Kyoto

La Pagode de la Paisible Naissance

Maintenant, retournez vous et gagnez la petite pagode que vous atteindrez en empruntant l’escalier que vous apercevez sur votre droite. A mi-hauteur de l’escalier, pensez à vous retourner. Vous aurez une vue magnifique sur la salle principale de Kiyomizu. Voilà, vous y êtes parvenu ! Certes, cette pagode est bien modeste; mais tout de même, elle a un côté ancien. Non ? Un charme désuet très attachant. Et bien pourtant, elle est de construction récente puisqu’elle appartient à la période d’Edo (1615-1867). Elle porte le nom charmant de « Koyasu-no-to », autrement dit la “ Pagode de la Paisible Naissance ». Elle est dédiée à la divinité Kannon, celle que vous avez déjà rencontrée, celle dont la compassion est extrême[…]

Le sanctuaire des renards

Vous allez maintenant quitter cet espace, et poursuivre votre chemin. Lorsqu’on est face au pavillon, prenez à droite et il vous suffit alors de suivre le chemin dallé que vous suivez depuis un moment et qui longe la colline. Arrivés à une fourche, descendez la pente qui vous mènera à un petit sanctuaire. Vous avez trouvé le sanctuaire ? Il est aisément reconnaissable, car son entrée est marquée par un « torii » peint en rouge. Il s’agit donc d’un sanctuaire shintô. Bien modeste, et bien solitaire, il semble abandonné… il n’en est rien. Approchez-vous. Regardez derrière le portique. À droite et à gauche, sur socle, deux renards de pierre vous accueillent queue dressée ! Pourquoi donc des renards ?

La grande salle de Oku-no-in

Vous allez maintenant quitter ce pavillon pour rejoindre le troisième, le suivant le long du chemin. Vous êtes maintenant devant l’un des pavillons, les plus fameux de tout l’ensemble de Kyomizu-dera. Il ressemble étonnamment au « hon-dô », le hall principal, en version, disons, simplifiée. La terrasse qui précède la vaste salle s’apparente à celle qui justement le précédait. Gagnez le rebord de celle-ci et appuyez-vous sur la rambarde. Oui, la vue est magnifique ! Vous apercevez la cité de Kyôto dans le lointain ; face à vous sur la colline, émergeant de la forêt, les toits superposés d’une petite pagode qui confère au paysage un charme indéniable. Sur votre droite, c’est sans doute plutôt une révélation ! Le «

La salle d’Amida

Revenez maintenant sur vos pas, et approchez-vous du 2iéme pavillon. Le pavillon devant lequel vous êtes maintenant est appelé “la salle d’Amida” ou « Amida-dô » en japonais. Mais qui est cet Amida ? Amida, donc, est un des multiples Bouddha de la mythologie bouddhique. On le nomme en sanscrit : « Amitâbha » ou “Lumière Infinie” ; ou encore « Amitâyus », “Vie Infinie”. Pour résumer, disons qu’au cours du début de notre ère la philosophie bouddhique s’est élargie au point de ne pas se limiter à considérer notre univers, mais à élargir sa réflexion à la totalité de l’espace. Cette nouvelle vision tourne alors les espoirs vers des mondes situés à d’infinies distances où prêchent des Bouddha près

Le pavillon 2

Poursuivez votre parcours, et passez au second pavillon ; mais attention, avant de l’atteindre, au fond de l’espace qui les sépare, vous apercevrez un petit bâtiment sur socle. Arrêtez-vous quelques instants, et rapprochez-vous de celui-ci. Ce petit pavillon, devant lequel vous êtes maintenant, se présente, somme toute, comme tous les bâtiments de bois que vous ayez rencontré selon le schéma habituel : un socle de pierre plus ou moins haut sur lequel repose la construction, quelques marches permettant d’y accéder, une rambarde, et au milieu la “ boîte à offrandes ”. Du plafond, bien sûr, tombe la fameuse corde torsadée à grelot qui vous permettra, si vous le souhaitez, de solliciter l’attention des dieux. L’intérieur de celui-ci, par contre, doit

Le pavillon 1

Remontez à présent l’escalier que vous avez emprunté pour atteindre cette fontaine au “son de plumes”. Voilà, vous êtes arrivés en haut de l’escalier ! Reprenez votre souffle, et dirigez-vous tranquillement vers la droite. Face à vous : une série de pavillons se succède sur une terrasse au-dessus de la chute. Vous allez la longer et suivre le chemin dallé. Le premier pavillon que vous rencontrez est d’une grande sobriété. Propriété culturelle importante, ce petit bâtiment est dédié au Bouddha Historique ce qui explique son nom : « Shaka-dô ». En effet, le Bouddha Historique, celui qui a donc vécu au VI° siècle avant Jésus Christ, appartenait à un clan précis, à une famille, à un groupe nommé « Shâkya

La fameuse chute d’eau « Otawa-no-taki »

Regardez sur votre droite à présent : un autre escalier, mais beaucoup plus abrupte vous conduit à la fameuse chute d’eau « Otawa-no-taki », ce qui signifie “ la chute d’eau « son de plumes » ”. Empruntez le, il vous y conduit tout droit. Voilà, vous y êtes ! Comme vous pouvez le remarquer, l’endroit est très fréquenté. Rien d’étonnant, bien sûr, puisqu’il s’agit d’une fontaine dont l’eau est quasi miraculeuse ! En boire, ne serait-ce que quelques gouttes, vous apportera santé, longévité et succès dans les études. Elle s’écoule, comme vous le remarquez, de trois gouttières de pierre, et tombe dans un bassin peu profond. Tenez-vous face à cette triple source ! Que voyez-vous ? Le bassin, bien

Le shintoïsme ou shintô

A présent, contournez ce hall principal de Kiyomizu-dera. Vous arrivez sur une sorte de petite place. Arrêtez-vous quelques instants ! Sur votre gauche, vous remarquez un petit escalier surmonté d’un portique de pierre. Cette sorte de portail sans vantail composé de deux piliers verticaux et de deux poutres transversales est un « torii ». D’origine indienne, ce portique est pratiquement indissociable du paysage japonais. L’interprétation la plus courante consiste à dire que le « torii » figure le perchoir du coq, l’animal sacré annonciateur du soleil que prisait entre tous la déesse Amaterasu. D’autres y voient la forme stylisée de l’idéogramme “ ciel ” ou tout simplement, le chambranle de la porte d’entrée des maisons protohistoriques. Sa fonction est, avant

Le Kannon

Regardez maintenant devant vous. Au fait, si vous souhaitez vous approcher, n’oubliez pas de retirer vos chaussures. Alors : Oui, la salle est obscure ! Il est souvent difficile en effet de distinguer avec précision les oeuvres que ces salles contiennent. Mais l’obscurité a sa nécessité. Vous avez remarqué que généralement les parois de ces grandes salles ne laissent filtrer que de minces lueurs du jour. Seules, les grandes statues en face de l’ouverture bénéficient plus largement de la lumière. Cette pénombre générale est indissociable de l’esprit même du recueillement méditatif ! Les ors redoublent alors d’éclat dans cette semi-obscurité, les incrustations de nacre scintillent. L’infinie sérénité des Bouddha et les masques grimaçants de leurs gardiens s’auréolent d’un mystère farouche,

Le sanctuaire

A présent, retournez-vous, et rapprochez-vous du sanctuaire proprement dit. Vous êtes maintenant face au « hon-dô » : le hall principal du kiyomizu-dera. Sa façade est, comme vous le remarquez, assez large et précédée d’un auvent. Montez sur le premier plancher qui le borde, avant d’aller plus avant. Devant vous : des colonnes qui soutiennent justement cet auvent. Rien de surprenant, certes ; mais que remarquez-vous de particulier entre ces colonnes ? Bien vu, vous remarquez d’épaisses pièces de métal circulaires au-dessus desquelles sont fixées de longues cordes torsadées agrémentées d’un gros grelot. Il y en a trois ! Quel en est l’usage ? La réponse est simple. En effet, les fidèles aiment à solliciter l’attention des dieux avant de

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