La forte urbanisation de Bizerte et l’aménagement n’ont pas laissé beaucoup de place aux plages, du moins dans la ville même : au sud, le pont à bascule est une limite qu’il ne vaut mieux pas franchir à moins d’être un passionné de tourisme industriel : c’est ici, de part et d’autre du canal, que l’on saisit l’importance de l’activité industrielle de la ville. Au bout de l’avenue Habib Bougafta, on atteint une première plage en contrebas de la promenade. Elle ne conviendra qu’à ceux que l’étroitesse de la bande de sable ne gênera pas. Les grandes plages de sable débutent du côté nord du canal du vieux port. De grands complexes hôteliers haut de gamme se sont établis tout près du rivage : du coup, certaines sections de la plage sont privées et les transats disposés sur le sable en aucun cas destinés à tout le monde. Et du monde, il y en a, bien qu’il soit toujours possible de s’éloigner des coins où il y a foule grâce à la taille de la plage. Beaucoup d’activités sur la plage, on marche, on discute bras dessus bras dessous, on joue aux raquettes comme on jouerait au tennis, au foot et bien sûr on se baigne, histoire de se soustraire un peu à la force du soleil. En fin de journée, la plage se vide et on a le droit à quelques beaux couchers de soleil sur la Méditerranée.
