La fondation de l’abbaye de Saint-Jean d’Angély remonte au début du IXe siècle, sous l’impulsion de Pépin, alors duc d’Aquitaine : son but était d’y entreposé une relique, la tête de saint Jean-Baptiste, rapportée d’Orient. Mais les Vikings, très actifs à cet époque, pillèrent à plusieurs reprise l’abbaye, et ce n’est qu’en 1010 que la tête est retouvée dans les débris : on décide la reconstruction de l’abbaye, qui n’aura de cesse de se développer, devenant l’une des plus puissantes de la France de l’ouest, ainsi qu’une étape importante vers Saint-Jacques de Compostelle. Cette prospérité est mise à mal durant la Guerre de Cent Ans, Anglais et Français se disputant la possession de la ville, puis durant les Guerres de Religion. L’abbaye, pillée et détruite, perdu sa précieuse relique dans les flammes : les pèlerins cessèrent de passer par Saint-Jean d’Angély. L’abbaye que l’on observe aujourd’hui est une nouvelle fois reconstruite au XVIIe, dans un style architectural classique. Abandonnée par ses moines bénédictins à la Révolution, elle servira de collège, de lycée, avant d’abriter désormais la bibliothèque, l’école de musique et un centre de culture européenne de « Saint-Jacques de Compostelle ». L’été, des visites guidées sont organisées par l’office du tourisme (renseignements : +33546320472).

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