Charente-Maritime

Saint-Savinien sur Charente

A une dizaine de kilomètres au nord de Saintes, Saint-Savinien est un village qui a su conserver tout son charme : l’image emblématique de Saint-Savinien sont ses vieilles maisons serrées les unes aux autres en bordures de Charente, dont les jardins sont presque à hauteur du fleuve. Certaines demeures ont appartenu à des négociants ou armateurs faisant fortune grâce au fleuve, par lequel on exportait notamment les précieuses ressources de Saint-Savinien, plus précisément sa pierre calcaire extraite des falaises et carrières de son arrière-pays et dont la réputation de qualité dépassait les frontières de la région. Après avoir parcouru les agréables quais fleuris, les enfants apprécieront le port miniature de l’île de la Grenouillette (www.cityzeum.com/port-miniature-de-saint-savinien), et l’on pourra partir faire[…]

Château de la Roche-Courbon

Le château de la Roche-Courbon est un ancien château fort construit en 1475 Jehan de Latour, fortifié et austère, destiné à se protéger des conflits incessants avec les Anglais. C’est au XVIIe siècle que le château est embelli et réhabilité dans un style Renaissance, agrémenté de très ordonnés jardins à la française, perçant la vaste forêt qui entoure La Roche Courbon. A partir de la Révolution, le château est abandonné. Il fût néanmoins repris par un industriel rochefortais, Paul Chénereau, qui engagea une bonne partie de sa fortune à la restauration du domaine tout entier, suite à un appel lancé par Pierre Loti dans le Figaro en 1908 pour sa sauvegarde. On peut diviser la visite en deux parties :

Haras national de Saintes

Un peu excentré sur la rive droite, le haras national de Saintes compte parmi les 23 du même type existant en France. Ce pôle hippique fût créer sous Louis-Philippe en 1846 : les bâtiments du haras présentent ainsi le style soigné Second Empire, entourés d’un grand parc de 9 hectares. Les fonctions du haras, si elle tourne toutes comme on s’en serait douté autour du cheval, sont multiples : il accueille des manifestations équestres, des concours d’élevage, dressage des chevaux, mais également la reproduction grâce aux précieux étalons élevés ici. Des races prestigieuses sont entretenues au haras de Saintes tels que les pur-sangs, ou les trotteurs français. Le haras est ouvert au public pour des visites libres mais aussi avec

Musée Dupuy-Mestreau

Le musée Dupuy-Mestreau se situe au sud du quartier Saint-Pierre, tout proche de la Charente. Le musée est aménagé dans un ancien hôtel qui date de 1738, destiné au marquis Antoine Guinot de Monconseil : son imposante silhouette est un bel exemple de l’architecture civile du XVIIIe siècle. Avant de devenir musée, l’hôtel abrita la préfecture de la Charente-Inférieure, l’ancêtre de la Charente-Maritime, de 1790 à 1810. Le musée n’a volontairement pas beaucoup bougé depuis sa création en 1920, présentant une exposition quelque peu désuète mais qui ne manque pas de charme : la collection repose sur le travail d’Abel Mestreau (1855-1939), dont la grande passion reposait sur la vie passée et l’histoire de la région : l’Angoumois, la Saintonge,

Saintes-La Charente

Saintes appartient à un quatuor de villes prospères qui se sont développées le long de la Charente, avec Angoulême, Cognac et Rochefort. Longtemps le commerce sur la Charente représentait une activité importante pour la région : le long du fleuve défilait les typiques gabarres, ces bateaux à fond plat chargés de pierres, de cognac et au retours de sel reliant l’intérieur des terres à la côte. A Saintes, une partie des rives de la Charente est aménagée d’arbres et de pelouses, pour un agréable décor verdoyant en plein centre. Sur les quais, à l’embarcadère se situant au niveau de l’Arc de Germanicus, plusieurs options s’offrent pour une virée sur les eaux du fleuve : croisière à bord du Ville de

Quartier de l’Echevinage-Saintes

Le quartier de l’Echevinage s’étend au nord de la cathédrale Saint-Pierre : il s’agit du vieux centre historique de la ville. Le quartier est aujourd’hui majoritairement piétonnier, avec notamment ses deux grandes rues commerçantes, rue Alsace-Lorraine et rue Victor Hugo, animées de badauds et de boutiques. On trouvera dans chacune de ces deux rues un musée consacré à l’art : -28 rue Victor Hugo, le musée du Présidial se tient depuis 1864 dans un bel hôtel particulier datant du début du XVIIe siècle. Ce musée se consacre aux beaux-arts, et principalement à la peinture où sont représentées les écoles flamandes, hollandaises et françaises sur une période s’étalant du XVIe au XVIIIe siècle. On termine la visite par une exposition de

Musée archéologique de Saintes

A quelques pas de distance de l’Arc de Germanicus, le musée archéologique de Saintes abrite une remarquable collection lapidaire, dont la majeur partie des pièces sont issues de fouilles ayant eu lieu au début du XIXe après la démolition des anciens remparts de la ville. Ces pièces d’exception furent longtemps gardées à l’abri puis exposées dans ce musée à partir de 1933. On parcourt ainsi dans le « musée des Pierres » installé dans les anciens abattoirs : un festival de vieilles pierres sculptées, qui composaient en leur temps l’architecture des édifices de Mediolanum (l’antique Saintes gallo-romaine), publics et funéraires : inscriptions, sculptures, statuaires, bas et hauts-reliefs, colonnes, tombeaux… témoignent d’un important atelier de sculpture actif à Mediolanum dès le Ier siècle

Arc de Germanicus, Saintes

L’Arc de Germanicus est un rescapé parmi les très nombreux vestiges gallo-romain disparus de Saintes : voué à la destruction en 1843, c’est grâce à l’intervention de Prosper Mérimée, alors inspecteur des monuments historiques, qu’il fût démonté puis reconstruit en son actuel emplacement. L’Arc de Germanicus servait de porte monumentale marquant l’entrée et la sortie du pont qui enjambait la Charente vers l’antique cité de Mediolanum, sur la célèbre Via Agrippa qui la reliait à Lugdunum (Lyon). La destruction du pont pour l’aménagement des berges au XIXe rendait la présence de l’arc obsolète et gênante, c’est pourquoi ses deux hautes arches trônent aujourd’hui à une quinzaine de mètres de son implantation d’origine. L’érection de l’arc est estimée à 18-19 après

Amphithéâtre de Saintes

Saintes se situait à l’époque gallo-romaine sur la via Agrippa qui reliait Lyon et l’Aquitaine. Capitale du pays des Santons, un peuple gaulois, l’antique Mediolanum s’est vue attribuée par les Romains un rôle important sur la région, allant de paire avec l’édification de monuments importants. L’amphithéâtre, qui se trouve dans la partie ouest de la ville, est le plus imposant vestige témoin de l’activité de la ville dès le Ier siècle ap. J.-C. : sa construction remonte au règne de l’empereur Claude (41-54). Appuyé sur les flancs d’un vallon, l’amphithéâtre, ou Arènes de Saintes, s’étend sur une surface de 126 mètres de long sur 102 de large : près de 90 entrées donnaient l’accès à l’ensemble des gradins (la cavea),

Cathédrale Saint-Pierre, Saintes

Bâtie à proximité de la Charente sur la rive gauche, la cathédrale Saint-Pierre domine de son massif clocher surmonté d’un dôme perché à 65 mètres de hauteur le vieux centre de Saintes, qui porte le même nom. La construction de Saint-Pierre succéda à plusieurs édifices religieux antérieurs, dont une église romane du XIIe : son piteux état, au point que ses voûtes commençaient à s’effondrer, mène à la décision d’ériger milieu XVe d’une nouvelle cathédrale, de style gothique flamboyant cette fois. Mais la construction ne fût jamais totalement terminée, et la cathédrale demeurera inachevée en raison des saccages perpétrés durant les guerres de religions, puis par manque de moyens. Retouchée, restaurée à différentes reprises à partir du XVIIe, la cathédrale

Scroll to Top