Situé dans un joli couvent du XVIIème siècle dédié à la visitation de Sainte-Marie-d’en-haut, le musée Dauphinois présente des collections regroupant plus de 100 000 objets témoignant de la richesse artistique et historique de la région. Simples outils, photographies, peintures, skis… on trouve tout ce qui fait l’identité dauphinoise.
C’est juste avant l’arrivée des Jeux Olympiques de Grenoble que les bâtiments conventuels ont pris leur vocation actuelle pour accueillir les collections d’un certain Hippolyte Müller. Car si l’on peut toujours voir les expressions d’un baroque rococo dans la chapelle de l’ancien couvent (notamment le retable de Nicolas Chapuis et le trompe-l’œil de Toussaint Largeot, c’est bien à un espace muséographique scénarisé que le visiteur est confronté. Les skis (Rossignol, s’il est utile de le préciser ici…) et autres luges en bois sont exposées dans des salles d’un blanc immaculé rappelant évidemment les neiges des pentes alpines voisines.
On peut voir ainsi l’évolution des skis bien sûr, mais également de tout le matériel et de toute la technologie qui a accompagné l’essor des sports d’hiver au cours du XXème siècle. Loin des cabines confortables d’aujourd’hui, les anciens télésièges n’ont rien de rassurant et nous sommes bien heureux de les voir à présent représenter le passé dans un musée.
Les collections tout en bois d’outils agricoles rappellent la vie agricole dans les alpes et montrent comment l’homme a su s’adapter à cet environnement si particulier.

Grenoble
Entourée de montagnes, on aime