Au cœur d’une Provence verte, calme et reculée, le vieux village de Carcès se dévoile en d’étroites ruelles. Rien de surprenant pour un village provençal. Ce qui l’est plus ce sont les façades de tuiles vernissées typiques de cette partie du Var.
L’étymologie (même racine que carcéral) laisse supposer que les romains avaient ici établi une prison, sur cet éperon rocheux qui domine la confluence du Carami et de l’Argens. Les ruines du château que l’on peut aujourd’hui observer appartiennent à une construction remontant au XIIIème siècle, mais un premier fort aurait déjà existé autour de l’an mil.
Au cours des guerres de religion, Carcès menant les troupes catholiques, subit la lourde répression d’une Provence traumatisée et vengeresse. Le village ne dut son salut qu’à Catherine de Médicis qui mit fin aux combats. Le château eu plus tard l’honneur d’accueillir Louis XIV et sa cour lors d’un passage en Provence en février 1660.
Non loin du village, les cent hectares du lac de Cacrcès alimentés par six rivières sont très prisés par les pêcheurs en eau douce. Bien utile à l’économie régionale le barrage hydroélectrique n’est pas vraiment une réussite esthétique. Non loin du bourg, les chutes du Caramy s’étirent sur deux fois sept mètres.

Var
Un bel arrière-pays aux allures