Au cœur de la Grenoble médiévale, la collégiale Saint-André est le deuxième plus grand édifice religieux de la capitale dauphinoise. Sa flèche gothique s’élance dans le ciel isérois et domine tout le quartier central du pouvoir delphinal au moyen-âge. C’est d’ailleurs en 1228 que débute la construction de cette collégiale sur ordre du Dauphin André. Il voulait ainsi installer le chapitre des chanoines de Champagnier pour contrôler le pouvoir religieux et affirmer sa suprématie sur l’évêque de Grenoble.
Le chapitre compta donc douze chanoines et un prévost. L’on peut encore aujourd’hui deviner l’habitat des chanoines mais dans l’ensemble, il n’a pas résisté aux épreuves du temps et surtout aux destructions révolutionnaires (le cloître disparut également à cette époque). Les processions médiévales étaient marquées par les conflits entre le chapitre de Saint-André et le chapitre cathédral, les premiers nommés devaient se ranger derrière les seconds.
Côté architecture, la collégiale a été édifiée en briques à l’exception des soubassements en pierre. Les chapelles au nord sont des ajouts tardifs, ce qui explique l’absence de la brique noble. Dotée d’une nef unique, Saint-André surprend par ses proportions et son élancement.
Longtemps, grâce aux 56 mètres de sa flèche, la collégiale a été le plus haut édifice de Grenoble. Lieu central du sacré et symbole du pouvoir elle concentra d’autant plus l’attention en 1398 lors de la pose de la première horloge de la ville.
A l’intérieur du bâtiment, noter les tombeaux des Dauphins dans le cœur, les grandes orgues du XVIIIème siècle et les vitraux du XIXème siècle.

Grenoble
Entourée de montagnes, on aime