France

Château de Quéribus

Le château de Quéribus domine depuis son piteux rocheux Corbières et Fenouillèdes. Construit sans doute au 10ème siècle, son histoire est intimement liée à l’épopée cathare. Tenu par le chevalier Barbaira, un cathare convaincu, il devint un refuge pour les religieux cathares dont Benoît de Termes, évêque du Razès et continua à l’être bien après la chute de Monségur en 1244. Après sa réédition en 1255, il devient l’un des « cinq fils de Carcassonne » avec Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes. Comme tous les autres châteaux de la région, une fois le Traité des Pyrénées signé et la frontière avec l’Aragon reculée, son rôle devint secondaire. Tous ces châteaux seront finalement abandonnés les uns après les autres. Le château[…]

Gorges d’Héric

Les Gorges d’Héric découpent puissamment le massif du Caroux, connue aussi sous le nom de « montagne de lumière », du Haut-Verdier jusqu’au hameau d’Héric. Nous sommes alors dans le grand ensemble que constitue la Montagne Noire. C’est l’occasion de faire une visite intéressante tant la richesse géologique du site des gorges d’Héric parsemées de gouffres et des cascades est importante. La promenade part de Saint-Martin-de-l’Arçon en direction du hameau de la Coste pour rejoindre ensuite les Gorges d’Héric. On est alors impressionné par cette grande entaille au travers du plateau du Caroux, travail d’un creusement continue sur des milliers d’années. Au fond, l’Héric continue son travail d’érosion en entraînant rapidement de nouveaux blocs et galets en direction de l’Orb

Cirque

Situé dans l’Hérault, le cirque de Mourèze occupe un domaine de 300 ha creusé au flanc de la montagne de Liausson. Ici, l’érosion a façonné un paysage fantastique constitué de rochers qui jaillissent de la garrigue. Durant la période préhistorique, le cirque a abrité des hommes, plus tard les charbonniers et les bergers les ont remplacés. Aujourd’hui, l’absence de troupeau laisse la végétation recouvrir le site, surtout fréquenté par les promeneurs. Avec le temps, les hommes ont donné des noms aux rochers les plus singuliers. Ainsi, on trouve le Sphynx, le Gardien, l’Oracle, l’Ours et le Berger, les Hauts Fourneaux, le Cerbère, et tant d’autres. A vous de les reconnaître. Le village de Mourèze vaut aussi une découverte, ses ruelles

Gorges de la Fou

“Tendez les bras, et vous toucherez les parois. Levez les yeux, et vous embrasserez Dieu”, un slogan sans doute excessif mais qui insiste bien sur la topographie des Gorges de la Fou. Situées à quelques encablures d’Arles-sur-Tech dans la région du Vallespir dans les Pyrénées-Orientales, la visite des gorges offre une balade certes humide mais unique en son genre. C’est en passant d’une passerelle à une autre que l’on suit un itinéraire balisé en se glissant entre des failles pas plus larges que deux mètres mais hautes de plus de 150 mètres en moyenne ! On imagine à peine le temps qu’il a fallu à ce petit torrent de la Foi pour scier le rocher sur une telle profondeur et

Le Fenouillèdes

Le Fenouillèdes est une dépression située entre le Roussillon et les Corbières, comme toutes les régions « naturelles », ses limites géographiques sont floues. Maintenant, on peut essayer distinguer d’une part le Haut-Fenouillède, à l’est, marqué par les villages de Saint-Paul, Caudiès, Sournia ou Rabouillet dont l’altitude se situe entre 300 et 1300 et où la forêt reste importante. D’autre part, le Bas-Fenouillèdes, plus à l’ouest, une région très réputée pour ses vignes entre les villages de Saint-Paul, Millas et Vinça, et où l’altitude ne dépasse pas les 800 mètres… Du point de vue historique, toute la région faisait déjà partie du domaine français avant le traité des Pyrénées et au Moyen-âge elle joua le rôle de refuge pour les

Gorges de Galamus

Les gorges de Galamus appartiennent à la vaste région des Fenouillèdes. Elles résultent du creusement d’une entaille profonde par l’Agly ou “rivière des aigles” et ce sur plusieurs dizaines de mètres. La route audacieuse qui la traverse, tout en corniche, fut tracée au 19e siècle pour lier les Pyrénées-Orientales et l’Aude. Durant le Moyen-âge, les gorges furent un lieu de pèlerinage très réputé. Ainsi, après une longue traversée du relief, les fidèles se retrouvaient à l’ermitage Saint-Antoine pour pratiquer des dévotions censées protéger contre les épidémies. Une tradition qui s’est perpétuée jusqu’à nos jours durant les fêtes de Pâques et de la Pentecôte.

Belvédère du Chassezac

Affluent de l’Ardèche, le Chassezac parcourt des gorges granitiques très profondes, puis passe sous le village médiéval de la Garde-Guérin qui domine les rochers déchiquetés de la trouée du Chassezac. Le relief de cette région la rendait autrefois peu contrôlable et pendant des siècles, il fallait passer par ce village pour aller de l’Auvergne au Roussillon. La Garde-Guérin est donc fortifié, il possède un château, un donjon et des remparts mais aussi un bel ensemble de maisons qui jadis appartinrent aux chevaliers pariers », une association militaire qui protégeait et guidait les voyageurs. Il faut aussi mentionner l’église considérée comme un bel exemple d’architecture romane. Après une visite dans le village, on peut emprunter un sentier qui conduit en quinze

Vallée du Carol

La Vallée du Carol est une étroite vallée glaciaire, elle se trouve dans la région ouest de la Cerdagne dans les Pyrénées orientales. C’est une région qui se distingue par un climat montagnard tempéré, un ensoleillement exceptionnel et de faibles précipitations annuelles. Terre d’élevage et de transhumance, la vallée du Carol se présente donc comme un damier de champs et de prairies enveloppé par les montagnes. Son altitude culmine à 1920 mètres d’altitude au col de Puymorens. Parmi, les sites d’intérêt on retiendra notamment pour leurs églises les villages d’ Ur, Enveigt, la Tour-Carol et Yravals dont l’église possède un superbe retable daté du 14e siècle.

Grotte de Dargilan

La grotte de Dargilan se trouve dans les gorges du Tarn, en Lozère. Aménagée dès 1890, elle est la première grotte ouverte au public. L’entrée d’origine, ne laisse pas soupçonner l’ampleur de ce dédale souterrain constitué d’une succession de salles aux couleurs naturelles très accentuées. D’abord, on trouve une salle immense où un effondrement d’une épaisseur de 60 mètres de roches entrelacées laisse stupéfait. Ce chaos scintille de nombreuses stalagmites de toutes tailles et à la voûte pend une multitude de fistuleuses. Une seconde salle de dimensions plus réduites mais également richement décorée, abrite encore une belle colonne. La visite se poursuit dans l’ancien lit d’une rivière souterraine avec une succession d’autres salles aussi variées que concrétionnées. A ne pas

Cloître de Elne

Les origines d’Elne remontent à la nuit des temps. Ville ibère puis romaine, Hannibal, le Carthaginois, aurait campé devant ses murs en 218 av JC ! Poursuivons. Dès le 6e siècle Elne fut un évêché et le resta jusqu’au17e siècle. Ce prestige passé de la ville explique la présence d’une cathédrale datée du 11e siècle dédiée aux saintes Eulalie et Julie mais aussi d’un cloître unique en marbre sculpté. La construction de ce cloître est comprise entre le 12e et le 14e siècle. Ses quatre galeries sont composées de quatre travées rythmées par des piliers et des colonnes géminées. Tout a été sculpté dans le beau marbre blanc veiné de gris bleuté de Céret. Ce qui surprend dans ce cloître

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