Grenoble

Chapelle de l’Adoration

Elle passerait presque inaperçue dans l’enfilade des bâtiments. La chapelle de l’Adoration est en fait reculée de la rue et n’est accessible que par une entrée discrète qui donnait autrefois sur les salles réservées à l’usage quotidien des différentes confréries qui ont occupé les lieux. Ancienne chapelle des Pénitents blancs de Notre Dame du Gonfalon, cette chapelle édifiée durant la seconde moitié du XVIIème siècle était à l’origine celle des Pénitents de la Miséricorde avant que l’ordre ne soit rattaché à celui des Pénitents blancs en 1739. Elle a ensuite accueilli la Société de Charité chrétienne, la congrégation des pères de la Salette et les frères des Ecoles chrétiennes. Elle fut également le siège de l’œuvre de l’Adoration réparatrice. Toujours[…]

Ancienne chapelle de la visitation Sainte-Marie d’en Bas

S’il existe une chapelle de la visitation Sainte-Marie d’en Bas, c’est bien par rapport à une Sainte-Marie d’en Haut. C’est en effet la fondatrice du couvent d’en Haut, déplorant des difficultés d’accès, qui voulu faire construire un second couvent à Grenoble, au cœur de la ville. Les consuls, l’évêque et surtout le parlement donnent leur aval en 1638 et c’est en 1647 que le couvent nommé Sainte-Marie d’en Bas voit le jour dans une maison. Très vite (entre 1652 et 1659) l’ordre des visitandines occupe d’autres maisons aux alentours. C’est en 1675 qu’un grand corps de logis mansardé est bâti, il est doté d’une galerie de cloître et d’un grand escalier à balustres. La chapelle n’est quant à elle qu’une

Chapelle des Jésuites

Située juste à côté du collège et lycée Stendhal qui était l’ancien collège des jésuites, l’ancienne chapelle des Jésuites a conservé sa jolie façade classique mêlant pierres de Sassenages et de l’Echaillon. Si la chapelle a été construite entre 1660 et 1666 avec l’aide financière des seigneurs dauphinois et de Louis XIV, sa façade actuelle date seulement du début du XVIIIème siècle. Les connaisseurs d’histoire des jésuites ou simplement les amateurs d’architecture religieuse, ne manqueront pas de faire le parallèle avec la façade de l’incontournable église du Gesu à Rome. Niches, volutes, chapiteaux corinthiens, frontons triangulaires, tout est dans le style typique des canons de l’architecture classique du XVIIème siècle. Bien sûr, les niches de cette façade ont jadis accueilli

Eglise Saint-Bruno

Pendant longtemps, tout l’ouest de Grenoble a été privé de lieu de culte. C’est paradoxalement après la révolution française et quelques années avant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, que l’église dédiée à Saint-Bruno est ouverte au culte. Pourtant Bruno est une personnalité religieuse de premier ordre en Isère puisqu’il est le fondateur du premier couvent de la Grande Chartreuse en 1084. Pour sa construction, les Pères Chartreux ont fait une très importante donation, mais des revirements successifs dans les projets de construction. Quatre architectes se sont succédé. C’est finalement Alfred Berruyer qui est arrivé à faire se dresser ce monument de style néo-roman en s’appuyant sur les travaux d’Anatole de Baudot, Alphonse Durand et Eugène Péronnet. Le plus

Eglise Saint-Louis

Simple église paroissiale fondée à la fin du XVIIème siècle, Saint-Louis impose sa silhouette classique dans un quartier aux airs haussmanniens. Construite entre 1689 et 1699 avant d’être consacrée par l’évêque Camus qui avait souhaité sa construction, elle fut dédiée à Saint-Louis, patron du Roi Soleil, protecteur de France… C’est en latin qu’une plaque située à l’entrée de l’édifice rappelle la volonté de Louis XIV. C’est d’ailleurs l’ingénieur et architecte du Roi, Claude Mollart qui donna sa forme de croix latine à l’église Saint-Louis. Sobre et majestueuse, elle s’inscrit parfaitement dans la philosophie du moment. Plus surprenant peut-être, le clocher est surmonté d’un petit dôme. La façade présente à la fois un vitrail et une horloge. A l’intérieur, le chœur

Collégiale Saint-André

Au cœur de la Grenoble médiévale, la collégiale Saint-André est le deuxième plus grand édifice religieux de la capitale dauphinoise. Sa flèche gothique s’élance dans le ciel isérois et domine tout le quartier central du pouvoir delphinal au moyen-âge. C’est d’ailleurs en 1228 que débute la construction de cette collégiale sur ordre du Dauphin André. Il voulait ainsi installer le chapitre des chanoines de Champagnier pour contrôler le pouvoir religieux et affirmer sa suprématie sur l’évêque de Grenoble. Le chapitre compta donc douze chanoines et un prévost. L’on peut encore aujourd’hui deviner l’habitat des chanoines mais dans l’ensemble, il n’a pas résisté aux épreuves du temps et surtout aux destructions révolutionnaires (le cloître disparut également à cette époque). Les processions

Ancien musée bibliothèque

Une forme de charme à l’anglaise règne dans ces lieux, on a l’impression de se retrouver dans un roman d’Agatha Christie ou, pour les enfants, une aventure d’Harry Potter. L’ambiance XIXème siècle n’est absolument pas trompeuse : les travaux ont été finis en 1872 après de longues années de travaux interrompus par la guerre. L’architecte Questel a opté pour un style néo-renaissance intégrant des puits de lumière qui apportent une luminosité confortable au centre de la grande salle sans pour autant risquer de détériorer les ouvrages des collections. Innovation pour l’époque, la charpente de l’édifice est métallique, elle est supportée par des murs construits avec cinq pierres différentes (Fontanil, Chomérac, Sassenage, Echaillon et Saint-Paul -Trois-Châteaux). Les propriétés de chacune d’entre-elles

Ancien hôtel de Lesdiguières

Cet édifice, aujourd’hui connu sous le nom de Maison de l’International a été pendant presque deux siècles et demi l’hôtel de ville de Grenoble. Ce n’était cependant pas sa fonction initiale. A l’origine ce bâtiment a été construit au début du XVIIème siècle et était la résidence des ducs de Lesdiguières. Adossé à la Tour de la Trésorerie qui rappelle le passé gallo-romain de Grenoble puisque elle est située sur l’ancien mur d’enceinte, l’hôte était la résidence des ducs de Lesdiguières. C’est donc François de Bonne, premier duc du nom qui fit élever une véritable maison forte, aux vocations encore défensives. Ce sont ces descendants qui y ont fait ajouter un habillage plus léger et surtout agrandir l’espace habitable. C’est

Ancien Palais du Parlement

Place Saint-André, au cœur d’une Grenoble historique, l’ancien palais du Parlement a été le siège du palais de Justice de la ville pendant cinq siècles. C’était même la plus haute cour de justice du Dauphiné. La fonction initiale d’un tel établissement était d’enregistrer les édits du Roi pour les faire appliquer dans toute la province. Néanmoins, symbole d’une pseudo-autonomie mais surtout de l’importance du Dauphiné aux marges du royaume, le Parlement pouvait émettre quelques réserves sur les injonctions royales. Moins habile diplomate que ses illustres prédécesseurs, Louis XVI fit fermer le Parlement en 1788 suite à un usage répété du cahier de remontrances. S’ensuivi la quasi-inévitable journée des Tuiles qui marque le début de la Révolution française. Après les événements

Musée Dauphinois

Situé dans un joli couvent du XVIIème siècle dédié à la visitation de Sainte-Marie-d’en-haut, le musée Dauphinois présente des collections regroupant plus de 100 000 objets témoignant de la richesse artistique et historique de la région. Simples outils, photographies, peintures, skis… on trouve tout ce qui fait l’identité dauphinoise. C’est juste avant l’arrivée des Jeux Olympiques de Grenoble que les bâtiments conventuels ont pris leur vocation actuelle pour accueillir les collections d’un certain Hippolyte Müller. Car si l’on peut toujours voir les expressions d’un baroque rococo dans la chapelle de l’ancien couvent (notamment le retable de Nicolas Chapuis et le trompe-l’œil de Toussaint Largeot, c’est bien à un espace muséographique scénarisé que le visiteur est confronté. Les skis (Rossignol, s’il

Scroll to Top