Levons désormais les yeux vers l’arc du porche.
L’arc est encadré par 2 grandes statues d’ange en bronze reposant sur des colonnes. Vous voyez : l’ange de gauche tient une torche. Celle-ci symbolise la « Vérité », tandis que l’ange de droite tient un lys et lève la main pour bénir. Cet ange représente la «Grâce divine».
Ensuite, au sommet de l’arc, c’est à dire entre les deux anges, trône un vaste cartouche de bronze portant les lettres grecques А, Ω , Χ et Ρ. Est ce que vous les voyez ?? Bon ! Et bien, elles sont traditionnellement liées au message biblique et leur utilisation symbolique remonte aux premiers chrétiens. X et P sont les initiales grecques du nom de Jésus Christ. Quant à A (Alpha), c’est la première lettre de l’alphabet grec et Ω , en est la dernière lettre. Et elles signifient que le « commencement » -alpha- et la fin –oméga- sont déterminés par le Christ. Car avec le Christ commence la rédemption et l’ère du Sauveur. Le Christ détermine la fin avec sa montée aux Cieux et avec son rôle de juge suprême lors du Jugement dernier. Et c’est d’ailleurs de là que vient l’expression « l’alpha et l’oméga », qui désigne un être ou une chose qui est essentiel.
Observons la mosaïque en demi-cercle située au-dessus des portes de l’église, sous l’arche. Elle est plus facile à voir depuis le parvis en bas des marches, soit où nous sommes.
Nous voyons au centre un personnage de face vêtu d’une longue robe jaune avec un manteau rouge sur les épaules. Il a les mains tendues en signe de bonté. Un groupe formé de vieillards, de femmes et d’enfants s’avancent à droite et à gauche dans sa direction.
Le jeune homme au centre de la composition est naturellement le Christ de Miséricorde entouré par les malheureux comme les pauvres, les malades et les anciens. Cette fresque illustre la phrase biblique : « heureux soient les malheureux ».
La fresque ne fut réalisée qu’après la Première guerre mondiale d’après un dessin du peintre Arthur Kampf. A l’origine, l’ensemble des voûtes situées sous le portique auraient du recevoir un décor de mosaïque, ce qui ne fut pas exécuté à terme.
Pour finir, levons encore les yeux vers la balustrade du toit. Nous apercevons encore des statues de pierre et de bronze.
Commençons leur description par celle du milieu située au dessus de l’immense arcature du proche. Nous retrouvons à nouveau le Christ bénissant. Il se tient dans un petit édicule en forme de porte que couronne un fronton triangulaire. Nous pouvons voir sur ce fronton un autre groupe de bronze dominé par la croix et qui représente la crucifixion.
De chaque côté du christ se dressent encore 5 figures de pierre sur le bord de la balustrade. Les distinguez vous? Elles sont très noircies en raison de la pollution et d’une maladie de la pierre. Chaque personnage est vêtu d’un large drapé rappelant un peu une toge et certains d’entres eux tiennent un objet en bronze dans leur main. Cet objet permet parfois de les identifier. Regardons juste à gauche du Christ, la statue tient une longue épée. Il s’agit de l’élément caractéristique de Saint Paul. Le personnage à droite, lui, tient des clefs et bien oui, il s’agit de Saint pierre avec les clefs du Paradis.
Plus haut autour de la coupole centrale, vous voyez encore des archanges accompagnés d’angelots tenant des guirlandes de fleurs. Ces archanges de bronze annoncent le triomphe du messie.
Citons encore un dernier détail -non insignifiant- avant de monter les marches pour entrer dans l’église. Regardons encore une fois de part et d’autre du Christ au sommet de la balustrade. Nous voyons une construction de pierre presque carrée couronnée d’une petite coupole. Au sommet, ce dôme supporte une couronne en bronze. Il s’agit naturellement de la couronne impériale d’Allemagne. Une décoration qui ne pouvait pas manquer dans une église conservant les tombeaux de la famille régnante ! La couronne se trouve également aux 4 angles du Reichstag qui fut inauguré à la même époque, vers 1905.







