Au Moyen-Age, les pèlerinages de par les chemins de Saint-Jacques de Compostelle battaient leur plein, et ils étaient ainsi nombreux à traverser la Saintonge. Pons (que l’on prononce « Pon »), faisait partie des étapes qui composaient cette route.
C’est au milieu du XIIe siècle, pour faire face à l’affluence des pèlerins, que Geoffroy III, alors seigneur de Pons, décida la construction d’un hôpital pour suppléer à l’hospice Saint-Nicolas, à la capacité insuffisante. Surnommé dès lors « l’hôpital neuf », on prit soin d’implanter ses bâtiments à l’extérieur de la cité, d’une part pour accueillir la nuit après la fermeture des portes, de l’autre pour se protéger des risques de contagions et d’épidémies allant de paires avec les voyageurs malades.
L’hôpital se compose de la salle des malades, dont le nom ne laisse pas de doute quant à son utilisation, et d’une église aujourd’hui disparue. Ces deux éléments étaient reliés par un passage voûté toujours existant, dans lequel on observe encore les nombreux graffitis gravés dans la pierre. Un jardin médiéval a été reconstitué à la place de son prédécesseur du XIIIe siècle.
L’ensemble de l’hospice fut bâti dans un style roman saintongeais, et son activité perdura jusqu’au XVIIIe siècle : il fut par la suite inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco.

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