Kyoto

Le point de vue sur Kyoto

Cette plateforme sur laquelle vous êtes, et que vous allez traverser est soutenue par des centaines de piliers. Elle offre un point de vue magnifique sur la ville de Kyôto. Pour ce faire, contournez Dai Kokou par la droite et descendez d’un niveau. Allez vous appuyer à la rambarde pour en profiter. Vous êtes appuyés contre la rambarde ? Bien. Vous apercevez sur votre droite la ville de Kyoto. Face à vous, sur une colline, une pagode; et en contrebas, la fameuse chute d’eau. Ce vide est impressionnant, n’est-ce pas ? D’ailleurs, l’expression japonaise « se jeter du Kiyomizu-dera » est l’équivalent de l’expression française « se jeter à l’eau ». Cette expression a pour origine une tradition de la[…]

L’intérieur du temple de Kiyomizu-dera

Tournez-vous, maintenant vers la droite. Eh oui, vous allez franchir un petit pont ! Vous comprenez tout de suite qu’il s’agit d’un décor ! Ce pont ne couvre aucun vide où un cours d’eau pourrait se faufiler ! En effet, il s’agit d’un décor. Mais pourquoi donc ? Et quelle en est l’utilité ? La réponse est simple. On ne pénètre jamais directement dans un lieu sacré. Et bien souvent, une rivière ou un ruisseau doit être franchi pour l’atteindre. Compte tenu de la topographie, ce petit pont est donc une sorte de “point-virgule” qui vous contraint à marquer une pause avant d’entrer dans le vif du sujet. Franchissez ce passage bordé d’une courte rampe de chaque côté, donc, ce

Le Temple

Maintenant, retournez-vous et avancez droit devant vous. Vous vous dirigez, alors, vers la porte d’entrée du temple. Vous l’apercevez ? Elle est au fond à droite. Une allée dallée vous y conduit. Une mini portique protégée d’un toit à quatre pentes la précède. Vous êtes maintenant à quelques mètres de la porte d’entrée du temple. Arrêtez-vous quelques instants afin d’avoir suffisamment de recul pour en admirer l’architecture et les particularités. Dans l’axe de la travée centrale de cette porte, à l’extérieur, devant elle, vous remarquez que le passage adopte la forme d’un pont. A sa gauche : une fontaine orné d’un dragon de bronze, à sa droite une rambarde de pierre vous protégeant du vide. Cette porte ou « mon

Le pavillon Tamoura-do

Maintenant, avancez de quelques mètres, et arrêtez-vous quelques instants devant le pavillon suivant. Le pavillon devant lequel vous êtes désormais est le hall du fondateur du temple de Kiyomizu-dera. Regardons sa toiture : elle est très élégamment recouverte d’écorces de cyprès. Regardons son socle à présent : comme vous le remarquez, deux lanternes de pierre encadrent l’escalier qui permet d’accéder à cette salle. Comptez le nombre de marches de cet escalier ! 1,2,3,4,5,6,7,8…eh oui, le compte est bon…il y a bien 9 marches ! Vous savez désormais qu’il ne s’agit pas d’un hasard mais du chiffre divin par excellence ! Ce pavillon – restauré au 17iéme – est appelé « Tamoura-do ». Le terme « do » signifie « hall

Le pavillon des sutras

Maintenant, allez plus avant, et passez derrière la pagode. Vous êtes derrière la pagode. Et en avançant quelque peu, vous découvrez une place assez large bordée, sur votre gauche, de divers bâtiments. Tout au fond de cette place, légèrement à droite, vous apercevez une porte devant laquelle se tient une forte concentration de visiteurs. Vous avez deviné, il s’agit de l’entrée principale du temple où vous allez devoir vous acquitter du droit d’entrée. Remarquez les guichets d’entrée à droite. Mais, ne vous précipitez pas pour vous acquitter de ce droit. Faites quelques pas et arrêtez-vous entre les deux pavillons qui se succèdent sur votre gauche. Le premier pavillon que vous apercevez, le plus proche de la pagode, est le pavillon

Les symboles divins

Avant de poursuivre votre visite, levez encore les yeux, et regardez bien le sommet de la pagode. Que voyez-vous ? Vous apercevez un mât imposant orné d’une série d’anneaux. Pourquoi ces ornements ? En fait cela évoque symboliquement par le jeu subtil des formes et des nombres l’union de l’homme et de Dieu. Si vous considérez ce mât de bas en haut, vous remarquez tout d’abord, à sa base, une sorte de cube sur lequel semble posé un bol renversé. C’est l’union du carré et du cercle ! Le carré représente le monde des hommes, alors que le cercle s’applique aux divinités, et cela remonte à la plus haute antiquité chinoise. Il était alors de coutume de placer deux pièces

La pagode

Reculez maintenant de quelques pas afin de considérer dans toute sa hauteur la tour devant laquelle se tient notre «Jizô ». Avez-vous suffisamment de recul ? Pouvez-vous apercevoir le sommet de l’édifice? Bien ! Comme vous le remarquez : il s’agit d’une tour à trois étages. On la nomme en japonais : « sanju-no-to »; c’est-à-dire “tour à trois toits”. « san » signifie “trois”, et le mot « ju » : “toit”. Il y a trois toits, certes ; mais aussi trois étages. L’édifice entièrement en bois repose, comme vous le voyez, sur un socle de pierre. Cette pagode fut reconstruite en 1633, et largement restaurée en 1987.Vous distinguez très nettement les trois toitures, et la flèche au sommet

Jizô

Retournez-vous maintenant, et gravissez les quelques marches qui conduisent à la pagode, ce haut bâtiment rouge de trois étages. Voilà, vous y êtes ! Posez-vous bien sur vos jambes, et levez la tête ! Impressionnant non ! Ces toits superposés semblent vous écraser ! Mais avant de vous attarder sur l’architecture de ce bâtiment, baissez les yeux, et approchez-vous de la petite statue de granit protégée par un petit toit de bois à double pente. Vous ne pouvez pas vous tromper : elle est face à vous, devant la barrière de pierre qui vous sépare de la pagode. Elle est étrange dans sa simplicité ! Ne serait-ce pas l’image d’un moine figé dans la pierre ? Peut-être ? Un détail

Le pavillon de la cloche

Vous allez maintenant franchir cette porte. Vous êtes désormais de l’autre côté ! Du haut du podium où vous êtes toujours, vous apercevez sur votre droite, devant vous, sur une autre éminence, le sommet d’une pagode de couleur rouge. Sa base est en partie cachée par une autre porte qui la précède. Elle est d’ailleurs semblable à celle que vous venez de traverser. On la dénomme la « Porte de l’Ouest » (“sai-mon”). Elle appartient au tout début de la période d’Edo (1631). Empruntez l’escalier qui contourne cette porte, et dirigez-vous vers la pagode à trois étages qui, derrière, la domine. En chemin, avant d’atteindre cette pagode, arrêtez-vous devant le petit pavillon que vous allez remarquer à votre gauche dont

La porte rouge

Devant vous, le bâtiment le plus proche est un pavillon de couleur rouge. C’est une porte, « mon » en japonais. Regardez à sa base : on voit 2 lions assis qui gardent l’escalier qui y conduit. Regardez le toit. Notez son élégance! Il est recouvert d’écorce de cyprès, un matériau rare, et aussi très cher. La structure imposante de cette porte date de l’époque dite de Muromachi qui couvre environ 2 siècles et demi de 1336 à 1573. Cette époque est appelée aussi époque des « Ashikaga », du nom de la famille de guerriers qui dirigèrent la nation en qualité de shôgun. Les shôguns sont ces généraux qui dirigent le pays pour le compte de l’empereur, qui a

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