Var

Saint-Antonin du Vr

Un si petit village au cœur d’un département du Var agricole et pourtant : trois châteaux à voir, de l’extérieur… Véritable paysage de carte postale, stéréotype provençal avec son ciel bleu la plupart du temps, les champs de lavande en arrière-plan, ses maisons en pierre, massives et rafraichissantes à la fois. Saint-Antonin présente la particularité d’être la plus jeune commune du Var. Elle n’a en effet été créée qu’en 1954. Pourtant cela faisait près d’un siècle que les habitants de ce qui n’était alors pas encore une commune réclamaient leur « indépendance ». L’origine du mouvement « séparatiste » remonte à un simple constat pratique : aucune voie de communication pratique entre le hameau et le bourg de rattachement située[…]

Châteauvert

Avant-goût des gorges du Verdon, la petite vallée de l’Argens se cale ici au pied d’une falaise entre forêts et champs de lavande ou d’oliviers. Le lieu est un peu féerique et les dimensions du village ne font qu’accentuer cette impression. Chateauvert est vraiment une minuscule commune, recroquevillée sur elle-même ou plutôt autour de son église. Ici les activités culturelles sont logiquement limitées et c’est la nature qui prend le dessus : kayakistes et amateurs d’escalades trouvent sur ce site un formidable terrain de jeu. On y vient aussi pour les vignobles tandis que quelques artistes ont ici trouvé le calme et l’atmosphère propices à l’inspiration. Datant du XVIIème siècle, l’église de la Transfiguration est surmontée d’un typique campanile provençal.

Pontevès

Calé au pied des reliefs des Bessillons, Pontevès est un village à l’histoire très riche. Fief des Marquis du même nom, le bourg de Pontevès dresse ses tours cylindriques en haut d’un piton rocheux. Le clocher surmonté d’un campanile provençal sort du couvert forestier pour répondre à ces tours majestueuses. Car au Moyen-âge, Pontevès était le cœur d’une seigneurie de premier ordre qui dominait les alentours jusqu’à Barjols. Dès 1021, le village apparaît dans les textes sous le nom de Castellum. C’est ensuite au XIIIème siècle qu’une seconde enceinte vient englober le village autour de la forteresse. Le XIVème siècle, et plus précisément l’année 1348 aura été terrible pour Pontevès : la Peste provoque la désertion du village. Les gens

Barjols

Ancienne cité industrielle dont elle garde les stigmates comme d’autres communes ont conservé les vestiges et autres ruines de leur histoire médiévale, Barjols est un concentré d’histoire et d’authenticité provençale. Loin des clichés détournés de la Provence méridionale, on replonge à Barjols dans cette douce Provence intérieure où les œuvres de Pagnol résonnent encore juste. Perché à flanc de collines, telle un équilibriste, la jolie commune vit avec et autour de l’eau. Les nombreuses fontaines qui se laissent découvrir au hasard des rues sont là pour le rappeler (elles sont au nombre de 33). Le site a été occupé successivement par les Ligures et les Romains. Au XIème siècle, le petit bourg était sous la dépendance de la seigneurie de

Brue-Auriac

Ici, on ne peut parler de stéréotype provençal ou de cliché de carte postale. Non que les paysages n’aient de charme, bien au contraire, mais parce que les lieux et leur histoire sont plutôt atypiques. Sous l’œil bienveillant du plus haut pigeonnier d’Europe (22,5 mètres, construit en 1750 il a une capacité d’accueil de 1 500 pigeons), les collines boisées des alentours laissent apparaître deux villages, autrefois ennemis, aujourd’hui réunis. Dans un décor de champs d’oliviers étagés en restanques, de vignes et de petites collines couvertes de chênes verts ou de pins, l’air est chargé des odeurs de thym, de romarin, du fenouil, de la marjolaine ou encore de la sarriette. On retrouve Brue dans les textes pour la première

Seillons Source d’Argens

Perchée sur un roc de tuf de 388 mètres, la commune de Seillons domine la plaine d’où s’écoule l’Argens. Le village s’étire en longueur vers le sommet du rocher. Depuis ce point de vue unique, on peut admirer la silhouette impressionnante de la Sainte-Victoire et rendue mythique par Cézanne. On aperçoit également les massifs du Bessillon et de la Sainte-Baume. Comme le toponyme de Seillons l’indique, c’est ici que le seul fleuve du Var, tristement rendu célèbre par les inondations de juin 2010, l’Argens. Les vieilles demeures du village se succèdent pendant l’ascension jusqu’à un château du XVIIIème siècle situé au cœur d’un jardin à la française. L’histoire du village, ou du moins de son site, remonte à l’antiquité, mais

Ollières

Au pied du massif de la Sainte-Victoire et face au Mont Aurélien, petite commune de l’ouest varois, dans une Provence verte où les champs d’oliviers et les vignes alternent avec de petites collines boisées, Ollières est construite autour de don château du XVIIème siècle. Bien sûr, cette forme urbaine révèle que le château initial avait des fonctions défensives et datait du Moyen-âge comme les nombreux castrum de la région. Alors que de nombreux édifices sont tombés en ruines ou devenus de simples carrières de pierre à la Révolution Française, le seigneur d’Ollières qui avait choisi le bon camp en devenant Général de la République, réussi à préserver la bâtisse. Le cœur du petit bourg a beaucoup de charme, ses rues

Pourcieux

Au pied du Mont-Aurélien, sur l’axe qui sépare l’Arc de l’Argens, le territoire de Pourcieux a été occupé par l’homme depuis le néolithique, mais également lors de l’antiquité romaine et bien sûr au Moyen-âge. Le symbole historique de Pourcieux c’est cette statue romaine, une Vénus sans bras et sans tête qui ne sera pas sans rappeler la Victoire de Samothrace exposée au Louvre. Celle de Pourcieux est aussi connue sous le nom de Vénus d’Avignon, ville où elle est encore exposée. Dans un paysage de vignes et de forêts la petite commune a depuis longtemps développé le tourisme vert. Nombreux étaient les Marseillais qui venaient dans la région randonner sur les pentes du Mont-Aurélien. Si la nature est toujours au

Pourrières

Adossée à la montagne Sainte-Victoire rendue célèbre par le coup de pinceau de Cézanne, Pourrières est un village perché au dessus de la vallée de l’Arc et de Pardigon. Pourrières est entrée dans l’histoire il y a plus de 2 000 ans. C’est en effet sur ce site que le général romain Caius Marius a remporté une bataille contre les Ambrons et les Teutons en 102 av. J.C. Cette victoire terriblement meurtrière a donné probablement son nom au village : Pourrières signifiant « Champ pourri » qui fait référence aux nombreux soldats tombés au combat. Au Moyen-âge, les terres sont aux mains de la famille de Glandevès. Le château accueillit ainsi François 1er, Catherine de Médicis ou encore Charles IX.

Tavernes

Jolie commune du Haut-Var, sur la route qui mène de la Provence intérieure aux gorges du Verdon, Tavernes est une ancienne place fortifiée perdue entre vignes et champs d’oliviers. L’emplacement du village est assez surprenant : aucune colline pour s’appuyer et se protéger, aucun cours d’eau pour puiser cette ressource vitale et tellement importante dans cette région chaude. En parcourant les ruelles ombragées, on cherche, mais il n’y a bien qu’une seule fontaine alors que tant de villages de Provence multiplient les points d’eau. Le secret : quasiment toutes les maisons ont leur propre puits dans la cave, si ce n’est dans la salle à manger. Au Moyen-âge, comme presque partout en Provence, c’est l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui dominait

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