Charente-Maritime

L’abbaye royale de Saint-Jean d’Angély

La fondation de l’abbaye de Saint-Jean d’Angély remonte au début du IXe siècle, sous l’impulsion de Pépin, alors duc d’Aquitaine : son but était d’y entreposé une relique, la tête de saint Jean-Baptiste, rapportée d’Orient. Mais les Vikings, très actifs à cet époque, pillèrent à plusieurs reprise l’abbaye, et ce n’est qu’en 1010 que la tête est retouvée dans les débris : on décide la reconstruction de l’abbaye, qui n’aura de cesse de se développer, devenant l’une des plus puissantes de la France de l’ouest, ainsi qu’une étape importante vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette prospérité est mise à mal durant la Guerre de Cent Ans, Anglais et Français se disputant la possession de la ville, puis durant les Guerres de[…]

Marans

Sur la Sèvre Niortaise, dans le marais Poitevin, Marans est une petite ville construite dans des marais asséchés par le travail de moines. Un bourg se développe au XIe siècle autour d’un château, qui sera fortifié au XIVe siècle : il n’en subsiste rien, Richelieu décidant de la raser durant le siège de La Rochelle. Petit port à l’intérieur des terres, Marans occupera une journée de visite dans le marais Poitevin. L’ancienne église Saint-Etienne date du XIIe, et les ruines encore debout (dont un clocher octogonal) sont classées monument historique. L’église Notre-Dame ne s’est vue adjoindre un clocher qu’en 1988 : de cette peu commune construction de verre et de béton, un beau panorama s’ouvre sur les marais (renseignements visites

Taillebourg et son château

Taillebourg est un petit village d’à peine plus de 700 habitants du Val de Charente, sur les rives du fleuve. Le village, malgré sa petite taille, a été le théâtre d’affrontements qui resterons dans l’histoire, notamment pour le contrôle de son château : Taillebourg se situe en un point qui fût longtemps stratégique pour le passage de la Charente. Ainsi, la bataille de Taillebourg de 1242 voit s’affronter Saint-Louis et Henri III : bataille un peu particulière puisque les deux armées campent de part et d’autre du fleuve n’engageant pas de véritables combats, au contraire de ce que représente la toile éponyme de Delacroix (1837)… La véritable bataille se déroulera finalement sous les remparts de Saintes, amenant à une trêve,

Les carrières de Crazannes

Crazannes fût longtemps réputée pour la qualité de la pierre extraite dans les carrières environnantes. D’énormes blocs étaient ainsi transportés en gabare sur la Charente, pour être exportés vers l’Europe toute entière : la cathédrale de Cologne est bâtie avec de la pierre de Crazannes. On raconte que le socle de la statue de la Liberté en serait également constituée, bien que ce ne soit pas certain. Les carrières de Crazannes voient leur exploitation stoppée à partir de la Seconde Guerre Mondiale, ce matériaux n’étant alors que peu utilisé. A l’abandon, les carrières sont peu à peu envahies d’une végétation luxuriante, et deviennent le lieu de vie de nombreux animaux. Un pôle nature est créé en 1997 : un musée

Château de Dampierre sur Boutonne

Dampierre est un petit village du nord de la Saintonge, établit sur les bords des méandres de la Boutonne. Son château est le principal monument à visiter : il existait un château féodal à Dampierre dès le Xe siècle, dont la possession fut tour à tour française et anglaise. Fin XVe, François de Clermont décide la destruction de la forteresse et la construction d’un nouveau château, qui se verra modifier vers 1550 par l’ajout de galeries superposées à l’Italienne : il en résulte un très bel exemple d’architecture renaissance, qui connut une existence difficile. Il fût ainsi pillé durant les Guerres de Religion, endommagé à la Révolution, ses archives brulées… Commence ensuite une longue période de restaurations successives. Le château

Asinerie du Baudet du Poitou

A environ 4 kilomètres du village de Dampierre sur Boutonne, l’Asinerie est créée en 1980 dans le but de préserver le Baudet du Poitou, une race d’âne sérieusement mise en danger par la mécanisation des campagnes, et menacée de disparition à terme, selon une enquête menée à l’époque par les Haras nationaux. Tout un plan de sauvegarde est alors organisé, basé sur un système élaboré de reproduction de l’espèce qui vous est expliqué par une exposition interactive : on apprend ainsi qu’à force de croisements successifs, on obtient un Baudet de race pure à la 7eme génération. On découvre également l’histoire de cet âne à l’allure étonnante, avec ses longs poils, ses grandes oreilles : les enfants seront ravis du

L’Hôpital des Pèlerins de Pons

Au Moyen-Age, les pèlerinages de par les chemins de Saint-Jacques de Compostelle battaient leur plein, et ils étaient ainsi nombreux à traverser la Saintonge. Pons (que l’on prononce « Pon »), faisait partie des étapes qui composaient cette route. C’est au milieu du XIIe siècle, pour faire face à l’affluence des pèlerins, que Geoffroy III, alors seigneur de Pons, décida la construction d’un hôpital pour suppléer à l’hospice Saint-Nicolas, à la capacité insuffisante. Surnommé dès lors « l’hôpital neuf », on prit soin d’implanter ses bâtiments à l’extérieur de la cité, d’une part pour accueillir la nuit après la fermeture des portes, de l’autre pour se protéger des risques de contagions et d’épidémies allant de paires avec les voyageurs malades. L’hôpital se compose de

Donjon de Pons

Au sud du département de la Charente Maritime, au coeur de ce pays encore très rural qu’est la Haute Saintonge, Pons est une ancienne cité médiévale qui s’est développée sur les rives d’une rivière, la Seugne, aux méandres marécageux. Élément emblématique de cette petite ville tranquille, le donjon médiéval demeure le témoin d’un passé où Pons possédait une réelle influence sur la région. Un premier donjon fut ainsi rasé dès le XIIe siècle à l’initiative de Richard Coeur de Lion dans le but de réduire les aspirations à l’indépendance des Saintongeais de l’époque. Le seigneur de Pons, Geoffroy III, fait reconstruire dans la foulée un nouveau donjon entre 1180 et 1185 : cette imposante construction, semblable à un imprenable massif

Château de Crazannes

Au nord de Saintes, sur la petite commune de Crazannes, le château de Crazannes est considéré comme l’une des plus anciennes demeures saintongeaises. Comme c’est souvent le cas, l’actuel château, érigé au XIVe siècle, le fût sur les ruines d’une ancienne forteresse du XIe : le vieux donjon, la chapelle et les douves sont les témoins de ces temps reculés. Le château, composé de son corps de logis et d’une tour cylindrique, qui abrite également des chambres d’hôtes, se visite : à l’extérieur, la façade nord attire particulièrement l’attention avec son style gothique flamboyant ornée de sculptures représentant dragons et autres monstres ou personnages légendaires. La porte est enrichie de représentations de l’arrivée de pèlerins, Crazannes étant situé sur une

Le Paléosite

Sur la commune de Saint-Césaire, à une dizaine de minutes en voiture de Saintes, le Paléosite est un grand espace de découverte de la préhistoire qui met l’accent sur l’interactivité de ses attractions, dignes d’intérêt aussi bien pour les enfants que pour les adultes. La fondation ici du Paléosite n’est pas due au hasard : c’est dans le vaste parc que se trouve le « gisement de Pierrette », un site de fouille archéologique où ont été retrouvé les restes de cette néandertalienne dont l’existence remonte à 35000 av. J.-C.. La visite est riche en attraction : on débute avec les animaux préhistoriques, mammouth et autres tigres à dents de sabre. On se plonge ensuite dans les origines de la terre à

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