Le temple de Banteay Srei, contrairement aux autres temples khmers, n’est pas l’oeuvre d’un roi mais celle d’un brahmane, Yajnavaraha, précepteur de Rajendravarman et puis de Jayavarman V (968-1001). En 967, il fit consacrer un sanctuaire dédié à Siva, dans des proportions qui sont à peu près de la moitié de celles des autres temples d’Angkor. Cela s’explique par le fait que seuls les souverains avaient le droit de faire édifier des temples monumentaux. Il est protégé par des douves suivies de murs d’enceinte construits en brique et latérite.
Les édifices sont construits avec du grès rose et leurs façades sont finement sculptées de motifs floraux et de scènes de la mythologie hindoue. Sur le gopura (porte d’entrée) à l’Est de la deuxième enceinte, se trouve une magnifique représentation du dieu dansant, Siva Nataraja. Un grand bassin précède le sanctuaire qui n’est plus accessible au visiteur du fait de sa petite taille peu propice à l’accueil d’autant de touristes qu’en compte le site. On peut cependant admirer les sculptures de lions qui encadrent les premières marches des escaliers axiaux. Ce temple est aussi devenu célèbre au début du 20e siècle par le vol d’un linteau de plus de 800 kilos par André Malraux. Depuis 1992, le site est classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO
Banteay Srei : Le joyau de grès rose d’Angkor
Parmi les temples majestueux d’Angkor, Banteay Srei occupe une place à part. Ce petit sanctuaire, édifié en 967 sous l’impulsion d’un brahmane érudit, Yajnavaraha, se distingue par sa finesse architecturale, ses proportions intimes et son matériau unique : le grès rose. Situé à une trentaine de kilomètres au nord-est d’Angkor, ce temple dédié à Shiva est un véritable chef-d’œuvre de l’art khmer, où chaque pierre semble raconter une histoire.
Un temple hors du commun
Contrairement aux temples imposants commandés par les souverains khmers, Banteay Srei fut construit par un simple brahmane, Yajnavaraha, qui jouissait d’une position influente en tant que précepteur de deux rois, Rajendravarman II et Jayavarman V. En raison des lois qui réservaient les temples monumentaux aux seuls rois, Banteay Srei adopte des dimensions modestes, ce qui lui confère un caractère intime et charmant.
Le nom du temple, qui signifie « Citadelle des femmes » ou « Citadelle de la beauté », est peut-être une allusion à la grâce et à la délicatesse de ses sculptures, réputées pour être parmi les plus raffinées de l’architecture khmère.
Une architecture et des sculptures d’une rare beauté
Banteay Srei est construit principalement en grès rose, un matériau qui offre une surface parfaite pour des sculptures minutieuses. Les murs, les linteaux et les frontons sont ornés de motifs floraux, de scènes tirées de la mythologie hindoue et de figures divines qui semblent prendre vie sous la lumière changeante du jour.
L’entrée principale du temple se fait par un gopura à l’Est, où l’on peut admirer une représentation magistrale de Shiva Nataraja, le dieu dansant, symbole de création et de destruction dans l’hindouisme. Le sanctuaire central, bien que fermé aux visiteurs en raison de sa taille restreinte, impressionne par ses sculptures et ses proportions parfaites.
Parmi les autres éléments remarquables, on trouve les lions sculptés qui gardent les escaliers axiaux, les devatas (divinités féminines) délicatement ciselées sur les murs, et les linteaux illustrant des épisodes mythologiques comme celui de Ravana soulevant le mont Kailasa. Ces détails artistiques témoignent d’une maîtrise technique et d’un sens esthétique exceptionnels.
Un temple chargé d’histoire
Le passé de Banteay Srei est marqué par des épisodes marquants. Au début du XXe siècle, le site devient tristement célèbre en raison du vol d’un linteau orné de plus de 800 kilos par l’écrivain André Malraux. Cet acte déclenche un scandale international qui contribue paradoxalement à attirer l’attention sur la richesse des temples d’Angkor et à initier des efforts de conservation.
Depuis 1992, Banteay Srei est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, ce qui garantit sa protection et sa préservation. Le temple reste cependant vulnérable face à l’afflux massif de visiteurs, ce qui a conduit à limiter l’accès à certaines parties du sanctuaire pour préserver ses sculptures délicates.
Une visite riche en découvertes
En arrivant à Banteay Srei, vous serez d’abord frappé par l’harmonie entre le temple et son environnement naturel. Le site est entouré de douves et de murs d’enceinte construits en brique et en latérite, créant un cadre paisible qui contraste avec l’effervescence des grands temples d’Angkor.
Un grand bassin précède l’entrée du temple, reflétant les silhouettes des bâtiments et ajoutant une dimension poétique au lieu. Bien que l’accès au sanctuaire central soit interdit, les visiteurs peuvent admirer chaque détail des sculptures depuis l’extérieur. Les guides locaux, passionnés et bien informés, enrichiront votre visite en expliquant les symboles et les récits qui animent les murs du temple.
Conseils pratiques pour une visite optimale
- Meilleur moment pour visiter : Préférez le matin tôt ou en fin d’après-midi pour éviter la chaleur et profiter de la lumière douce qui magnifie les sculptures.
- Durée de la visite : Comptez environ une heure pour explorer le site et apprécier ses détails.
- Transport : Banteay Srei est accessible en tuk-tuk ou en voiture depuis Siem Reap. Vous pouvez inclure cette visite dans un itinéraire d’une journée avec d’autres temples moins fréquentés des environs, comme Kbal Spean.
- Tenue respectueuse : Comme pour tous les sites sacrés, une tenue couvrant les épaules et les genoux est recommandée.
- Préservation : Pour protéger ce joyau, respectez les consignes sur place, notamment en évitant de toucher les sculptures.
Une expérience inoubliable
Banteay Srei est bien plus qu’un simple temple d’Angkor. Son architecture unique, son histoire fascinante et ses sculptures d’une finesse inégalée en font un incontournable pour quiconque s’intéresse à l’art khmer et à la culture cambodgienne. Ce sanctuaire, où chaque pierre semble vibrer d’une énergie ancienne, promet une expérience mémorable et profondément inspirante.
Sites tourisme et attractions Banteay Srei
Banteay Srei est un temple plat classé Patrimoine mondial de l’UNESCO, situé sur le site de la vieille ville d’Isvarapura, au nord-est d’Angkor. Il est bâti au Xe siècle dans de la latérite et du grès rose. Il possède une architecture khmère, sous forme d’une raquette. Il a tant de choses à présenter à ses visiteurs : les décorations, les sculptures, les joyaux de l’art khmer. Il est entouré des douves et de murs construits en laiterie et en briques. Ses édifices sont bâtis avec du grès rose. Il possède des façades sculptées de motifs de scènes de la mythologie hindoue et des motifs floraux. Les premières marches des escaliers axiaux sont ornées de sculptures de lions.
Réserver un hôtel Banteay Srei. Les conseils…
Plusieurs établissements hôteliers sont situés à quelques minutes du Temple Banteay Srei à Angkor. Ils sont suffisants pour héberger les voyageurs, les passionnés et les vacanciers. Pour tous les budgets, vous pouvez avoir une chambre dans l’un des hôtels de Banteay Srei. Vous pouvez trouver des hôtels à prix très réduits, accessibles à partir de moins de 10 euros la chambre pour une nuit. On peut citer comme exemple l’Hôtel Tara Angkor. Il existe aussi des hôtels à prix un peu plus cher avec des équipements confortables et une large gamme de services comme par exemple le Shining Angkor Hotel.
En savoir plus sur Banteay Srei avant de réserver votre hôtel
Le temple de Banteay Srei se trouve sur le site de la vieille ville d’Isvarapura à 20 km au nord-est d’Angkor. Cette cité a été construite au 5e siècle dans du grès rose et de la latérite, et probablement consacrée en 967 sous le règne de Jayavarman V et consacré à au Seigneur des Trois Mondes.
Banteay Srei est également connue étant la “Cité des Femmes. C’est un vestige historique, offert à Shiva. Il fut rénové par l’École française d’Extrême-Orient. Une ballade vers le temple fera découvrir des paysages forestiers inoubliables, avec des trajets à pieds ou pourquoi pas à dos d’éléphants.
