Le petit village de Provence verte porte le nom de Camps-la-Source seulement depuis 1936. Autrefois le village s’est appelé Val de Camps puis Camps les Brignoles. A l’origine, le bourg s’est constitué aux alentours de 1017, aggloméré autour de l’église Sainte-Marie. Très vite passé sous l’autorité de l’abbaye Saint-Victor de Marseille, Camps resta sous sa domination jusqu’au XVIIIème siècle et les heurts révolutionnaires. Comme de nombreux villages de cette partie de la Provence qu’on appelle aujourd’hui verte, Camps a la chance d’être irrigué par plusieurs sources et cours d’eau. L’environnement du bourg est incroyablement vert et boisé : térébinthes, chênes et autres pins se mélangent au romarin et au thym sauvage. Paul Cézanne a peut-être tiré son inspiration de ses origines maternelles à Camps, le calme d’une Provence reculée et pourtant accessible.
A voir : les façades renaissance et les fontaines du XIXème siècle ainsi que la fameuse source de camps qui jaillit dans un bassin au cœur du village.
L’église Sainte-Marie, plus ancienne que l’ensemble du bourg est coiffée d’un typique campanile en fer forgé. Datant du XIIème siècle, à l’écart du village la chapelle Saint Quinis peut-être un but de promenade. Un monastère se trouvait là entre les XVIIème et les XVIIIème siècles.
Autre lieu de culture : l’ancienne coopérative vinicole qui rappelle les outils et les gestes répétés ici pendant presque un siècle. Egalement dans le domaine du patrimoine technique et industriel, les usines à feutre rappelle que Camps-la-source fut un haut-lieu de la chapellerie au XIXème siècle.

Var
Un bel arrière-pays aux allures