Venise

Le peintre exceptionnel Paolo Caliari : Véronèse

Élevons notre regard vers les plafonds ; ils ont tous été peints en un extraordinaire cycle pictural qui donne une cohérence de décors unique à Venise. Alors, parlons maintenant de ce peintre exceptionnel, de ce Paolo Caliari, originaire de Vérone, qui s’établit à Venise en 1555 et qui est plus connu sous le nom de Véronèse. Dès son installation, le peintre est engagé pour réaliser le décor de l’église Saint Sébastien et il y interviendra encore jusque dans les années 1565-1570. L’artiste va consacrer une grande partie de sa vie à orner cette église. Et nous pouvons remercier le commanditaire de l’œuvre, le prieur du couvent et protecteur de Véronèse, de lui avoir laissé toute liberté d’inspiration. Cette liberté dans[…]

L’histoire de l’Église Saint Sébastien

Parlons d’abord un peu de ce lieu. Sur ce site, a été fondé, vers le milieu du 14e siècle, le petit monastère des Gerolamini, moines ermites accueillant les pauvres. L’église d’origine devenue trop petite, une deuxième est construite au début du 16e siècle par Scarpagnino, auteur de nombreuses architectures de la Renaissance à Venise telles que la Scuola San Rocco ou l’escalier des Géants du Palais des Doges. Cet édifice est dédié à Sébastien, le saint protecteur contre la peste, dont la dernière grande poussée en Europe, en 1482, était encore toute récente. Comme vous aurez pu le constater avant d’entrer dans l’église, l’architecte est resté dans la pure tradition du classicisme : la façade extérieure est ornée de colonnes

L’Église Saint Sébastien

La place sur laquelle nous sommes est accolée à une autre place dont nous pouvons déjà entrevoir l’église. Déplaçons nous jusqu’au Campo San Sebastiano, et dirigeons-nous vers sa façade en bord de canal, le rio di San Sebastiano, ou canal de Saint Sébastien. Vous êtes maintenant arrivé devant la façade de la Chiesa di San Sebastiano. L’église de Saint Sébastien est l’un des plus importants sites de l’art vénitien. Tout simplement parce que c’est “l’église de Véronèse “, le panthéon de son œuvre, et le lieu d’expression de tout le génie de l’un des plus grands peintres vénitiens et européens du 16e siècle. C’est aussi son sanctuaire : un sanctuaire de la splendeur vénitienne. La porte d’entrée est en façade,

Le Campo de l’Angelo Raffaele

Vous pouvez maintenant sortir de l’église et la contourner par la gauche afin de retourner sur le Campo de l’Angelo Raffaele d’où vous venez, et qui est situé derrière l’église. Au centre de cette place, vous remarquerez une belle margelle de PUITS datée de 1349. Elle nous donne l’occasion d’évoquer ces puits vénitiens, si typiques et qui font totalement partie du paysage de la ville. Mais, loin de n’être que pittoresques, ils furent tout simplement indispensables à la survie de ses habitants, jusqu’à ce qu’ils soient remplacés par des conduites d’alimentation en eau potable, au début du 20e siècle, seulement. En effet, les Vénitiens, ne pouvaient atteindre les nappes phréatiques. Dès lors, ils étaient contraints d’utiliser l’eau de pluie, et

L’église de l’Ange Raphaël

Cette promenade commence donc sur le Campo de l’Angelo Raffaele, la place de l’ange Raphaël. Dirigeons-nous vers le Rio Angelo Raffaele, c’est-à-dire en direction du Canal de l’ange Raphaël, en longeant l’un des deux côtés de l’église. L’entrée de la Chiesa Dell’Angelo Raffaele est en façade au bord du canal sur la Fondamenta Peschiera, sur le quai des pêcheurs. Nous sommes maintenant devant l’église de l’Ange Raphaël qui fut fondée au 7e siècle, comme l’aurait été l’église Saint Nicolas des Mendiants dans ce même quartier du Dorsoduro. Elles sont d’ailleurs fortement liées, appartenant au même quartier de pêcheurs. Dans cette partie extrême de la ville tournée vers la mer, l’Ange Raphaël, comme d’ailleurs Saint Nicolas, était autrefois considéré comme le

Dorsoduro insolite de Véronèse et du Tintoret : introduction

Deux promenades, dont celle-ci, vous livrent le Dorsoduro, le quartier le plus populaire et le plus préservé des foules touristiques de Venise. Cette promenade, d’environ un kilomètre et qui vous guide pendant environ 1h45, nous fait démarrer du Campo Angelo Raffaele pour rejoindre les Zattere, qui sont les quais situés à proximité de la Chiesa San Trovaso, l’Église San Trovaso. Elle nous donnera l’occasion d’admirer des chefs-d’œuvre de la peinture vénitienne : de magnifiques Véronèse à l’église de Saint Sébastien et d’illustres oeuvres de Tintoret à San Trovaso. Mais cette promenade nous permettra aussi de découvrir la construction de ces autres incontournables vénitiens que sont les puits et les gondoles.

Nicopeia

Dernier point de notre visite : la Chapelle de la Vierge Nicopeia. Pour la rejoindre, suivons le parcours déterminé et allons dans le bras gauche du transept, puis tournons sur notre droite pour nous retrouver face à la chapelle située à gauche du chœur. APPUYEZ SUR PAUSE C’est la Chapelle de la Vierge Nicopeia. Le nom provient du tableau que nous pouvons voir au-dessus de l’autel de la chapelle. Cette icône fait toujours l’objet d’une fervente vénération, ce dont vous vous apercevrez probablement. Les fidèles sont toujours nombreux à venir l’honorer. Et pour cause… Ramenée de Constantinople, après son sac, l’icône garde un caractère fortement symbolique. Rendez vous compte, cette Vierge était la patronne de l’Empire byzantin. Devenue propriété de

Pala d’Oro

Si vous le souhaitez, nous pouvons pénétrer dans le chœur, qui est payant. Qu’y verrons-nous ? Et bien, le maître-autel, appelé la « Pala d’Oro ». Ce retable d’or est certainement l’un des ouvrages d’orfèvrerie les plus importants au monde. Alors, si vous ne souhaitez pas effectuer cette visite, sélectionnez le chapitre suivant intitulé « Nicopeia ». Mais si vous souhaitez découvrir la célèbre Pala d’oro, prenez votre ticket sur la droite de l’iconostase et retrouvons nous devant le retable. APPUYEZ SUR PAUSE Voilà, nous sommes à présent devant la «Pala d’Oro». Une œuvre époustouflante. Et même s’il y a beaucoup de monde devant, prenez le temps de la découvrir et de l’admirer. C’est une œuvre d’art exceptionnelle, unique en

Ciborium

Derrière l’iconostase, s’ouvre le chœur où se trouve l’autel principal de l’église. Comme vous pouvez le remarquer, cet ensemble architectural est surélevé de quelques marches. Pourquoi ? Pour abriter la crypte que l’on aperçoit grâce aux petites fenêtres situées au ras du sol, sous l’iconostase. Cette salle souterraine est, dans les églises, le lieu de sépulture d’un martyr ou d’un saint. La crypte de la basilique saint Marc est aujourd’hui fermée au public. Mais elle abritait à l’origine les fameuses reliques de l’évangéliste, donnant à l’édifice son caractère de basilique, c’est-à-dire d’église de pèlerinage. Mais ces reliques furent transférées dans le trésor de la basilique en 1811. Alors parlons maintenant d’un autre chef-d’œuvre du chœur, toujours derrière l’iconostase : c’est

Iconostase

Tournons-nous maintenant vers l’iconostase, cet élément architectural qui sépare la nef du chœur. APPUYEZ SUR PAUSE. Alors, l’iconostase c’est quoi? Et bien, elle a pour fonction de séparer les fidèles du clergé. Erigée sous la forme d’un portique à colonnes comme vous pouvez le voir ici, elle était présente dans toutes les plus grandes églises du début du christianisme. Parlons en un peu plus et voyons sa composition et son rôle. Si cela ne vous intéresse que moyennement, vous pouvez gagner le chapitre « ciborium ». Mais sinon, parlons de l’iconostase : elle fut remplacée en Occident, à l’époque médiévale, par le jubé qui avait la même fonction. Mais elle pouvait aussi se présenter sous la forme d’un mur recouvert

Scroll to Top