Tunisie

Lac d’Ichkeul

Le lac d’Ichkeul s’étend au sud ouest de Bizerte. Il appartient au fameux parc national de l’Ichkeul, un espace protégé pour la richesse écologique qu’il abrite. Le lac communique avec lac de Bizerte à l’ouest, lui-même relié à la mer par un canal. Le lac d’Ichkeul change d’aspect selon la saison, et surtout de taux de salinité, qui dicte l’intensité de la vie qui s’y développe : l’été, l’eau salée pénètre le lac, en provenance de la mer, et et le niveau de l’eau est bas en raison de la forte évaporation liée à la chaleur. L’hiver, les eaux sont bien plus hautes, inondant les marais qui entourent le lac. L’eau qui se déverse dans le lac est douce, en[…]

Région de Tabarka

Tabarka est la dernière ville tunisienne avant de franchir la frontière algérienne. Cette petite ville d’environ 10000 habitants est restée l’écart du tourisme de masse pendant longtemps, mais elle cherche à rattraper son retard, avec l’aménagement d’hôtels, d’un aéroport international… Implantée au fond d’une baie, les premiers reliefs du massif de Kroumire naissent dans son arrière-pays : ce dernier est tapissé de bruyère, une des spécialités de la ville, de chênes-lièges (le liège est une autre production importante de Tabarka), d’eucalyptus. Plantée au sommet de l’ancienne île, aujourd’hui reliée au port, on aperçoit encore la forteresse génoise datant du Moyen-Age : les génois se sont implantés ici pour exploiter le corail de la côte, un corail toujours utilisé aujourd’hui pour

Cap Serrat-Cap Negro

Le cap Serrat se situe à peu près à mi-chemin entre Bizerte à l’est, et Tabarka à l’ouest, dernière ville avant la frontière avec l’Algérie. De Bizerte, il faut emprunter la route direction Menzel Bourguiba, dépasser Mateur, puis se diriger vers Sejenane, à environ 90 kilomètres de Bizerte. De Sejenane, petite ville dont la spécialité est la poterie à motifs berbères, une route balisée mène au cap Serrat, à une dizaine de kilomètres. Attention, contrairement à d’autres lieux très sauvages et déserts de la côte de Corail, comme raz Angela, le cap Serrat est un site qui attire de nombreux plagistes surtout en pleine saison. Pas mal de tentes : le nécessaire a été installé niveau confort, avec des douches

Ras Angela

A partir du cap Blanc, la côte tunisienne, surnommée la côte de Corail, devient sauvage, parfois escarpée, parsemée de plages peu fréquentées et préservées. Ras Angela (le cap Angela), à plus d’une dizaine de kilomètres de Bizerte. La beauté de ce site naturel est à couper le souffle. La plage de sable est immense, calmement battue des flots de la Méditerranée. Il y a tellement peu de baigneurs qu’à certaines heures, on se croirait en plein milieu d’un endroit totalement désert. La plage est superbe et la route qui y conduit n’a rien à lui envier côté paysages magnifiques. L’arrière pays est composé de hautes collines verdoyantes, dont les pentes plus ou moins douces ont été en grande partie occupée

Menzel Bourguiba

Menzel Bourguiba n’est pas une ville très ancienne puisqu’elle fût crée en 1897 suite à une décision du gouvernement français. Son nom d’origine était Ferryville, en l’honneur de Jules Ferry. Le but initial est d’y établir un arsenal, sur le modèle de celui de Toulon, profitant de la protection qu’offre le lac de Bizerte : Ferryville est ainsi fondée au fond du lac. Une ville nouvelle est entièrement construite, sur les modèles en cours à l’époque. Ainsi, quartier prolétaires et quartier des cadres sont soigneusement séparées, tandis que sur les sommets de la ville un quartier résidentiel de haut standing étale ses grandes villas. Le soin apporté à l’édification de la ville lui vaut bientôt le surnom de « petit Paris ».

Bulla Regia

Bulla Regia est un site archéologique impressionnant, à environ 65 kilomètres au sud de Tabarka au pied du jebel Rebiaa, et à 6 kilomètres de Jendouba, la ville la plus proche. Bulla Regia fût un temps une capitale numide (le royaume de Massinissa), alliée de Rome contre Carthage, avant de passer progressivement sous contrôle de l’empire romain : c’est le début d’une période prospère, jusqu’au VIe siècle environ, époque où la région est passée sous influence byzantine. Les thèses divergent ensuite quant à savoir si la ville fût encore occupée au Moyen-Age ou brusquement abandonnée suite à un tremblement de terre. Les fouilles qui ont eu lieu au XXe siècle ont permis de découvrir une ville aux éléments de diverses

Chimtou

Chimtou est un site archéologique situé non loin de Bulla Regia, dont le site se trouve à moins de vingt kilomètres à l’est. Chimtou est exploité depuis l’époque numide (IIe siècle av. J.-C.) pour la richesse de ses carrières de marbre. Lorsque les romains prirent le contrôle de la région, l’exploitation de cette ressource s’amplifia, la pierre étant acheminée vers la côte pour être exporter partout autour de la Méditerranée. Ce marbre fût ainsi utilisé à Rome comme à Byzance. Un nombre impressionnant d’esclaves devaient être utilisés pour travailler ces carrières. Les vestiges du site sont assez espacés les uns des autres, mais le parcours peut s’effectuer en voiture (accès libre). Au programme, les thermes avec les restes d’un aqueduc,

Bizerte-plages

La forte urbanisation de Bizerte et l’aménagement n’ont pas laissé beaucoup de place aux plages, du moins dans la ville même : au sud, le pont à bascule est une limite qu’il ne vaut mieux pas franchir à moins d’être un passionné de tourisme industriel : c’est ici, de part et d’autre du canal, que l’on saisit l’importance de l’activité industrielle de la ville. Au bout de l’avenue Habib Bougafta, on atteint une première plage en contrebas de la promenade. Elle ne conviendra qu’à ceux que l’étroitesse de la bande de sable ne gênera pas. Les grandes plages de sable débutent du côté nord du canal du vieux port. De grands complexes hôteliers haut de gamme se sont établis tout

Bizerte-la Kasbah

De l’autre côté du canal, la kasbah élève ses remparts au dessus de la médina : on y accède pour la belle vue sur la ville, le port, le lac et la mer. Les origines de cette forteresse remonteraient au temps de l’occupation byzantine : de forme rectangulaire, une tour occupe chaque angle. L’entrée de la kasbah est un passage voûté étroit en chicane destiné à ralentir à l’époque tout envahisseur tentant d’y pénétrer. L’intérieur de la forteresse est un dédale de petites ruelles bordées d’habitations. Au pied du rempart nord-ouest, la place du marché s’anime fortement du cri des marchands, et les étalages donnent l’impression d’un fouillis organisé. Au-delà s’étend le quartier des Andalous, où des Maures d’Espagne venaient

Bizerte-le vieux port

De la vieille ville, la médina, on débouche sur le vieux port, l’un des lieux les plus charmants de la ville, et l’un des plus beaux de Tunisie selon certains. Le bassin contient de vieux bateaux colorés, les quais accueillent des marchands, boutiques de petits bijoux, cafés remplis d’hommes fumant la chicha. Un lieu très agréable et animé. La place Slahedine Bouchoucha est agrémentée d’une fontaine XVIIe, puis s’élèvent les murs de la kasbah : le côté nord du canal est défendu par cette ancienne forteresse, l’imposante sentinelle de l’entrée du port. On trouvera sur le port l’office du tourisme, quai Khmais Ternane (tel. : +216 72 431 091, 8h-12h, 15h-18h, ouvert tous les jours sauf le dimanche). A l’extrémité

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