Elle passerait presque inaperçue dans l’enfilade des bâtiments. La chapelle de l’Adoration est en fait reculée de la rue et n’est accessible que par une entrée discrète qui donnait autrefois sur les salles réservées à l’usage quotidien des différentes confréries qui ont occupé les lieux.
Ancienne chapelle des Pénitents blancs de Notre Dame du Gonfalon, cette chapelle édifiée durant la seconde moitié du XVIIème siècle était à l’origine celle des Pénitents de la Miséricorde avant que l’ordre ne soit rattaché à celui des Pénitents blancs en 1739. Elle a ensuite accueilli la Société de Charité chrétienne, la congrégation des pères de la Salette et les frères des Ecoles chrétiennes. Elle fut également le siège de l’œuvre de l’Adoration réparatrice. Toujours dans cette tradition de diversité des cultes et des obédiences, elle accueille aujourd’hui encore le culte russe orthodoxe de Grenoble.
Au travers des âges et des changements de fonction, la chapelle a conservé son retable du XVIIème siècle, sculpté dans le bois. Le maître-autel en marbre orné de têtes d’anges et de guirlandes de roses est lui-aussi d’origine.
Provenant de l’ancien couvent des sœurs cisterciennes de Crolles, des stalles en bois du XVème siècle font également partie du patrimoine de cette chapelle de l’adoration.

Grenoble
Entourée de montagnes, on aime