La doctrine du Bouddhisme zen

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L’introduction du Bouddhisme au Japon fut un évènement d’une importance capitale dans l’histoire culturelle de ce pays. Cette pensée qui façonna la vie spirituelle de millions de personnes en Extrême-Orient et dans le Sud Est asiatique a vu le jour en Inde. Son fondateur, le Bouddha ou « l’Eveillé » naquit au 6e siècle avant notre ère. Fils de roi, il épousa une jolie princesse qui lui donna un garçon. Mais un jour, prenant conscience des terribles misères de l’humanité, il décida d’y trouver des remèdes ; et pour cela, quitta femme et enfant. Il opta alors pour une vie complètement différente de la première. De l’abondance et du luxe princier, il s’orienta vers un ascétisme sévère qui le conduisit, après mûre réflexion, vers une voie beaucoup plus équilibrée faite, somme toute, d’une sorte de moyenne entre les deux. L’adoption de ce chemin du juste milieu le conduisit vers la prise conscience de la Vérité suprême et fit de lui un « Eveillé », autrement dit un Bouddha. Il enseigna, alors, la nouvelle philosophie qu’il venait d’élaborer. Celle-ci se résumant de cette manière : le monde est souffrance ! Pourquoi souffrons-nous ? Parce que nous avons des désirs ! Pour ne plus souffrir, que faire ? Réponse : contrôlons nos désirs ! Le bouddha est souvent comparé à un médecin qui pose un diagnostic puis propose un remède : ce sont les “ 4 Nobles Vérités ” du Bouddhisme : un constat : la souffrance, puis la recherche de l’origine de la souffrance (nos désirs), la possibilité de l’absence de souffrance (l’existence du nirvana, lieu d’où la souffrance a disparu) et enfin le chemin qui mène au nirvana. Cette nouvelle philosophie fit de nombreux adeptes, se propagea à travers le monde et fut à l’origine de nombreuses écoles. Parmi ces écoles, il y eut l’école zen. Certains adeptes prétendirent que seule la méditation, « dhyâna » en sanscrit, « chan » en chinois (LECTEUR : prononcez « tchan »), et « zen » en japonais pouvait conduire à l’Eveil. A la fin du 13e siècle, un grand nombre d’éminents moines chinois « chan » se réfugièrent au Japon pour échapper à l’invasion mongole, et aidèrent les convertis japonais à faire du zen la religion dominante du pays. L’accent mis sur l’autodiscipline, par exemple, séduisit beaucoup l’âme belliqueuse des Shôgun. Et bien que le dogme zen ne professe aucune doctrine esthétique particulière, la spontanéité, la modération, l’extrême simplicité devinrent les principes directeurs de l’art zen. Les arts mineurs comme la cérémonie du thé, l’arrangement floral, le théâtre nô, ce théâtre dramatique chanté et dansé, où les acteurs portent des masques, sont justement nés de cette rigueur auto disciplinaire. Les conventions qui régissent aujourd’hui la vie quotidienne des Japonais ont pour racines majeures ce creuset philosophique doublé d’une morale confucianiste issue de la Chine où interviennent les principes hiérarchiques : respect pour l’État, respect de l’employé pour l’employeur, respect des enfants pour les parents… L’influence de la Chine devient prépondérante à cette époque; les aménagements des temples zen sont, d’ailleurs, directement inspirés des modèles chinois de l’époque Song.

Auteur du guide: Julien Laz, grand voyageur ayant visité des centaines de destinations, et fondateur de Cityzeum. Update page : avril 2025

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