Angkor

Angkor

Ancienne capitale de l’Empire Khmer qui prospéra entre le IXe et le XVe siècle, Angkor est l’un des principaux sites archéologiques de l’Asie du Sud-Est et surtout l’un des plus fabuleux. S’étendant sur quelques 400 km2, recouverts en partie d’épaisses forêts, le parc archéologique d’Angkor recèle les admirables vestiges des différentes capitales de l’Empire khmer : Le célèbre temple d’Angkor Vat par exemple, seul monument à avoir été constamment entretenu par des moines bouddhistes Le temple du Bayon, orné d’innombrables sculptures ou encore la citadelle des Samrès, un des rares temples du site à être fortifié Mais lorsque la capitale fut délaissée en 1431 à cause des incessantes guerres contre les Thaïs, ce riche ensemble archéologique fut abandonné à son[…]

Terrasse du Roi Lépreux

Cette terrasse, ainsi que la terrasse dite des éléphants, a été construite au 12e siècle sous le règne de Jayavarman VII. Elle borde l’ancien palais royal à l’Est et domine la grande place centrale d’Angkor Thom. Elle doit son nom à une statue asexuée assise à la javanaise, les jambes repliées l’une sur l’autre, datant du 15e siècle et découverte sur le site. Elle est identifiée par certains comme la statue du roi Yasovarman qui serait mort de la lèpre. Elle semble pourtant être plutôt une représentation de Yama, le dieu hindouiste de la Mort ou l’un de ses assistants, du fait de sa main droite fermée qui devait tenir une arme et de ses crocs aux commissures des lèvres,

Angkor Thom

Édifiée vers 1200 par Jayavarman VII, Angkor Thom, « grande ville royale », abrite de nombreux monuments d’une grande beauté comme le Bayon dont l’enceinte est aussi celle de la ville. Le plan de la cité est carré, avec une porte à chaque point cardinal et une cinquième porte, celle des Victoires au nord-est, qui sont prolongées par des chaussées. Les cinq digues traversent une large douve de 100m, faites de latérites et appelées « Chaussées des géants ». Ces voies d’accès sont bordées de chaque côté par de hautes balustrades constituées de 54 géants portant dans leurs bras des nagas (serpents). Certains ont des visages terrifiants et d’autres des visages sereins. Encadrant l’entrée des chaussées, deux sculptures, des nagas

Ta Keo

Construit entre 980 et 1013 sous le règne de Jayavarman V, ce temple montagne posé sur une pyramide de plus de 20 m de haut est le premier d’Angkor à revenir à la construction entièrement en grès, après un siècle de construction en latérite. Son édification fut interrompue par l’accession au trône de Suryavarman I, rival de Jayavarman V, en 1001. C’est pourquoi les décorations sculptées ne sont pas achevées. Ce temple est typique des temples montagnes d’Angkor, il est élevé sur une pyramide à cinq niveaux, dont la base mesure 120m sur 105m. Au sommet, la terrasse carrée mesure 40m de côté et sert de plateforme à cinq tours élevées, représentant le mont Meru, le centre de l’univers pour

Ta Som

C’est un temple bouddhiste, érigé sous le règne de Jayavarman VII vers 1186 et dédié à la mémoire du père du souverain. Deux enceintes entourent le temple, la plus extérieure est un rempart d’environ 200m sur 240m, en latérite avec seulement deux gopura (portes d’entrées) ouvrant sur l’Est et sur l’Ouest. Ces entrées monumentales sont surmontées de tours portant quatre visages, chacun faisant face à un point cardinal. Au Nord et au Sud, ce sont seulement des fausses portes décorées. L’autre enceinte est une galerie de grès et de latérite, précédée d’une douve et accessible par deux terrasses en forme de croix, ornées de naga (serpents). Le sanctuaire est une tour, entourée aussi d’une petite enceinte de 20m par 30m.

Terrasse des éléphants

Cette terrasse, ainsi que la terrasse dite du roi lépreux, a été construite au 12e siècle sous le règne de Jayavarman VII. Elle borde l’ancien palais royal à l’Est et domine la grande place centrale d’Angkor Thom. Elle s’étend sur 15m de large et sur 300m de long et est haute de 3 à 5m environ suivant les tronçons. Elle est bordée d’une balustrade en forme de naga (serpent). Le roi Jayavarman VII pouvait, de ce promontoir, regarder défiler son armée victorieuse de retour de la guerre contre les Chams. Ce sont les éléphants largement représentés en sculpture et bas-reliefs sur les murs de grès qui lui ont donné son nom de « terrasse des éléphants ». On y accède

Temple d’Angkor Vat

Un temple mythique inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO Le temple d’Angkor Vat est le plus grand et le plus célèbre des temples du site archéologique d’Angkor, au Cambodge. Il est l’un des symboles majeurs du pays, figurant même sur le drapeau national cambodgien. Depuis 1992, Angkor Vat est inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, témoignant de son importance historique et architecturale. Un temple dédié à Vishnu et influencé par le bouddhisme La construction d’Angkor Vat a commencé au début du XIIe siècle, sous le règne du roi Suryavarman II (1113-1150). Le temple était initialement dédié à Vishnu, dieu de l’hindouisme, et son nom signifie “le temple de la cité royale”. À partir de 1181, sous le règne de Jayavarman

Preah Khan

Construit entre 1184 et 1191 sous le règne de Jayavarman VII, le Preah Khan est entouré d’une douve de 40m de large et prend place dans une enceinte de latérite qui mesure 800m sur 600m et porte des représentations de Garuda (oiseau mythique) enserrant des nagas (serpents). Des chaussées pavées, au soubassement sculpté de bas-reliefs, traversent les douves et sont bordées de rangées de sculptures du même motif, des Garuda enserrant des nagas. Ce temple ville pouvait accueillir jusqu’à 10 000 personnes d’après les estimations. À l’origine, il fut construit comme un monastère bouddhiste, puis transformé en temple de l’hindouisme sous Jayavarman VIII. L’inscription de fondation mentionne 102 tours sanctuaires, 485 constructions en pierre et 439 cellules au total. Le

Pré Rup

Après la destruction de Koh Ker lors de la guerre entre les souverains khmers Harshavarman et Rajendravarman II (944-968), ce dernier décida de ramener sa capitale à Angkor. Et en son centre, il fit ériger le temple montagne Pre Rup en 961, protégé par deux enceintes. L’entrée principale du complexe est à l’Est et se fait par un gopura monumental (porte d’entrée) aménageant trois passages dans l’enceinte extérieure. Divers édifices, des tours et des salles longues sont érigées entre les murs d’enceinte. Un autre gopura à trois ouvertures permet le passage du second mur d’enclos donnant accès au coeur de Pre Rup. Le temple se trouve au sommet d’une pyramide à trois étages construits en latérite rouge, et mesurant à

Phiméanakas

Construit en 978, le Phiméanakas, le « palais aérien », se situe au centre de la capitale conçue par Jayavarman V (968-1001) sur l’emplacement que recouvrira plus tard la cité d’Angkor Thom. Le temple est ceint d’un mur d’enceinte rectangulaire de 250m sur 600m. C’est la fameuse « tour d’or » que vit le moine explorateur chinois Tchéou Ta Kouan lors de son voyage au Cambodge à la fin du 13e siècle. Ce temple montagne est édifié au sommet d’une pyramide de trois niveaux faits de latérite, dont la base mesure 35m par 28m. La terrasse supérieure de 30m sur 23m, culmine à 12m de haut. Les escaliers orientés suivant les points cardinaux et qui mènent au sommet sont donc

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