Tunisie

Musée national de Carthage

Au centre de la ville de Carthage, le musée national de Carthage se tient au sommet de la colline de Byrsa, un emplacement symbolique, où l’ancienne cité punique fût bâtie : on remarque aux alentours des vestiges remontant au IIe siècle avant notre ère. On profite au passage du point de vue sur les environs. C’est le plus ancien musée tunisien puisqu’il fût créé en 1875 : il sert de témoin des importantes et nombreuses découvertes archéologiques qui ont été faite sur le site de Carthage. On redécouvre ainsi l’histoire mouvementée de cette cité qui fût le centre d’une riche civilisation. Une section se consacre à l’époque punique, une autre à la période romaine de la ville, une dernière enfin[…]

Kélibia

Sur la côte ouest du cap Bon, à quelques dizaines kilomètres au nord de Nabel, la ville de Kélibia est un port où se pratique la pêche au lamparo, qui consiste à éclairer la mer avec un projecteur fixé au bateau dans le but de faire monter les poissons (sardines, maquereaux) à la surface. Kélibia est le quatrième port de pêche le plus important de Tunisie. Le quartier du port est le plus agréable à visiter avec celui de la forteresse : le port de Kélibia est ainsi dominé par l’imposante construction juchée sur le sommet d’une colline rocheuse. Dès la période (IIIe siècle av. J.-C.) punique un fort se tenait à cet emplacement. Démantelé par les Romains, une nouvelle

Kerkouane

Le site archéologique de Kerkouane se situe quasiment sur la pointe du cap Bon, entre Kélibia au sud et El-Haouaria au nord. Le site est découvert en 1952, en un lieu remarquable bordé des eaux de la Méditerranée. Les fouilles ont mis à jour les vestiges d’une ancienne cité punique de taille importante. Particularité remarquée par l’Unesco qui a classé Kerkouane au patrimoine mondial, cette cité est un des rares témoignage d’architecture punique ayant été conservé tel qu’à ses origines : on estime en effet que Kerkouane fût détruite dès le IIIe siècle avant J.C., au cours des premières guerres puniques, ne laissant pas le temps aux futurs occupants de la région de laisser leur emprunte sur le lieu. Cité

Korbous

Korbous se situe au début de la côte est du cap Bon, plantée dans les rivages découpés et rocheux : la route escarpée à flanc de montagne qui mène à Korbous depuis Soliman promet de magnifiques paysages. Korbous est une petite station thermale qui possède sur son territoire pas moins de sept sources d’eau chaude. Ces sources ont une réputation thérapeutique, et les Romains en leur temps venaient déjà en ces lieux pour des bains réparateurs : de nombreux vestiges romains sont les témoins de ces pratiques, dont une inscription exposée au musée du Bardo de Tunis. Korbous n’est par la suite plus vraiment fréquentée au Moyen-Age pour être « redécouverte » au XIXe siècle, époque où les cures thermales rencontrent un

Ghar El Melh

Ghar El Melh, aujourd’hui village de pêcheur paisible, n’a pas toujours eu cette réputation. L’histoire de Ghar El Melh est ancienne, un comptoir fût sans doute implanté ici dès l’époque phénicienne. Durant l’apogée d’Utique sous l’occupation romaine, Garh El Melh lui servait de port. A partir du XVIe siècle, Ghar El Melh, à l’époque nommé Porto Farina, servait de repaire de corsaires, retranché au fond de sa baie : c’est ainsi qu’au milieu du XVIIe Ousta Mourad, un célèbre corsaire d’origine génoise, aménagea le port et fit construire un premier fort. Ghar El Melh compte aujourd’hui trois forts, l’un gardant l’entrée du village, un second surplombant le village, le troisième au niveau du vieux port : tous sont d’inspiration ottomane

Sidi Ali el Mekki

Le village de Ghar El Melh se situe à 57 kilomètres de Bizerte et 44 de Tunis. Juste au sud de Raf-Raf, Ghar El Melh (qui signifie « trou à sel » en raison de salines à proximité) se trouve de l’autre côté du jebel Nadour et ses plus de 320 mètres d’altitude. Le vieux port débouche sur une lagune de 3000 hectares en constante menace d’ensablement, comme le fût l’ancien golfe d’Utique. La lagune est reconnue et classée pour l’importance et la diversité de la vie qui s’y développe. Mais on y pêche aussi quelques délicieux poissons, comme la dorade et la sole. Les pentes du jebel Nadour continuent vers la mer pour se terminer par le Rass Sidi Ali el

Metline

La petite ville de Metline se situe à 28 kilomètres au sud est de Bizerte, sur la route menant à Ras Jebel puis Raf-Raf. Les premiers fondements de la ville demeurent un peu flous : bien que quelques vestiges romains aient été mis à jour, l’existence de Metline ne remonterait qu’au XVIe siècle. Son nom proviendrait du fait que de l’établissement ici de Turcs originaires de l’île de Mytilène, en Grèce. Au XVIIe, la région accueille une forte immigration andalouse, chassée d’Espagne suite à la Reconquista, à l’image du quartier des Andalous à Bizerte. Perchée sur une colline, on s’arrête à Metline avant tout pour profiter du beau panorama qui s’ouvre du belvédère sur la campagne des environs, vaste paysage

Raf-Raf

Raf-Raf est éloigné de Bizerte d’une quarantaine de kilomètres, au sud-est. A partir de Bizerte, il faut prendre la direction de Tunis, puis sortir en direction de Metline. On poursuit la route sur plusieurs kilomètres avant d’arriver dans la petite ville de Raf-Raf, située à l’intérieur des terres, au pied d’une colline qui s’élève au sud. La route sera l’occasion d’apprécier un beau paysage dominé par les cultures maraîchères, mais où l’on aperçoit également de la vigne : Raf-Raf tient entre autres choses sa réputation de son vignoble et de son raisin muscat qu’il produit. A partir du village, la route se poursuit en direction de la mer et de la deuxième partie du bourg nommé Raf-Raf plage, au fond

Utique-site archéologique

Utique est une petite ville se situant à 35 kilomètres au sud de Bizerte, en direction de Tunis. Si la ville moderne n’enchantera personne, l’intérêt d’un passage à Utique réside dans son site archéologique témoin de son histoire ancienne. L’origine d’Utique remonterait à la fondation d’un comptoir phénicien, plusieurs siècles avant Carthage : en ces temps là, Utique était au bord de la mer, situation difficile à imaginer tellement l’ensablement de la côte, à partir du VIIIe siècle a repoussé le rivage actuel à environ 12 kilomètres de distance : lorsque les Arabes s’installent dans la région, la ville a disparu. Un temps alliée de Carthage, Utique finit par se ranger du côté des Romains, ce qui lui a valu

Parc national de l’Ichkeul

Le Parc national de l’Ichkeul est une réserve naturelle recouvrant l’ensemble du lac ainsi que le jebel Ichkeul (Mont Ichkeul) et les zones de marais qui l’entourent, pour une surface de plus de 130 km². Le parc fût créé en 1980, et l’Unesco l’inscrira au patrimoine mondial en 1996. Ouvert au public, le parcours de visite serpente sur les flancs du jebel Ichkeul, haut d 511 mètres. L’accès au parc se trouve à une trentaine de kilomètres au sud de Bizerte, en empruntant la route direction Menzel Bourguiba, puis en suivant la direction Mateur. Il faut alors emprunter la bifurcation sur la droite en direction de cette montagne qui se dresse seule au milieu d’un paysage extrêmement plat : on

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