Organisée tout autour de l’imposante silhouette du château qui la domine, la commune de la Verdière ressemble à une petite perle de vie dans un océan de verdure. Véritable oasis de fraîcheur avec ses fontaines et ses lavoirs.
Les Celtes, les Ligures, les Romains ont occupé les collines avoisinantes dans un habitat dispersé en fonction de l’usage qu’ils avaient des ressources naturelles. C’est au Moyen-âge que ce donjon impressionnant accueillit une garnison de soldats. Cependant la population vivait essentiellement à l’écart de ce lourd édifice, préférant se concentrer sur les travaux agricoles. Les habitants de la commune avaient tellement peu d’intérêt pour le château qu’ils se sont même insurgés au XVème siècle contre des projets d’expansion coûteux, alors que la seigneurie ne leur apportait qu’une protection démesurée au regard des tâches auxquelles ils devaient se soumettre.
Pourtant, et cela peut justement paraître surprenant, le château a traversé l’épisode révolutionnaire sans finir en carrière de pierre. Aucun entrepreneur ne souhaitant se porter acquéreur de l’édifice, c’est le marquis de Forbin lui-même, après une période d’exil, qui récupère son bien et le réhabilite. Peut-être que la protection des remparts pendant les guerres de religion a rapproché la population de ce vecteur identitaire qu’elle tentait d’ignorer depuis des siècles.
Loin des voies de communication, sans ressources exceptionnelles, la Verdière est restée un village calme, victime de l’exode rural. La beauté des lieux et un retour aux sources sociétal l’a un peu redynamisé.

Var
Un bel arrière-pays aux allures