Traversé par le Cauron, perdu au cœur de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler la Provence Verte, le village de Bras a quelque chose de mystérieux. Bien que l’occupation humaine de la région remonte au néolithique et que l’antiquité gallo-romaine a permis le développement de l’agriculture, c’est au Moyen-âge et plus précisément au XIème siècle que s’est développé le castrum de Bras sur la colline Saint-Pierre. Quelques habitations se collent alors autour d’une église et d’un château. C’est au XIIIème siècle que l’ordre des Templiers s’installe non loin de là, à la chapelle Notre-Dame de Bethléem. La croissance du village s’en ressent inévitablement. La période de prospérité, malgré des épisodes de peste, se poursuit jusqu’aux révolutions industrielles et l’exode rural. Le village s’est déplacé des hauteurs aux contrebas de la colline.
Aujourd’hui, le seul vestige de la commanderie des Templiers, reste la chapelle romane de l’Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem. On notera son clocher-peigne actuellement privé de ses deux cloches.
Bras c’est aussi un formidable site naturel, notamment avec la cascade du Tombereau, située à la confluence du Cauron et de l’Argens : véritable lieu féérique, teinté de magie peut-être, mais surtout incroyablement calme et frais.

Var
Un bel arrière-pays aux allures