Toulouse

n°11 rue Malcousinat

Installé à Toulouse en 1432, Hugues de Boisson, marchand d’étoffes et de pastels, fit construire en 1458 son premier hôtel particulier au numéro 11 de la rue Malcousinat. Celui-ci ayant brûlé en 1463, il le fait reconstruire entre 1468 et 1478. C’est un hôtel classique de la fin du Moyen Âge, construit entre cour et jardin, avec son accès principal rue des Changes et un accès secondaire, aujourd’hui le seul subsistant, 11 rue Malcousinat. De ce bâtiment, il faut notamment noter la belle tour d’escalier en demi hors-œuvre et les riches décors végétaux des encadrements de fenêtres. Passé en 1535 entre les mains d’un autre marchand de pastel, Jean de Cheverri, l’hôtel fait alors l’objet d’importantes transformations, qui fait reconstruire[…]

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

Créé en 1796 par Picot de Lapeyrouse, le muséum d’histoire naturelle de Toulouse est, après Paris, le deuxième de France par la taille et l’importance des collections. Après des travaux de réaménagement dirigés par Jean-Paul Viguier, il a rouvert en 2007, avec une scénographie résolument contemporaine. À côté d’un joli jardin botanique, d’une médiathèque et d’un espace de rencontres, les espaces d’exposition s’articulent autour de six thèmes : Terre Active, Classer pour connaître, Ordre du vivant, Ruptures et continuum, Grandes Fonctions et Tableau d’interpellation.

Musée Saint-Raymond

C’est au début du XIXe siècle, avec la création du musée des Antiques de Toulouse, installé aux côtés du musée des Beaux-Arts dans l’ensemble conventuel des Augustins, que commence l’histoire du musée Saint-Raymond. Il ne prend ce nom qu’en 1892, lorsqu’il est déplacé dans l’ancien hôpital Saint-Raymond, construit au XVIe siècle. Consacré au départ à la seule Antiquité gallo-romaine, il a, depuis les années 1960, étendu ses collections, parmi les plus riches de France, à une période beaucoup plus vaste, du début de l’âge du bronze à la fin du IIIe millénaire avant notre ère jusqu’à la fin de l’époque mérovingienne au VIIIe siècle. Ses collections d’art wisigothique, notamment, sont particulièrement riches. Sa rénovation, entre 1995 et 1999, a permis

Musée Paul-Dupuy

C’est dans un bâtiment construit en 1632 pour le procureur Pierre de Besson que Paul Dupuy, directeur de l’École normale supérieure, installa en 1905 ses collections qui, à sa mort en 1948, comptaient près de 80 000 pièces. Il légua l’ensemble à la ville de Toulouse, qui créa le musée Paul Dupuy. Celui-ci s’étend sur quatre étages, et regroupe aussi bien le droguier des Jésuites de Toulouse qu’une riche collection d’ivoire, dont le clou est le “cor de Roland”, un olifant du XIIe siècle, un ensemble exceptionnel d’horlogerie ou près de 6000 estampes et dessins datant du XVe au XIXe siècle.

Musée des Augustins

Commencés en 1309, les travaux de construction du couvent des Augustins de Toulouse se poursuivirent tout au long du XIVe siècle, puis firent l’objet d’une large reprise au siècle suivant, à la suite d’un incendie. C’est dans ce bâtiment majeur du gothique méridional, complété au XIXe siècle par une aile construite sur des plans de Viollet-le-Duc, qu’est implanté, depuis 1795, le musée des Augustins de Toulouse. Musée des Beaux-Arts de la Ville, il présente une collection exceptionnelle d’œuvre d’arts du Moyen-Âge aux premières décennies du XXe siècle, au nombre desquelles on compte notamment les chapiteaux du cloître de la Daurade ou Notre-Dame de Grâce, une splendide Vierge du XVe siècle dont la récente restauration a permis de redécouvrir la polychromie,

Les Abattoirs

Décidée en 1825, la construction d’un unique bâtiment, éloigné du centre ville, pour abriter les abattoirs de Toulouse fut confiée à Urbain Vitry et se déroula de 1828 à 1831. Fermés en 1990, les bâtiments sont repris par la municipalité qui confie, en 1995, aux architectes Antoine Stinco et Rémi Papillaut le soin de les transformer en un musée d’art moderne et contemporain, inauguré en 2000. Collection récente, elle se consacre essentiellement à la deuxième moitié du XXe siècle, même si l’une des œuvres les plus remarquables du musée est le rideau de scène conçu par Picasso pour la pièce “14 juillet” de Romain Rolland en 1936. Y sont particulièrement bien représentés les courants des années 1970, notamment Support/Surface, la

Le Château-d’eau (galerie photographique)

Photographe de presse célèbre, notamment sous le pseudonyme de Yan, Jean Dieuzaide fonda, en 1974, la Galerie du Château d’eau. Implantée, comme son nom l’indique, dans un ancien château d’eau construit de 1822 à 1828, c’est la plus ancienne galerie publique consacrée à la photographie en France. Organisant pas moins de huit expositions temporaires par an, elle possède également une riche collection de tirages tant historiques que contemporains. Amateurs de photographie, ne manquez pas cet espace pionnier, sans véritable équivalent en France !

Hôtel de Puivert

Au milieu du XVIIIe siècle, Sylvestre-Jean-François de Roux, marquis de Puivert, réunit plusieurs parcelles contigües et confie à l’architecte Labat de Savignac, élève de Jacques-François Blondel, le soin de construite l’hôtel de Puivert. Celui-ci conçut un hôtel entre cour et jardin, fortement marqué par le goût de l’époque pour l’ornementation, particulièrement sensible dans le balcon du corps central de bâtiment ou dans l’escalier. C’est du temps du maréchal Niel, qui l’occupa en 1859, que furent réalisés les dessus de porte dont certains sont encore conservés.

Hôtel de Fumel, palais consulaire

Le palais consulaire est le résultat d’une histoire complexe. Au départ, sur un terrain appartenant à la famille de Puybusque, vous trouverez deux hôtels particuliers, l’un du XVIe siècle, l’autre du XVIIe siècle. En 1700, Jacques-Philippe de Ciron, comte de Fumel, rachète les deux hôtels, puis les autres bâtiments, réunit et réorganise le tout, donnant naissance à l’imposante bâtisse actuelle, avec sa façade de brique rythmée par des pilastres de pierre refendus. Racheté en 1742 par François de Roux, premier président du Parlement de Toulouse, il devient la résidence officielle des premiers présidents jusqu’à la Révolution, après quoi, passant au département puis à l’État, il devient le siège de l’archevêché, puis, en 1913, revendu à la Chambre de commerce, il

Fondation Bemberg

Fondée en 1994, grâce au prêt à la ville, pour 99 ans, des collections du riche amateur argentin qui lui a donné son nom, la Fondation Bemberg abrite une riche collection d’œuvres, notamment de peintures, au premier rang desquelles figurent 30 toiles de Pierre Bonnard. L’hôtel Assézat, qui l’abrite ainsi que les sociétés savantes de la ville, est un beau représentant de l’architecture de la Renaissance à Toulouse. Construit pour un riche marchand de pastel de la ville, Pierre d’Assézat, à partir de 1555, peut-être par Nicolas Bachelier, l’édifice, resté inachevé à la mort du commanditaire en 1581, se constitue de deux ailes disposées autour d’une cour, avec des façades où se superposent ordres doriques, ioniques et corinthiens en une

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