Pendant longtemps, tout l’ouest de Grenoble a été privé de lieu de culte. C’est paradoxalement après la révolution française et quelques années avant la séparation de l’Eglise et de l’Etat, que l’église dédiée à Saint-Bruno est ouverte au culte. Pourtant Bruno est une personnalité religieuse de premier ordre en Isère puisqu’il est le fondateur du premier couvent de la Grande Chartreuse en 1084.
Pour sa construction, les Pères Chartreux ont fait une très importante donation, mais des revirements successifs dans les projets de construction. Quatre architectes se sont succédé. C’est finalement Alfred Berruyer qui est arrivé à faire se dresser ce monument de style néo-roman en s’appuyant sur les travaux d’Anatole de Baudot, Alphonse Durand et Eugène Péronnet.
Le plus marquant à l’époque fut certainement l’érection du clocher : haut de 67 mètres, il est devenu le point le plus haut de Grenoble. Sous cet imposant repère, c’est une construction en ciment qui a vu le jour, imitant souvent la pierre et s’en parant par endroits également.
A l’intérieur, hormis la curiosité que peut représenter ce style néo-roman, ce sont surtout les tableaux de Jules Flandrin qui valent le coup d’œil. Ils représentent des scènes de la vie de Saint-Bruno.

Grenoble
Entourée de montagnes, on aime