Au cœur du Haut-Var, tout proche des eaux troublées et troublantes du Verdon, le village de Ginasservis est perché sur un petit éperon rocheux. Autour d’un château médiéval en ruines, les maisons s’enroulent en enfilade. Eté comme hiver, le village est d’un calme rare.
Convoité par les Romains, l’oppidum qui prenait place sur ce site s’est élargi vers Saint-Antoine et à la Foux. A cet endroit, en 970, les moins de l’abbaye Saint-Victor de Marseille fondent un prieuré, deux autres voient le jour au XIème siècle à Saint-Antoine et Saint-Damasse. Mais c’est au cours du XIIIème siècle, et plus précisément en 1240, que Ginasservis occupe une place particulière dans la région quand l’ordre des chevaliers d’Aix prend possession de ce territoire. Il est à l’origine de la construction du château. Détruit et rebâti à plusieurs reprises, il ne résista cependant pas à la fougue révolutionnaire.
Si le bourg a eu quelques responsabilités à l’échelle cantonale, il n’a jamais eu les moyens de prendre le virage industriel et a naturellement souffert de l’exode rural. Aujourd’hui, peu seront ceux qui se plaindront du calme qui en découle et de la qualité du cadre de vie. C’est ici qu’a été tourné le film de Christian Philibert « Les quatre saisons d’Espigoule ».

Var
Un bel arrière-pays aux allures