La Chapelle Brancacci se trouve à l’intérieur de l’église Santa Maria del Carmine, à Florence. L’importance de la chapelle tient au fait que ses fresques, réalisées par Masolino et par son extraordinaire élève Masaccio, ouvrent la voie à l’art de la Renaissance.
Le sujet des fresques, réalisées dans la première moitié du XVe siècle, est celui du salut de l’humanité, à partir du péché originel et jusqu’à l’intervention de Saint Pierre qui fonda l’église. L’une des fresques les plus célèbres, La cacciata dal Paradiso Terrestre (L’expulsion du Paradis), montre à quel point Masaccio a brisé les schemas de l’art gothique: les corps nus d’Adame et Eve sont musclés, plastiques, réalistes ainsi que leurs expressions angoissées et fatiguées. L’ange qui les chasse avec l’épée est animé par une intensité jamais représentée auparavant. Il plane du ciel sur le couple soulignant la tragedie de cette expulsion et par conséquent de la condition humaine. Sur la paroi de gauche, parmi les scènes de la vie de Saint Pierre, citons le chef-d’oeuvre Il Pagamento del Tributo (Le payement du tribut), où les gestes et le paysage montrent à nouveau un grand réalisme innovateur.
La Chapelle, dont les deux artistes n’ont pas pu terminer la décoration, a été achévée par Filippo Lippi.
La chapelle Brancacci se trouve dans l’église Santa Maria del Carmine. Elle est connue pour les fresques de Filippino Lippi, de Masolino et surtout de son élève Masaccio. Il est considéré comme le plus grand des peintres de la 1ère Renaissance. Jusqu’alors, la peinture gothique représentait surtout la fonction et les symboles. Lui, il s’affranchit de toute fioriture, il donne un corps réaliste à ses personnages et parvient même à leur donner une dimension psychologique. Dans cette chapelle, la scène la plus connue est celle de “”L’expulsion du paradis””, où la détresse d’Eve est criante de vérité. D’ailleurs, tous les panneaux qui vous parleront seront à coup sûr de Masaccio. Un météore qui s’éteindra à 28 ans en 1428.







