Ici, on ne peut parler de stéréotype provençal ou de cliché de carte postale. Non que les paysages n’aient de charme, bien au contraire, mais parce que les lieux et leur histoire sont plutôt atypiques. Sous l’œil bienveillant du plus haut pigeonnier d’Europe (22,5 mètres, construit en 1750 il a une capacité d’accueil de 1 500 pigeons), les collines boisées des alentours laissent apparaître deux villages, autrefois ennemis, aujourd’hui réunis. Dans un décor de champs d’oliviers étagés en restanques, de vignes et de petites collines couvertes de chênes verts ou de pins, l’air est chargé des odeurs de thym, de romarin, du fenouil, de la marjolaine ou encore de la sarriette.
On retrouve Brue dans les textes pour la première fois en 1033, il passe sous la domination de Saint-Victor de Marseille dès 1075. Auriac a connu sensiblement la même histoire, à la différence que les Templiers possèdent une partie des terres.
Dépeuplés quasiment intégralement au XVème siècle, les deux villages ont du attendre 1735 et l’arrivée de Georges Roux, un armateur Marseillais qui y développe une cité agricole et artisanale. L’industrie s’y développe alors autour de la soie, de la faïence et des draps. La réunion des deux entités se fait ensuite en 1840.
A voir, l’église Notre-Dame, les vestiges du château de Georges Roux et la petite chapelle Notre-Dame de Brue autrefois dédiée à Saint-Etienne.

Var
Un bel arrière-pays aux allures