Proche et Moyen-Orient

Hama

Hama est la quatrième ville du pays mais elle est très réputée à cause des immenses roues (norias) qui se dressent là et qui servaient autrefois à apporter l’eau de l’Oronte aux terres des environs. Certaines peuvent toujours être tournées mais cela se fait dans un grincement sonore quelque peu crispant ! Il se dit que la ville serait un peu plus conservatrice aussi que le reste du pays et les femmes sont donc très généralement voilées de la tête aux pieds. Les mosquées sont nombreuses et Hama est un bastion de l’islam sunnite pur et dur. La ville dû d’ailleurs faire face à la montée en puissance des Frères musulmans, une des faces extrémistes de cet islam sunnite.

Le krak des Chevaliers

Le krak des chevaliers, qui se dresse sur une colline à l’extrémité du djebelAn-Sariyeh est une vraie merveille de l’architecture à vocation militaire et il est d’ailleurs classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Son état de conservation est remarquable et s’il est aussi célèbre au Proche-Orient, c’est qu’il fut l’une des dernières places fortes des Croisés. Pour visiter le krak dans les meilleures conditions possibles, il est bien d’avoir au préalable ouvert un livre d’histoire qui vous aura expliqué la naissance de cette forteresse grâce au comte de Toulouse, les attaques de Saladin et de Baïbars, l’occupation lors du protectorat français… Tous à vos bouquins ! Une fois passé l’entrée et sa longue rampe voutée, on accède à la tour

Homs

Homs est une ville d’un million d’habitants ce qui en fait la troisième ville de Syrie. C’est une grande cité industrielle qui à dire vrai n’a pas grand intérêt touristique mais cette ville est parfois une étape sur le chemin qui sépare Damas de Alep. Et il faut savoir que si nous sommes les spécialistes des blagues belges, eh bien les Syriens sont spécialisés eux en histoires drôles concernant les habitants de Homs ! Si vous tenez à vous balader dans les environs, allez donc voir le musée historique, qui réunit tout un tas d’objets ayant été déterrés lors des fouilles qui ont eu lieu dans la région. La mosquée Khalid ibn Al-Walid vaut aussi le coup d’oeil notamment parce

La mosquée d’Omar

Saviez-vous que la mosquée Omar, qui se trouve a Bosra en Syrie, est une des plus anciennes de tout l’Orient ? Elle a en effet été édifiée au début du VIIIème siècle sur les vestiges d’un ancien temple romain. A l’origine, elle n’était pas aussi grande que ce que l’on peut voir aujourd’hui puisque c’est au XIIIème siècle, sous le règne des Ayyoubides, qu’elle fut agrandie et adopta la forme qu’on lui connait aujourd’hui. Son minaret serait, dit-on, le plus vieux de tout l’islam à émettre encore l’appel à la prière.

Le hammam Manjak

Le hammam de la ville de Bosra, nommé Manjak, marque en quelque sorte l’apogée de la cité puisqu’il a été construit en 1372 alors que les pélerins en route pour la Mecque étaient encore incroyablement nombreux. Mais peu de temps après, l’activité de Bosra chuta en même temps que son déclin se stoppèrent les remarquables constructions. On distingue encore les deux halls d’entrée et on imagine parfaitement ce que devait être la large salle de repos à sa grande époque. Le Hammam Manjak : dernier éclat de la splendeur de Bosra Au cœur de Bosra, ancienne capitale nabatéenne et carrefour stratégique des routes caravanières, le hammam Manjak se dresse comme un vestige émouvant de la grandeur passée de la ville.

La basilique de Bosra

Tout comme sa voisine la cathédrale, la basilique de Bosra n’a pas de quoi fouetter un chat. Mais si vous êtes là alors pourquoi passer à côté sans la remarquer ? Sachez qu’à l’origine, c’est-à-dire au IIIème siècle, le bâtiment était un édifice civil romain avant que les Byzantins ne le transforment en église en le soulevant. Si vous observez la basilique attenivement, vous découvrirez une croix, les restes d’une abside, d’un fronton… La Basilique de Bosra : Un vestige discret au cœur de l’ancienne capitale nabatéenne Au cœur de Bosra, ancienne cité nabatéenne puis romaine, se dresse la basilique byzantine, un édifice souvent éclipsé par les spectaculaires ruines du théâtre romain et de la cathédrale Saint-Serge. Pourtant, ce bâtiment,

La cathédrale de Bosra

La cathédrale de Bosra, qui fut édifiée en 512 par l’évêque de la ville, relève de l’expérience architecturale puisqu’elle fait partie d’une série de constructions ayant servi à mettre au point la tradition architecturale byzantine qui se résume comme suit : un cercle dans un carré, autrement dit, le choeur enveloppé par les murs extérieurs, et un cercle sur un carré soit un dôme sur ses quatre piliers. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que son état éblouisse mais au moins, vous pourrez vous vanter d’avoir mis les pieds dans la cathédrale dont les plans inspirèrent ceux de la célèbre Sainte Sophie à Istanbul.

Le théâtre de Bosra

Rien que pour son théâtre, Bosra vaut le détour. Car celui-ci a des proportions énormes – il pouvait contenir 12 000 spectateurs assis et quelques milliers d’autres debout, ce qui montre l’importance de cette ville à l’époque – et est particulièrement bien conservé. Il faut dire qu’une petite toilette lui a été nécessaire pour se montrer tel qu’il est aujourd’hui car au fil des centaines d’années, le théâtre s’était ensablé à force du vent qui trainait jusque là le sable du désert. L’édifice fut construit vers 150-200 après Jésus-Christ et il fait donc 102 mètres de large. Il va vous falloir observer plein de choses pour comprendre le fonctionnement de ce théâtre à l’accoustique rêvée : le mur de scène,

Le musée de Suweida

Suweida, c’est la capitale des Druzes de Syrie et c’est à l’entrée de la ville que se trouve le musée dont nous voulons vous parler. A l’intérieur, vous pourrez admirer différents arts de la région, découvrir comment se fait la production viticole ou encore quelles sont les traditions populaires. Par exemple, on y trouve des sculptures de basalte, ce qui assez remarquable car le basalte est un matériau vraiment peu enclin à être taillé, on y trouve aussi des poteries, des monuments funéraires, des frises et autres chapiteaux Dans la grande salle, ce sont les mosaïques qui retiennent notre regard : celle d’Artémis surprise au bain par exemple, datant du IIIème siècle, la Naissance et Toilette de Vénus ou encore

Seraya

Le mot Seraya vient en fait du turc et signifie ‘palais’ mais dans la ville de Qanawat, située à une quinzaine de kilomètres de Shahba au sud de Damas, il désigne des temples du IIIème siècle transformés en églises à l’époque byzantine, c’est-à-dire à partir des IVème et Vème siècles. Les Chrétiens ont su admirablement réutiliser ce qui était déjà présent afin de le détourner à leur avantage : ainsi, une abside fut rajoutée dans l’axe des trois nefs pour changer les orientations de ces églises et des croix furent suspendues sous la voute du portail du baptistère, qui au passage est tout à fait incroyable et attire l’oeil irrémédiablement. Autour de ces églises, on peut également observer un nymphée

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