Var

Varages

Perchée sur une falaise de tuf, Varages est la cité de la faïence. La ville doit sa prospérité à la source de la Foux, très abondante, comme en témoignent les 13 fontaines. Dès la préhistoire, les hommes ont profité de la protection et de la richesse de l’environnement local pour s’établir ici. La commune est apparue dans les textes en 992. La villa Varaginis était alors rattachée au monastère de Correns. Le mur de l’ancien donjon, l’ancien prieuré Saint-Jean-Baptiste et la chapelle Saint-Photin. Dès le XIVème siècle la commune est réputée pou son huile d’olive, elle le devient vite également pour la faïence. C’est en 1588 qu’Antoine Clerissy s’installe ici en tant que potier. La tradition s’est ensuite perpétuée au[…]

Saint-Martin de Pallières

A seulement une vingtaine de kilomètres des gorges du Verdon et de Saint-Maximin-la Sainte-Baume, ce village de caractère se dresse au sommet d’un promontoire rocheux. Les maisons se sont agglutinées autour du château du XIIème siècle. Aujourd’hui entouré d’un jardin à la française, sa fonction initiale était bien sûr défensive. Il a été transformé au XVIIème siècle par la famille de Laurens. Partiellement détruit au cours de la révolution, l’édifice fut restauré et agrandi sous l’Empire. Ses tours crénelées ont été ouvertes et habillées de fenêtres. L’église de Saint-Martin de Pallières, dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, est reliée au château par un passage vouté. Les maisons du village s’étirent les unes après les autres sur la pente du promontoire rocheux.

Esparron de Pallières

A 70 km de Marseille, une vingtaine de Saint-Maximin ou encore une trentaine de Manosque, le petit village d’Esparron de Pallières est dominé par un imposant donjon. Sa silhouette marque le paysage et en fait le symbole local. Esparron doit sa renommée à Charles d’Arcussia, seigneur local qui fut le premier à éditer un traité officiel de fauconnerie. Le village accueille toujours la fête de la fauconnerie où les spectateurs peuvent admirer, entre autre, des démonstrations de chasse au vol. La présence humaine sur le site remonte à la préhistoire. Les ligures, puis les romains s’y sont ensuite succédé. Un monastère s’y s’est même installé mais a été dévasté lors des invasions sarrasines, avant d’être reconstruit autour de l’an mil.

Rians

Gros bourg situé entre le massif de la Sainte-Baume et la montagne Sainte-Victoire, Rians est construite autour de son château fort. De cet édifice il ne reste qu’une tour réutilisée comme tour de l’horloge. Site occupé depuis le néolithique, c’est sa position stratégique entre mer méditerranée et Alpes qui a valu à Rians de se développer. Le castrum a donc pris place sur un promontoire à la confluence de trois vallées. L’activité économique se développe rapidement avec la bienveillance des seigneurs locaux. Rians accueille marchés et foires. La commune a possédé une carrière de plâtre et une tuilerie. Rians fut tristement connue pour la bataille qui se déroula sur son territoire à la fin du XVIème siècle entre catholiques de

Artigues

L’histoire d’Artigues est probablement la plus longue d’Europe. Non qu’elle ait été faite de remous, de guerres, de destructions ou d’autres événements, mais simplement parce que c’est ici qu’on a trouvé les traces du plus ancien peuplement : 60 000 ans avant Jésus Christ. Et ce n’est pas pour autant que le site a connu une explosion urbaine au fil des siècles, bien loin de là. Si les Ligures se sont installés dans la région, si les Romains se sont également arrêtés sur ces terres, si encore le petit bourg s’est trouvé resserré à l’époque médiévale, Artigues n’a jamais vraiment grossi et le peuplement actuel ne doit pas être beaucoup plus conséquent qu’à la préhistoire. Aujourd’hui, ce minuscule village compte

Ginasservis

Au cœur du Haut-Var, tout proche des eaux troublées et troublantes du Verdon, le village de Ginasservis est perché sur un petit éperon rocheux. Autour d’un château médiéval en ruines, les maisons s’enroulent en enfilade. Eté comme hiver, le village est d’un calme rare. Convoité par les Romains, l’oppidum qui prenait place sur ce site s’est élargi vers Saint-Antoine et à la Foux. A cet endroit, en 970, les moins de l’abbaye Saint-Victor de Marseille fondent un prieuré, deux autres voient le jour au XIème siècle à Saint-Antoine et Saint-Damasse. Mais c’est au cours du XIIIème siècle, et plus précisément en 1240, que Ginasservis occupe une place particulière dans la région quand l’ordre des chevaliers d’Aix prend possession de ce

Saint-Julien le Montagnier

Ici, il est parfois difficile de retrouver le centre du village, tant la commune est éclatée en une multitude de hameaux (28 au total). Néanmoins c’est d’abord le vieux village perché qui attire l’attention. Ses ruelles étroites et logiquement ombragées pour ne pas souffrir trop de la chaleur estivale débouchent sur une magnifique église romane Au fil des routes et des chemins, on se laisse charmer par tous ces corps de fermes, ces hameaux en ruines, les moulins à vent les paysages étagés en restanques, les oliviers, les chênes, les lavandes un peu plus loin, les premiers plissements des Alpes encre un peu plus loin (du vieux village, par temps clair, on peut voir le territoire de sept départements) Il

Vinon sur Verdon

Ce village situé aux marges septentrionales du département du Var s’enorgueillit d’être la patrie des Cocos. N’y voyez aucune référence avec les cercles de travailleurs et la présence assez marquée du parti communiste au cours du XXème siècle dans la région… Non, les cocos ce sont les haricots secs, cultivés tout autour du bourg. C’est l’endiguement du Verdon et de la Durance qui a permis la mise en culture des terres environnantes il y a de cela un siècle. Jusqu’alors les crues des deux cours d’eau étaient connues pour être très dangereuses et ce n’est pas un hasard si le village est allé se nicher sur un petit piton rocheux surplombant justement la confluence du Verdon et de la Durance.

La Verdière

Organisée tout autour de l’imposante silhouette du château qui la domine, la commune de la Verdière ressemble à une petite perle de vie dans un océan de verdure. Véritable oasis de fraîcheur avec ses fontaines et ses lavoirs. Les Celtes, les Ligures, les Romains ont occupé les collines avoisinantes dans un habitat dispersé en fonction de l’usage qu’ils avaient des ressources naturelles. C’est au Moyen-âge que ce donjon impressionnant accueillit une garnison de soldats. Cependant la population vivait essentiellement à l’écart de ce lourd édifice, préférant se concentrer sur les travaux agricoles. Les habitants de la commune avaient tellement peu d’intérêt pour le château qu’ils se sont même insurgés au XVème siècle contre des projets d’expansion coûteux, alors que la

Montmeyan

Etape incontournable du Haut-Var, sur la route qui relie la Provence verte et intérieure aux mythiques gorges du Verdon, Montmeyan se pose délicatement dans le paysage, sur un petit relief au milieu de la plaine (d’où son toponyme qui signifierait le « Mont du milieu »). Le village serpente doucement dans des rues étroites, ses traverses et autres passages voutés, jusqu’à son église du XIIème siècle coiffée d’un inévitable campanile et aux ruines de son château. Véritable poste d’observation dans cette terre du milieu, Montmeyan offre à la fois un panorama sur le massif des Maures au Sud et les sommets enneigés des Alpes au Nord. L’occupation humaine remonte au paléolithique, comme en témoignent les traces dans la grotte dite

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