Continuez votre parcours en suivant le balisage et dirigez-vous maintenant vers le vaste jardin sec que vous apercevez : une étendue de gravillons bien ratissée. Vous êtes maintenant devant ce qu’on appelle : la “ Mer de Sable Argenté ”. C’est un jardin ! C’est un jardin sans plantes, un jardin sec ! En japonais : « kare-sansui ». La surface de ce jardin “ lunaire ” est conçue pour être contemplée sous la lumière de la lune dont il reflète les rayons. Elle est marquée de longues stries parallèles imitant les ondes d’un lac. Au fond, que voyez-vous d’étrange ? On dirait une pyramide, n’est-ce pas ? C’est un tronc de cône de sable ! Cette petite montagne de sable constitue l’élément dominant de la composition, on appelle ce cône : « kôgetsu-dai ». Selon la tradition japonaise, le spectacle des rayons de lune jouant sur le « kôgetsu-dai » procure à qui le contemple une jouissance poétique et esthétique particulièrement intense, un émerveillement délicieux teinté de mélancolie. En fait, ce jardin sec est un support méditatif qui doit être observé de la véranda du long bâtiment qui se situe derrière : le « hôjô », construction élégante et légère, complétée à son extrémité, dans le même axe, d’un charmant petit pavillon. Ce bâtiment est bien évidemment, réservé à l’usage des moines, vous ne pouvez y accéder. C’est, en fait, le bâtiment principal du lieu ou « hon-dô »; il date quant à lui, non pas de la période de Muromachi (14ième/16ième) mais du milieu de la période d’Edo, vers le 18e siècle.

Kyoto
Qui pense voyage au Japon