Rien que pour son théâtre, Bosra vaut le détour. Car celui-ci a des proportions énormes – il pouvait contenir 12 000 spectateurs assis et quelques milliers d’autres debout, ce qui montre l’importance de cette ville à l’époque – et est particulièrement bien conservé. Il faut dire qu’une petite toilette lui a été nécessaire pour se montrer tel qu’il est aujourd’hui car au fil des centaines d’années, le théâtre s’était ensablé à force du vent qui trainait jusque là le sable du désert. L’édifice fut construit vers 150-200 après Jésus-Christ et il fait donc 102 mètres de large. Il va vous falloir observer plein de choses pour comprendre le fonctionnement de ce théâtre à l’accoustique rêvée : le mur de scène, sur lequel on découvre des niches richement ornementées qui servaient à placer des statues et autres colonnes en fonction des décors que nécessitaient la pièce jouée; les coulisses avec une pièce réservée aux aux acteurs et l’autre aux actrices; les gradins dans lesquels subsistent des colonnes qui nous montrent qu’il était autrefois possible de tendre un velum, c’est-à-dire une grande toile pour protéger la foule en cas de mauvais temps; les vomitoires, ces ingénieux couloirs d’entrée et de sortie qui permettaient d’évacuer la foule en deux temps trois mouvements.

Syrie
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