Proche et Moyen-Orient

Les thermes de Shahba

Les thermes de Shahba se situent juste en face du musée et sont assez impressionnants si on les compare à la taille de la ville. Le caldarium notamment, autrement dit la salle chaude, possède des dimensions remarquables. L’aqueduc qui alimentait ces thermes est situé à 15 kilomètres de là et il est d’ailleurs encore en partie visible. En examinant bien les murs, les sols, les trous, les longues encoches qui les entaillent et les matériaux usités de ci de là, vous parviendrez certainement à recréer en pensée ce que pouvait être l’intérieur autrefois et à comprendre le système de canalisations qui permettait l’arrivée d’eau et ainsi que son chauffage.

Le musée de Shahba

Ce musée, qui a été construit sur le site d’une ancienne villa, est particulièrement intéressant de par ses mosaïques puisqu’il en contient six des plus belles de toute la Syrie et qui ont été admirablement conservées avec ça. Le travail est si fin et si coloré que ça en est presque émouvant ! Parmi les scènes représentées, on trouve la légende de Thétis, déesse de la mer, le mariage de Dionysos et d’Ariane, une autre mosaïque sur Orphée et encore une autre sur les amours d’Aphrodite et d’Arès ou encore Les Trois Grâces et les Quatre Saisons. Le travail fait sur les visages, les muscles mais aussi les cheveux des personnages présents dans ces fresques est tout simplement saisissant.

Shahba

Shahba est une ville romaine, la seule véritable ville romaine de Syrie d’ailleurs, située à 90 kilomètres au sud-est de Damas, pour la situer. Elle fut entièrement édifiée par un dénommé Philippe l’Arabe, lequel vit le jour dans la région et fut surtout l’un des rares empereurs romains d’origine syrienne. Il régna entre 244 et 249 après Jésus-Christ. Et ce qu’il faut savoir, c’est que le nom originel de Shahba est en fait Philippopolis puisque l’empereur respecta la coutume mise en place par Alexandre le Grand et baptisa sa ville à son nom. Shahba a été bâtie selon un plan en damier mais après la mort de Philippe, sa construction ne fut pas achevée et la ville ne fut jamais

La chapelle Saint Ananie

Ananie était l’un des premiers disciples du Christ et il est notamment connu pour avoir rendu la vue à Paul qui l’avait perdu lors de son illumination sur la route de Damas. Ne vous étonnez du fait que cette chapelle du sud-est de la vieille ville soit en sous-sol puisqu’il s’agit en fait de l’ancien niveau de Damas ! Dans cette crypte voutée, vous pourrez admirer une bande-dessinée côté transept droit. Ce qu’il faut savoir avant toute chose sur cette chapelle, c’est qu’elle était, semble-t-til, l’ancienne demeure de… Judas ! Et l’on dit que Paul fut baptisé ici même par le disciple Ananias, comprenez, Ananie.

Le musée

Après la visite de toutes ces vieilles pierres bourrées d’histoire, peut-être aurez-vous envie de vous attarder au musée archéologique de Jérash qui renferme une importante collection d’objets de toutes sortes dénichés sur le site comme des bijoux, des pièces de monnaie, de la verrerie ou encore des billets de théâtre en terre cuite ! L’entrée est gratuite et le musée est ouvert de 8h30 à 17h en hiver et 18h en été.

Le temple de Zeus

Peut-être avez-vous visité le temple de Zeus peu de temps après votre arrivée dans Jérash puisqu’un escalier portant de la place ovale mène directement à son temenos, cette esplanade sacrée située devant le temple. Si ce n’est pas le cas, prenez à présent le temps d’admirer ce dernier temple qui fut construit en 162 après Jésus-Christ sur l’emplacement d’un sanctuaire plus antérieur. Si de nombreuses colonnes sont manquantes aujourd’hui, à l’origine, le temple en possédait une quinzaine de style corinthien. Il y avait également un promontoire, en fait un énorme rocher situé sur l’esplanade et qui était intégré dans le sanctuaire. Ca, c’était entre 100 et 80 avant notre ère. Puis sous le règne de l’empereur Hadrien, entre 69 et

Le théâtre sud

Si vous souhaitez avoir une vue d’ensemble sur Jérash, ville antique comme ville moderne, c’est au dernier rang des gradins du théâtre sud qu’il vous faut grimper. De là, le panorama est superbe et votre appareil photos vous le rendra bien ! Ce théâtre fut édifié sous le règne de Domitien, plus précisément entre 90 et 92 après Jésus-Christ et sa contenance est de 3000 personnes. Vous remarquerez que le premier niveau de la scène est en très bon état et c’est parce que celui-ci a été reconstruit. On peut d’ailleurs encore utiliser cette scène de nos jours, une scène à l’acoustique parfaite puisqu’un intervenant se plaçant au milieu de l’orchestre peut être entendu de n’importe où dans les gradins

L’église Saint-Genesius

Ce que l’on sait de cette petite église Saint-Genesius, c’est que son très beau sol de mosaïques date de 611 après Jésus-Christ, précisément trois années avant que les Perses n’envahissent la région.

Les trois églises

En continuant votre route depuis le temple d’Artémis, vous allez arriver à un croisement où se situent trois très belles églises byzantines sachant que l’on en a découvert une quinzaine à Jérash et que d’autres sont certainement encore sous terre. La plus impressionnante des trois est sûrement l’église Saint-Cosme et Saint-Damien – des frères jumeaux qui furent martyrisés au IVème sièlce – pour son superbe pavement de mosaïques datant de 533 après Jésus-Christ si l’on en croit une inscription gravée dans la pierre. On peut ainsi toujours voir Théodore, gardien des lieux, et sa femme, Georgia, qui prient tous deux les bras ouverts. Accolée directement à cette première, vous trouverez au centre l’église Saint Jean-Baptiste bâtie en 531 après Jésus-Christ

Le temple d’Artémis

Pour aller jusqu’au temple d’Artémis à partir de l’église de l’évêque Isaïe, deux solutions : la première est de suivre le petit sentier qui part du théâtre nord, la deuxième est carrément de redescendre sur le cardo et de suivre ensuite le propylée. Le temple se dresse au sommet d’une colline et si ses colonnes ne sont pas très grandes, elles sont tout de même impressionantes. Et il fallait au moins ça pour ce temple puisqu’Artémis, déesse de la chasse, fille de Zeus et soeur d’Apollon, n’était autre que la sainte patronne de Jérash. Aujourd’hui, seules onze colonnes sur douze se dressent encore là, tout autour de la chambre intérieure qui autrefois était recouverte de marbre et devait contenir une

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