le deuxième moyen, moins fatigant, sera de monter dans la tour de TV, d’où vous aurez une très belle vue sur l’avenue. Pour y accéder, laissons la tour de télévision et allons tout droit vers la Station de[…]

La célèbre Alexanderplatz

Et maintenant, nous allons gagner l’entrée de la tour, d’où nous aurons une bonne vue sur l’Alexanderplatz. A priori, venant de l’église Marie, il nous faut contourner complètement le monument. Tournons un instant le dos à la Tour et regardons la place devant nous. Nous y voyons une gare en métal et verre sur notre droite et ensuite uniquement des blocs de béton, des immeubles sans âme qui ressemblent malheureusement à ceux de la banlieue d’une grande métropole. Et pourtant, nous ne sommes pas en banlieue, nous sommes au centre de la capitale. Il s’agit de constructions datant des années 1960-1970. Mais où sommes-nous en réalité ? Mais oui, nous sommes sur la célèbre Alexanderplatz dont la tour de télévision

La fameuse tour de télévision

Nous allons maintenant découvrir la fameuse tour de télévision, c’est-à-dire cette immense tour avec sa boule au sommet que nous voyons de partout en ville. A la sortie de l’église, nous tournons vers la droite et longeons la façade latérale pour aller devant la grande esplanade de béton aux pieds de la tour. La tour est en fait directement dans l’axe de la fontaine de Neptune que nous avons déjà admiré. Cette tour de Télé fut construite en 1969 pour montrer les capacités techniques de la RDA. Elle domine tout Berlin depuis ses 360 m de hauteur et en est devenue un des symboles. Elle est à la fois simple et imposante. Regardez cette haute colonne de béton peinte en

Le maître autel du chœur

Allez jusque devant le maître autel du chœur. Ce maître autel est assez simple. Il ne se forme que de trois panneaux peints à l’imitation du marbre et séparés par des colonnes doubles en bois. Il fut consacré en 1762. Les 3 panneaux représentent de gauche à droite : le Christ au mont des Oliviers, la Descente de croix et l’Incrédulité de Thomas. Ils n’ont rien d’extraordinaire. Mais ce qui doit surtout retenir notre attention, c’est la belle composition sculptée blanche au sommet du volet central. On y voit le Christ allongé sur des nuages et portant la croix. S’en dégagent beaucoup de mouvements. Observez la torsion du corps du christ, il semble presque danser. C’est une représentation suffisamment rare

La chaire à prêche

Traversez la nef centrale pour vous arrêter devant la chaire à prêche située contre l’avant-dernier pilier de gauche. Cette très belle sculpture compte parmi les chefs-d’œuvre de l’ameublement liturgique berlinois ! Admirez cette envolée d’angelots au milieu des nuages à son sommet ! ouleur blanche quel est le matériau de cette chaire ! Marbre ou bois ? Et bien il s’agit d’un revêtement d’albâtre sur une base de bois de chêne. Analysons tranquillement sa structure et son décor en commençant par son socle. Regardons au pied de la chaire : nous voyons 2 grands anges aux ailes déployées debout sur des socles qui semblent garder la tribune d’où le prêtre tient ses prêches. Les anges, quelle est leur fonction ?

Les tableaux intéressants de cette église

Allons vers le tableau accroché sur le premier pilier de droite. Par la suite, nous allons décrire 2 tableaux intéressants de cette église, puis sa chaire à prêcher puis le cœur. Vous devez reconnaître les représentations de cette peinture sur bois. La peinture s’intitule ainsi la Confession apostolique. Commençons par la scène du premier plan. Nous y voyons un personnage barbu et richement vêtu qui bénit une femme sortant du flanc d’un homme endormi. Naturellement, il s’agit de la naissance d’Eve. Le peintre a ajouté plusieurs animaux à gauche comme le lion et un cerf pour symboliser le paradis. Maintenant à gauche, juste au-dessus des animaux, nous voyons une construction supportée par des colonnes. A l’intérieur, une femme vêtue de

La danse des morts

Entrons dans l’église pour en découvrir l’intérieur qui fut restauré au début des années 2000 et arrêtons-nous d’abord dans le Narthex. Le narthex est cette sorte d’antichambre qui sépare le porche d’entrée de l’église même. Ici, il est bordé à droite et à gauche par des parois de verre. Regardons à notre gauche à travers les parois de verre (certainement très sales). Vous devez pouvoir apercevoir, malgré l’obscurité, un pilier situé à gauche sur lequel se détache une frise de personnages presque effacée. Si vous avez beaucoup de mal à admirer cette fresque, vous pouvez vous reporter à la reproduction située devant vous contre la paroi de verre. Il s’agit de la danse des morts qui se déploie à une

L’église Sainte-Marie

Tournons le dos à la mairie : nous voyons en face l’église Sainte Marie avec son clocher en cuivre verte. Allons en direction de l’église, et, en chemin, arrêtons-nous devant la grande fontaine de bronze ornée d’un puissant Neptune assis sur une grande coquille. Sans doute êtes-vous étonnés de découvrir ici, un peu abandonné au milieu du béton et des immeubles modernes, une vaste fontaine néo-baroque en bronze sur laquelle trône Neptune dans toute sa gloire. Cette fontaine sculptée en 1891 se trouvait avant la guerre devant le château royal. Elle fut transportée à son emplacement actuel après la démolition du château. Encore une fois, comme dans l’escalier de la mairie, vous y voyez le triomphe de la navigation sous

La mairie de Berlin

Tournez le dos à la façade du palais et regardez un instant de l’autre côté de la rue Mühlendam. Vous voyez sur la gauche un grand bâtiment en pierre grise surmonté d’une haute tour couronnée d’un dôme. Ne trouvez-vous pas que cette tour de 80 m de haut ressemble à celles des églises de la place des gendarmes ? Il s’agit effectivement d’une construction néo-baroque, ce style cher au Berlin du tournant des 19e et 20e siècles. L’écrasant édifice possède tous les éléments d’un pastiche baroque : fronton monumental, gigantesque colonne devant l’entrée et naturellement la tour entourée de colonnes. Il s’agit de la Stadthaus, ou maison municipale bâtie entre 1902 et 1911, en s’inspirant de la Renaissance italienne. La

Le palais Ephraïm

Et maintenant, tournons le dos à l’église et allons à gauche dans la Poststrasse pour nous rendre devant le palais Ephraim situé à 100 mètres de là. Vous ne pourrez pas vous tromper, car il est situé à l’angle de la Poststrasse et de la rue Mühlendamm, la large rue à vaste circulation et est reconnaissable à sa façade en arc de cercle portant un balcon doré devant les fenêtres du premier étage. Le palais est précédé de quelques marches donnant dans la Poststrasse. Montons les marches conduisant devant l’entrée du palais. Nous sommes désormais à l’angle de la Poststrasse et du Mühlendam, une vaste rue à forte circulation. Ce bâtiment dégage beaucoup de charme avec sa délicate façade rococo.

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